Marcher selon la volonté de Dieu

03/04/2018

 

Introduction :

 

Esaïe 30/21 : « Et tes oreilles entendront la parole de celui qui sera derrière toi, disant ; c’est ici le chemin, marchez-y »

Psaume 119/9 : « Comment le jeune homme [en fait, tout homme ou femme] rendra-t-il pour son sentier ? E se dirigeant d’après ta parole »

 

1) Quel est donc ce chemin qui nous est révélé par la Parole de Dieu, sur lequel Dieu attend que nous marchions ?

 

1-1) Jésus nous l’indique dans

Matthieu 6 :33 : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

 

Mais qu’est-ce que le Royaume de Dieu ?

C’est là où Dieu règne. Chercher premièrement le royaume de Dieu, c’est donc chercher d’abord à faire la volonté de Dieu en toute justice. C’est chercher à marcher dans la justice et la sainteté, et à pratiquer les bonnes œuvres que Dieu a préparé d’avance pour nos vies.

 

2 Timothée 2 :19 : « Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité ».

 

Jésus confirmera cette parole en commençant de la même manière le Notre Père : « Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel ».

 

Et cet enseignement fondamental de Jésus se retrouve dès le tout premier verset de la Bible : comment s’ouvre-t-elle ? « Au commencement Dieu ».

 

Qu’il en soit ainsi dans nos vies.

 

Cherchons de tout notre cœur, premièrement et avant tout à accomplir la volonté de Dieu en toute justice.

Proverbes 23 :26 : « Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent dans mes voies ».

 

1-2) Mais qu’est-ce que la volonté de Dieu ?

Il y a de nombreux buts divins pour nos vies, mais au sommet de la liste se trouve celui-ci, qui concerne tous les chrétiens :

Luc 4 :18-19 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur ».

 

Pourquoi le Saint-Esprit a-t-il été donné et pourquoi demeurait-Il en Jésus avec puissance ?

Parce qu’il faisait toujours ce qui est agréable à Dieu (voir Jean 8/29) et Son but était d’apporter une bonne nouvelle aux pauvres qui avaient peu d’espoir sur cette Terre, de proclamer la liberté spirituelle à ceux qui étaient liés par le péché et les esprits mauvais, d’apporter la guérison à ceux qui ont été blessés sur le chemin de la vie et d’ouvrir les yeux des hommes et des femmes de ce monde sur les réalités spirituelles qui le dirigent.

 

2 Corinthiens 4 :18 : « parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »

 

Ephésiens 6 :12 : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes ».

 

Voilà pourquoi le Saint-Esprit a rendu Christ puissant – pour aider les pécheurs, les gens dans le besoin, pour qu’ils puissent retrouver le chemin qui mène à Dieu.

Remarquez qu’Il n’a pas été donné pour que nous, chrétiens, nous puissions avoir des réunions excitantes et des moments d’extases spirituelles, aussi merveilleux que cela puisse-être.

Le Saint-Esprit a d’abord été envoyé pour que le peuple de Dieu puisse atteindre le monde avec l’évangile de Christ.

 

Actes 1 :8 : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

Si nous perdons de vue que le cœur de Dieu est rempli d’amour pour ce monde perdu (y compris pour cette ville et ce quartier) il y a peu de chances que nous expérimentions la puissance du Saint-Esprit, puisque nous ne serons pas sur la même longueur d’onde que le Seigneur…

 

 

1-3) Comment devons-nous faire la volonté de Dieu ? Avec patience et persévérance :

Prenons l’exemple de la parabole du semeur :

 

Luc 8 :11-15 : « Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.

Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. »

 

Dans d’autres versions, le mot « persévérance » est traduit par « patience » ou « constance ». Le mot grec utilisé pour « persévérance » est υπομονη, qui signifie justement « persévérance, patience, fermeté, constance ».

 

Dieu n’est pas un Dieu pressé, mais Il veut d’abord produire en nous un cœur pur et honnête, afin que nous marchions en toute bonne conscience et justice de cœur. Ensuite, Il pourra nous utiliser pour faire Sa volonté, comme il l’a fait pour Esaïe :

 

Esaïe 6/5-8 : « Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées.Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.

Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié. J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi ».

 

Et nous devons nous y attacher, même si nous ne voyons pas de fruits immédiats à notre travail.

1 Corinthiens 15 :58 : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur ».

 

Jésus lui-même était persévérant et patient : Il ne se laissait pas distraire ni détourner de son objectif et toute sa vie a été consacrée à faire les œuvres du Père, en toutes circonstances, malgré parfois la fatigue ou les menaces (voir Luc 13 :31 : « quelques pharisiens vinrent lui dire : Va-t’en, pars d’ici, car Hérode veut te tuer. Il leur répondit : Allez, et dites à ce renard : voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour j’aurai fini. Mais il faut que je marche aujourd’hui, demain, et le jour suivant »)

 

 

=> puissions-nous suivre le modèle de Paul qui pouvait dire : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2 :20).

 

Jean-Baptiste disait : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue » (Jean 3/30).

 

 

2) Et si nous appliquons nos cœurs à agir ainsi avec persévérance, alors :

 

2-1) Jésus nous a promis que « toutes ces choses vous serons données par-dessus » :

 

Le nécessaire pour notre vie quotidienne nous sera donné par le Seigneur lui-même, sans que nous ayons à nous en inquiéter.

C’est une promesse ! Nourriture, vêtement, logement et tout ce qui est utile, Dieu se charge de nous les donner, si nous le cherchons avant toutes choses à faire Sa volonté.

Si nous nous occupons de Ses affaires, Il s’occupera des nôtres.

