Je sais en qui j’ai cru

Intro :

 

Habakuk 2 :3-4 : « Si même il faut attendre que vienne l’Éternel, attends-le patiemment, car il vient sûrement, il ne tardera pas. Si quelqu’un flanche, il n’est pas droit de cœur mais le juste vivra grâce à sa foi ».

C’est un verset qui nous parle de patience et de confiance dans la puissance, la bonté et la fidélité de Dieu.

Les grâces de Dieu peuvent se faire attendre mais elles sont sûres.

Nous, nous sommes souvent pressés et parfois la vue d’une bénédiction accordée à un frère ou une sœur excite notre désir (parfois même notre jalousie), mais le Seigneur a fixé un temps pour la manifestation de sa grâce, et Son heure est la meilleure : Il tiendra ses engagements, au temps qu’Il aura choisi.

Car Dieu n’est jamais en retard, mais il nous exerce parfois à la patience pour que nous reconnaissions et soyons les témoins de Sa fidélité.

Ce que Dieu nous demande dans nos épreuves, c’est de garder malgré tout une confiance inébranlable dans sa fidélité : « Si même il faut attendre que vienne l’Éternel, attends-le patiemment car il vient sûrement », et aucune de ses promesses ne nous trompera, car elles sont oui et amen en Jésus-Christ (voir 2 Corinthiens 1 :20) et « celui qui croit en Lui ne sera point confus » (Romains 9 :33).

 

1) Habakuk est un petit prophète que j’ai récemment redécouvert et c’est un modèle à bien des égards pour nous qui vivons dans des temps difficiles.

C’est un prophète qui vivait sa foi non pas en s’isolant du monde, mais au contraire en s’intéressant et en étant pleinement solidaire du monde qui l’entourait.

Quand on regarde sa conduite : il était préoccupé par la corruption et l’injustice sociale de la société dans laquelle il vivait. Il ne s’accommodait pas simplement d’une espérance de justice dans un au-delà futur, mais faisait librement connaître à Dieu ce qui pesait à son cœur, ce qu’il ne comprenait pas et ce qui lui paraissait inacceptable. Il demandait au Seigneur ce qu’Il attendait pour intervenir, mais (contrairement au prophète Jérémie par exemple) demeurait toutefois toujours dans une attitude de confiance et de soumission à la volonté de Dieu.

La réponse de Dieu à ses questions est un peu surprenante puisqu’Il va lui annoncer la venue d’un règne de terreur et d’injustice pire encore (la conquête d’Israël par les Chaldéens). Habakuk revient alors à la charge en disant au Seigneur combien cette manière d’agir de Dieu lui paraît contraire à sa foi, mais malgré cela, il persévère dans la confiance, parce qu’il connaît son Dieu et qu’Il a confiance en Lui.

Remarquez que dans sa réponse, Dieu ne justifie pas son choix d’agir de cette façon envers le peuple d’Israël, mais il révèle à son prophète le but de son plan et l’assure qu’en son temps, Dieu interviendra. C’est ce qui permet à Habakuk de persévérer dans l’espérance et la foi, et de se réjouir malgré les temps difficiles qu’il est train de vivre et les nuages encore plus sombres qui s’annoncent :

Habakuk 3/16-19 : « J’ai entendu cette nouvelle : j’en suis tout bouleversé. Mes lèvres balbutient et mes os se dissolvent, je reste là, tremblant. Puisque je dois attendre tranquille, j’attendrai le jour de la détresse, où l’ennemi qui doit nous assaillir attaquera le peuple.

Car le figuier ne bourgeonnera plus, et il n’y aura plus de raisins dans les vignes, le fruit de l’olivier trompera les espoirs, les champs ne produiront plus de pain à manger. Les moutons et les chèvres disparaîtront de leurs enclos, les bœufs de leurs étables.

Mais moi, c’est à cause de l’Éternel que je veux me réjouir, j’exulterai de joie à cause du Dieu de mon salut, L’Éternel, le Seigneur, c’est lui ma force : il rend mes pieds pareils à ceux des biches, il me fait cheminer sur les lieux élevés ».

=> Nous vivons aujourd’hui comme Habakuk dans un temps où des temps encore plus sombres sont encore à venir, mais Dieu tient toutes choses dans Sa main, Il nous garde et nous conduit, et nous pouvons en tout temps compter sur Dieu au milieu de la tempête, et même nous réjouir au milieu d’elle !

Psaumes 23 :4 : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ».

