Message 24-07-2018 – Ambassadeurs de Christ

 

Lect : Exode 33 (contexte = histoire du veau d’or au chap. 32)

 

  1. I) Le peuple d’Israël ne pouvait pas s’approcher de Dieu à cause de son péché et de sa rébellion. C’est Moïse qui devait faire l’intermédiaire entre Dieu et eux, car leurs péchés les séparaient de Dieu.

En cela, Moïse était un type de Christ :

1 Tim 2 :5 : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme »

 

Mais en faisant l’intermédiaire, Moïse révélait et représentait aussi Dieu auprès du peuple, faisant ainsi fonction d’ambassadeur de Dieu au milieu d’un peuple rebelle et contredisant.

 

A ce titre, Moïse apparaît encore comme un type de Christ, qui est venu présenter et représenter Dieu au milieu des hommes perdus :

Matthieu 11 :27 : « personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ».

 

Mais aussi comme un type de l’Eglise, de tous ceux qui appartiennent à Dieu sur cette Terre, car nous sommes nous aussi appelés à être des ambassadeurs de Dieu :

2 Co 5 :20 : « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ »

 

Nous avons donc la responsabilité de représenter Dieu sur la terre, et pour cela, nous ne pouvons pas compter sur nos propres forces et qualités car nous sommes des hommes imparfaits.

2 Co 4 :7 : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. »).

 

Mais il y a toutefois des qualités que Dieu demande à ses ambassadeurs : pour être des ambassadeurs de Christ dans ce monde rebelle et coupable, nous avons besoin d’être transformé, comme Moïse l’avait été.

 

I-1) Transformés dans notre caractère :  

Moïse l’a été à tel point qu’il est écrit de lui qu’il était « le plus doux et le plus patient des hommes »

Nombres 12 :3 : « Or, Moïse était un homme fort patient (ou « doux » selon Darby, ou « humble » selon la Colombe : le mot hébreu utilisé à ces 3 sens), plus qu’aucun homme sur la face de la terre. »

 

C’est un des fruits de l’Esprit qui doit caractériser les chrétiens, qui est produit en nous par le Saint-Esprit lorsque nous vivons en contact avec Dieu.

C’est un fruit important car Jésus lui-même aura soin de décrire son caractère de cette façon en disant « Je suis doux et humble de cœur » (Matthieu 11 :29).

Paul insistera aussi sur la patience de Dieu (2Thess 3 :5, 1Tim 6 :11, 2Tim 2 :24-25…), et Pierre demandait aux chrétiens de toute l’Asie mineure à qui il s’adresse d’avoir « la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pierre 3 :4).

 

I-2) Transformés dans notre cœur :

Par un cœur pur qui désire s’éloigner du péché.

Psaumes 51 :10 : « O Dieu ! Crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé ».

Matthieu 5 :8 : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! »

 

L’œuvre du Saint-Esprit est de nous rendre saint, et si nous nous y opposons en tolérant un péché, il ne peut rester en nous, « Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. […] Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8 :8-9).

 

1 Thessaloniciens 4 :3 : « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification »

1 Pierre 1 :16 : « Selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint. »

 

 

 

I-3) Transformés dans nos aspirations :

Si l’Esprit de Dieu habite en nous, nos aspirations tendront à être conformes à celles de Dieu « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2 :4).

 

Moïse intercédait constamment pour le peuple au milieu duquel il vivait, même si celui-ci était rebelle et pécheur. Si notre désir n’est pas de voir les hommes et les femmes de notre génération sauvés, alors notre cœur est encore éloigné de celui de Dieu…

Romains 12 :2 : « soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ».

 

 

  1. II) Après s’être laissé ainsi transformé, Moïse va adresser 4 requêtes à Dieu, que nous devrions faire nôtres également pour être des ambassadeurs de Christ et des « bons dispensateurs des diverses grâces que Dieu nous a donné » (1Pierre 4 :10) :

 

II-1) v.13 : « Maintenant, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies ; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. »

 

Moïse désirait être conduit par Dieu. Jésus est le bon Berger et nous sommes ses brebis, et nous devons nous aussi nous laisser conduire par Lui.