 

2-2) Mais au-delà de cela, la Bible dit clairement que nous verrons concrètement des bénédictions dans notre vie sur cette terre, et qu’Il nous gardera dans Sa main jusqu’au terme de notre voyage ici-bas :

 

Dans l’Apocalypse, Christ se décrit Lui-même comme étant : « celui qui ouvre et ferme les portes » (voir Apocalypse 3 :7). Et Il se décrit ainsi aux chrétiens de l’ancienne Philadelphie, qui a été complimentée pour avoir « gardé la parole de la persévérance en Lui » et n’avoir jamais renié Son nom ou abandonné la foi en Son amour et en Sa puissance, même au milieu des épreuves les plus dures.

Ces croyants, dont Jésus dit qu’ils n’avaient que peu de force, ont continué à avoir confiance, attendant patiemment le temps de la délivrance et de la bénédiction de Dieu. C’est Lui qui tient la clé de toutes les portes fermées – et Lui seul place devant nous des portes ouvertes.

Voilà ce que le Seigneur leur a promis, et c’est une promesse pour nous également : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (3 :10).

Et il y a en effet une tentation d’incrédulité et d’impatience envers Dieu qui est à l’œuvre actuellement dans les églises du monde entier. Mais Dieu connaît le bon moment pour ouvrir les portes. Alors, n’abandonnons jamais. Ne doutons jamais de Sa Parole, et retenons fermement Ses promesses, car Dieu Lui-même a dit en parlant de Jésus-Christ :

1 Pierre 2 :6 : « Car il est dit dans l’Écriture : voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ».

 

L’un des grands défit de notre temps, c’est de garder la foi dans l’amour et la puissance de Dieu pour nous.

 

Psaumes 31 :19-20 : « Oh ! combien est grande ta bonté, que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent, que tu témoignes à ceux qui cherchent en toi leur refuge, à la vue des fils de l’homme ! Tu les protèges sous l’abri de ta face contre ceux qui les persécutent, Tu les protèges dans ta tente contre les langues qui les attaquent ».

 

Car les bontés et les bénédictions de Dieu ne sont pas mises de côté en prévision “d’un jour” dans le ciel : elles sont pour Son peuple maintenant, dans nos épreuves actuelles. David, l’homme selon le cœur de Dieu pouvait d’ailleurs s’écrier :

Psaumes 27 :13 : « Oh ! si je n’étais pas sûr de voir la bonté de l’Eternel sur la terre des vivants ! »

La version Semeur dit : « que deviendrais-je si je n’avais pas l’assurance de voir l’amour de l’Éternel au pays des vivants ? »

 

 

2-3) Dieu dit aussi qu’au milieu de la tempête, Il sera un refuge pour ceux qui se confient en Lui :

 

Exode 8 :23 : « Je mettrai de la différence entre ton peuple et mon peuple. Demain ce prodige se fera. »

 

Dans le contexte de ce verset, Pharaons avait un peuple et le Seigneur avait aussi un peuple.

Ces deux peuples vivaient côte à côte et partageaient les mêmes circonstances, mais il y avait pourtant entre eux une différence que le Seigneur a su démontrer.

De la même manière aujourd’hui, au travers des mêmes événements qui frappent notre monde, on voit une distinction s’établir entre le peuple de Dieu et les enfants de ce monde. Car pendant les temps de jugement, en Christ, nos foyers sont préservés des maux qui attaquent et tourmentent les gens de notre temps : nous sommes gardés de la souillure de la chair, de la corruption et de la fausseté dans laquelle ils se précipitent pour échapper à leur quotidien ; nous sommes préservés du rongement des soucis, et du tourment de la haine qui désole tant de familles.

Nous pouvons vivre beaucoup d’afflictions, mais nous sommes gardés de maux bien pires encore qui infestent les foyers et les cœurs des esclaves du Prince de ce monde.

 

Le Seigneur a mis une différence entre nous et eux.

Veillons à la conserver dans notre esprit, dans nos aspirations, dans notre caractère et dans nos relations.

 

 

2-4) Et nous pourrons alors être « toujours joyeux »

 

Paul a écrit : « Soyez toujours joyeux » (1 Thessaloniciens 5 :16)

 

Pierre aussi a écrit : « Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pierre 1 :8).

 

Est-ce qu’une « joie ineffable et glorieuse » nous décrit et décrit notre église ?

Ce devrait être le cas…

 

Paul a écrit aux Romains que faire la volonté de Dieu a pour résultat la “justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit” (voir Romains 14 :17).

 

La joie devrait ainsi caractériser tous ceux qui sont remplis du Saint-Esprit (même si nous pouvons être momentanément abattus par les épreuves, ce sont 2 choses différentes)

 

Jésus lui-même était un “homme de douleur et habitué à la souffrance”, “méprisé et abandonné des hommes” (voir Esaïe 53 :3), mais il est dit de Lui :

Hébreux 1 :9 : “Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes collègues”.

 

Pierre écrira : « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire » (1 Pierre 4/12-13).

 

Et David dira : Psaumes 33 :20-21 : « [L’Éternel] est notre secours et notre bouclier. Car notre cœur met en lui sa joie, car nous avons confiance en son saint nom ».

 

 

Conclusion :

 

Laissons Christ régner en nous pour faire la volonté de Dieu en toute justice, avec patience et persévérance, en aimant les perdus et en cherchant à les amener à Christ.

Alors Dieu a promis de s’occuper de nos affaires et de pourvoir à nos besoins, de nous garder de la souillure de ce monde jusqu’au jour où nous hériterons du salut avec Lui dans le Ciel, et de nous donner Sa joie même au milieu de nos épreuves.