 

2) Il est bon d’avoir cet exemple car le diable nous tend un piège lorsque nous vivons des temps de difficultés et de détresse qui vise à pervertir notre vision de Dieu. Dieu nous a fait à son image, mais comme nous sommes imparfaits, nous nous faisons parfois un dieu à notre image… Le but de l’ennemi de notre âme est ainsi de faire chanceler notre foi et douter de la puissance et de l’amour de Dieu pour nous.

  1. a) Job est tombé dans ce piège :

 Lorsqu’il était écrasé par les épreuves qui lui tombaient dessus les unes après les autres, Job avait perdu de vue que Dieu était pour lui un Père aimant qui désirait le sauver et le bénir. Il avait au contraire l’impression que Dieu était son ennemi et qu’il observait chacun de ses faux pas du haut du ciel pour pouvoir l’accuser et le condamner.

Job 14 :16-17 : « Mais aujourd’hui tu comptes mes pas, tu as l’œil sur mes péchés ; Mes transgressions sont scellées en un faisceau, et tu imagines des iniquités à ma charge ».

C’était l’impression de Job, mais ce n’était pas la vérité.

La vérité, c’est que Dieu était tellement rempli d’amour pour Job qu’Il se vantait de lui devant les anges du ciel et devant Satan qui l’accusait.

Quand nous sommes au milieu des épreuves et des difficultés, nous avons tendance à oublier ce que Dieu Lui-même a dit à propos de Sa propre nature, qu’Il décrit à Moïse de cette façon :

Exode 34 :6 : « L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent ».

Croyons-le donc simplement, afin d’avoir la paix et de l’assurance dans notre âme, car la vérité, c’est que Dieu est bon. Il est patient avec nous, plein de grâce et de miséricorde, pourvu que nous désirions sincèrement rejeter le péché et marcher dans la vie nouvelle qu’Il donne à tous ceux qui la lui demande :

Psaumes 145 :9 : « L’Éternel est bon envers tous, et ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres »

Psaumes 86 :5 : « Car tu es bon, Seigneur, tu pardonnes, Tu es plein d’amour pour tous ceux qui t’invoquent ».

Psaumes 145 :8 : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté »

Prenons donc garde à l’image de Dieu que nous avons dans notre cœur lorsque nous venons dans Sa présence, et soyons pleinement convaincu qu’Il nous aime et est réellement tout ce que Lui-même dit qu’Il est !

 

  1. b) Israël est tombé dans ce piège :

 Quand on regarde l’histoire du peuple d’Israël, que ce soit alors qu’ils étaient dans le désert ou même arrivés devant le pays promis, la plupart des membres du peuple n’a jamais été convaincu que Dieu prendrait soin d’eux et pourvoirait à tous leurs besoins. Et ce, malgré les nombreuses promesses qu’Il leur avait faite par Sa Parole.

Plutôt que de faire confiance à Dieu, ils étaient rebelles et contredisant à la moindre nouvelle difficulté et disaient ouvertement : « Dieu n’a pas été bon pour nous. Tout va mal et nos prières n’ont pas été exaucées ».

C’était leur impression parce qu’ils étaient dans l’épreuve, mais ce n’était pas la réalité. Voici ce que nous rapporte l’Écriture :

Néhémie 9 :21 : « Pendant quarante ans, tu pourvus à leur entretien dans le désert, et ils ne manquèrent de rien, leurs vêtements ne s’usèrent point, et leurs pieds ne s’enflèrent point. »

Sans parler de la manne qu’ils ramassaient et mangeaient tous les jours, et du rocher qui les suivait pour les désaltérer (voir 1 Corinthiens 10 :4) Même si les épreuves ne les épargnaient pas, Dieu prenait soin d’eux, mais ils ne s’en rendaient même plus compte parce qu’ils se concentraient sur leurs difficultés présentes.

 

c) Qu’en est-il de nous ?

 Est-ce que parfois nous ne sommes pas nous aussi tentés d’accuser Dieu d’avoir tout pouvoir et toute autorité pour nous donner ce dont nous avons besoin, mais de nous le refuser ?

Mais ce n’est pas la vérité.

Qu’est-ce donc que la vérité ? Jésus dira : « Ta parole est la vérité » (Jean 17 :17) et, en tant que Parole faite chair (voir Jean 1 :14), Jésus est la vérité :

Jean 14 :6 : « Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie ».

Jean 14 :1 : « Croyez en Dieu, et croyez en moi ».

 

3) Quelle solution, alors, pour que notre foi grandisse et ne chancelle pas ?