Si nous demandons à Dieu de conduire notre vie, de diriger nos choix, Il le fera… mais il faut le Lui demander ! « Fait moi connaître tes voies »

Comment Dieu nous conduit-il ?

®        Par Sa Parole avant tout, quand nous prenons du temps pour la lire et la méditer

Par la parole de son serviteur ou d’un frère ou d’une sœur souvent,

Par des prophéties, des visions parfois,

Par Son Esprit qui agit sur notre conscience (sa paix ou au contraire un sentiment de mal-être)

Mais aussi simplement par notre expérience et notre connaissance de Dieu (Hébreux 5 :14 : « pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal »).

 

Et lorsque la direction de Dieu nous est ainsi révélée, nous apprenons, comme Moïse, à mieux Le connaître (« alors je te connaîtrai »).

Osée 6 :3 : « Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre. »

 

Quand on cherche à connaître Dieu et Sa direction pour nos vies, Il nous bénit et nous « trouverons encore grâce à ses yeux », parce que nous marchons dans Ses voies, en pratiquant les œuvres bonnes que Dieu a préparé d’avance pour nous (voir Ephésiens 2 :10).

 

 

II-2) v.15 : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous »

 

Moïse voulait absolument marcher avec Dieu, et c’est ce à quoi nous sommes aussi appelés.

Cf Michée 6 :8 « On t‘a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Eternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. »

 

Si nous marchons avec Dieu, alors

  • Nous ne nous fatiguerons pas : « nos forces se renouvellent pendant la marche » (voir Ps 84 :7)
  • Nous avons le repos de Dieu (14: « Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. »)
  • Nous sommes protégés de tout mal et de tout danger: cf. Dieu qui marchait avec son peuple dans le désert : il était une colonne de nuée et de feu entre les ennemis d’Israël et son peuple.

Romains 8 :31 :« Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous »

 

 

II-3) v.16 : « quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre »

 

Quand on marche avec Dieu, on est différents du monde. Le chrétien est sanctifié = « mis à part » pour Dieu = différent.

« Personne ne peut servir 2 maîtres », Dieu et le monde ne s’accordent pas, et « les désirs de la chair sont contraires à ceux de l’Esprit »

 

Et en étant différents du monde, nous rendrons un bon témoignage qui convainc le monde :

Matt 5 :16 : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

 

 

II-4) v.18 : « Moïse dit : Permets-moi de contempler ta gloire ! »

 

Moïse désirait voir la gloire de Dieu, et lorsqu’il l’a vu, cela a transformé sa vie comme pour Pierre, Jacques et Jean des années après sur la montagne de la transfiguration.

 

Et à cause de cette demande, Dieu a répondu à Moïse par une double promesse :

v.19 : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté » : la gloire de Dieu réside dans Sa bonté, car Dieu est bon.

Ps 107 :8 : « Qu’ils louent l’Eternel pour sa bonté ! »

 

Et cela doit être vrai pour nous aussi :

Prov 19 :22 : « Ce qui fait le charme d’un homme, c’est sa bonté ».

 

  • 22: « Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main »

C’est dans le creux du rocher que Moïse a eu sa vision, et il en est de même pour nous : ce n’est que dans le rocher des siècles, Christ qui a été brisé pour nous, que nous pouvons contempler et vivre la bonté de Dieu, et que Dieu nous garde dans sa main.

Jean 10/27-29 : « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. »

 

 

Þ Conclusion :

Soyons des bons ambassadeurs de Dieu, nous laissant conduire par Lui, le Bon Berger, et transformés pour être rendus différents du monde, revêtus de bonté, de douceur, d’humilité et de patience, marchant dans la sanctification et la séparation d’avec le péché et les œuvres de la chair, et désirant ardemment refléter Sa personne pour rendre un bon témoignage aux hommes perdus et rebelles qui nous entourent, en marchant avec Christ, conduits et protégés dans la main de Dieu.