Romains 10 :17 : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. »

=> Nous devons nous fonder sur la Parole de Dieu. La lire, la méditer, et la vivre, en demandant au Seigneur de la rendre vivante dans notre cœur, par le Saint-Esprit qu’Il donne à tous ceux qui le Lui demande (voir Luc 11 :13). Car Il a dit « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 :4).

Sachant aussi que Dieu est un Dieu de grâce qui a toujours donné un chemin à ceux qui se confient fidèlement en lui, et qui, quand ces mêmes israélites rebelles et contredisant en ont appelé à Dieu, n’a cessé de venir pour répondre à leurs cris.

lors, nous aurons suffisamment de foi, de sagesse et de connaissance pour Lui faire confiance au travers de nos épreuves.

La parole vivante vient du Dieu vivant. Alors, comme Jésus Lui-même, nous pourrons vaincre le diable en lui répondant « Il est écrit » (voir Matthieu 4 :1-11).

Nous avons simplement besoin de croire ce que Dieu a dit.

Nous avons déjà lu un certain nombre de versets, mais nous pouvons en citer d’autres sur lesquels nous pouvons nous appuyer :

1 Pierre 5 :7 : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous »

Psaumes 55 :22 : « Remets ton sort à l’Éternel, et il te soutiendra, Il ne laissera jamais chanceler le juste ».

Psaumes 28 :6-7 : « Béni soit l’Éternel ! Car il exauce la voix de mes supplications. L’Éternel est ma force et mon bouclier ; en lui mon cœur se confie, et je suis secouru »

Proverbes 29 :27 : « Celui qui se confie en l’Éternel est protégé ».

Psaumes 145 :18-20 : « L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité ; Il accomplit les désirs de ceux qui le craignent, Il entend leur cri et il les sauve. L’Éternel garde tous ceux qui l’aiment ».

Psaumes 86 :5,7 : « Car tu es bon, Seigneur, tu pardonnes, Tu es plein d’amour pour tous ceux qui t’invoquent… Je t’invoque au jour de ma détresse, car tu m’exauces ».

Psaumes 125 :1 : « Ceux qui se confient en l’Éternel sont comme la montagne de Sion : elle ne chancelle point, Elle est affermie pour toujours »

Psaumes 27 : 1,3,8,13,14 : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : De qui aurais-je crainte ? L’Éternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ?

Si une armée se campait contre moi, Mon cœur n’aurait aucune crainte ; Si une guerre s’élevait contre moi, Je serais malgré cela plein de confiance.

Mon cœur dit de ta part : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Éternel !

Oh ! si je n’étais pas sûr de voir la bonté de l’Éternel Sur la terre des vivants !…

Espère en l’Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse ! Espère en l’Éternel ! »

Matthieu 28 :18 : « Jésus, […] leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre »

 

CONCLUSION :

Sommes-nous indignes de l’amour et de la grâce de Dieu : oui, certainement, mais y a-t-il dans l’Évangile un seul cas où nous voyions le Seigneur repousser aucun de ceux qui viennent à lui ?

Les pharisiens disaient de Jésus : « Cet homme reçoit les pécheurs »

Il n’en repousse aucun.

Lui-même a dit : « Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi » (Jean 6 :37)

La Bible dit que même si le chemin est glissant et que nos pieds sont faibles, « Il gardera les pieds de ses bien-aimés » (1 Samuel 2/9).

=> « Demeurons donc fermes dans la foi que nous professons » (Hébreux 4 :14).

Car en tant que peuple de Dieu, nous sommes confrontés à une importante question en ces derniers jours : croyons-nous toujours que le Seigneur est capable d’agir et de nous faire tout surmonter alors que les fondations même du monde sont ébranlées et que l’Ennemi rugit comme un lion enragé en semant partout la confusion, la violence et l’incertitude ?

Dans ces temps troublés, il nous appartient de nous confier dans le Seigneur et de fixer notre confiance en Lui et en Sa Parole, afin de tenir ferme et de profiter du repos qu’Il nous promet, en nous réjouissant de Sa bonté !

Car ce que Dieu désire avant tout de nous, c’est une confiance totale. Sa Parole est claire : ce qui plaît à Dieu, c’est uniquement notre foi : “Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent” (Hébreux 11 :6).

Le Seigneur a demandé à deux hommes aveugles qui L’ont supplié d’avoir pitié et de les guérir : “croyez-vous que je puisse faire cela ?” (Matthieu 9 :28). Ce n’est que quand ils ont répondu par l’affirmative qu’ils ont été délivrés et que leurs yeux se sont ouverts (voir le verset 29).

=> Hébreux 10 :35 : « N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération ».

Que nous puissions affirmer avec Paul :

2 Timothée 1 :12 : « Je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là. »