Etude biblique 14/10/18

« Ce que Dieu veut… »

 

 

 

Introduction :

 

Nous sommes appelés, en tant que serviteurs et disciples de Jésus-Christ, à faire la volonté de Dieu.

C’est le modèle de Jésus-Christ lorsqu’Il est venu sur la terre pour nous révéler le Père et supporter à notre place la condamnation que nous méritions :

Hébreux 10 :7 : « Alors j’ai dit : Voici, je viens, dans le rouleau du livre il est question de moi, pour faire, ô Dieu, ta volonté ».

 

C’est ce que Paul demande aux Colossiens :

 

Colossiens 4 :12 : « Epaphras, qui est des vôtres, vous salue : serviteur de Jésus-Christ, il ne cesse de combattre pour vous dans ses prières, afin que, parfaits et pleinement persuadés, vous persistiez dans une entière soumission à la volonté de Dieu ».

 

Et c’est une des conditions pour obtenir ce que Dieu nous a promis dans Sa Parole :

 

Hébreux 10 :36 : « Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis ».

 

Alors, j’ai recherché, en me limitant au Nouveau Testament, les versets qui mentionnent des choses que Dieu nous demande explicitement de faire concrètement :

 

 

1) La 1ère chose est de prier et de remercier Dieu :

1 Timothée 2 :1 : « J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps, et pour lequel j’ai été établi prédicateur et apôtre, -je dis la vérité, je ne mens pas, -chargé d’instruire les païens dans la foi et la vérité.  Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées ».

 

1 Thessaloniciens 5 :18 : « Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ ».

 

Philippiens 4 :6 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces ».

 

1Thess 5 :17 : « Priez sans cesse ».

 

Éphésiens 6 :18 : « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance ».

C’est vrai que c’est Paul qui parle et non Jésus, mais comme il le rappelle lui-même, il donne ainsi un commandement de la part de Dieu en tant que prédicateur et apôtre établi par Dieu pour nous enseigner.

 

Par ailleurs, on voit dans les évangiles que toute la vie de Jésus a été rythmée par les prières et les supplications, avec des actions de grâce. Et nous sommes appelés à être des imitateurs de Christ.

C’est d’ailleurs une des rares choses que les disciples ont explicitement demandé au Seigneur : ils ont pourtant vu le Seigneur enseigner et faire de grands miracles, mais ce qui les a marqués, ce qui leur a fait prendre conscience qu’il leur manquait quelque chose et qu’ils avaient besoin de progresser en la matière parce que c’est la base de tout, c’est en voyant l’exemple de Jésus dans la prière. Ils n’ont pas demandé au Seigneur : dis-nous comment enseigner ou permet-nous de faire des miracles, mais ils Lui ont demandé : « enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples » (Luc 11 :1)

 

Matthieu 6 :9 : « Voici donc comment vous devez prier… »

 

 

2) La 2ème chose que nous devons faire, c’est de pardonner comme nous-même avons été pardonnés :

 

Matthieu 5/23-24 : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande ».

 

Matthieu 6 :14-1 : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ».

 

=> Ce sont les 2 choses de base que le Seigneur nous demande « avant toutes choses » car c’est de notre communion avec le Seigneur que découlera notre amour envers les autres, si le manque de pardon ne vient pas y faire obstacle.

 

On le voit d’ailleurs illustré lors de l’appel des 12 par Jésus :

 

Marc 3 :13-15 : « Il monta ensuite sur la montagne ; il appela ceux qu’il voulut, et ils vinrent auprès de lui. Il en établit douze, pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher ».

 

Pourquoi Jésus a-t-il appelé les 12 ?

La première raison, c’était pour qu’ils soient avec Lui. Ce n’est qu’ensuite qu’Il pourra les envoyer prêcher : la communion vient toujours avant le service.

 

Ensuite, il y a des choses que le Seigneur attend concrètement de nous, des fruits qu’Il veut nous voir porter en conséquence de l’œuvre de Son Esprit dans nos cœurs et de notre communion avec Lui :

 

  1. a) Que nous marchions dans ce monde avec douceur et humilité :

Philippiens 4 :5 : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche ».

 

Luc 17 :10 : « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : nous sommes des serviteurs sans mérites particuliers, nous avons fait ce que nous devions faire ». (V. Semeur)

 

1 Pierre 5 :5 : « Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles ».

 

Comme notre modèle Jésus-Christ :

Matthieu 11 :29 : « car je suis doux et humble de cœur »

 

 

  1. b) Que nous nous séparions chaque jour d’avantage du péché :

 

2 Corinthiens 6 :17 : « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai ».

 

2 Timothée 2 :19 : « Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. »

 

1 Pierre 2 :15 : « Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés »,

 

Galates 1 :4 : « [Christ] qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père »

 

Thessaloniciens 4 :3-4 : « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; […] c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté »

 

Ce n’est pas une option, car Paul dira lui-même :

 

1 Corinthiens 9 :27 : « je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres ».

 

et l’auteur de l’épître aux hébreux :

 

Hébreux 12 :14 : « Recherchez […] la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ».

 

1 Jean 3 :10 : « C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère »

 

car c’est l’œuvre du Saint-Esprit en nous, et « si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8 :9).

 

Cela est aussi nécessaire pour voir nos prières exaucées :

 

Jean 9 :31 : « Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui-là qu’il exauce ».

 

Et c’est ce que Jésus va expliquer à Nicodème :

Jean 3/16-21 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu ».

 

  1. c) Que nous manifestions l’amour et la bonté de Dieu dans ce monde qui ne Le connaît pas :

 

Comme Jésus est venu pour nous révéler le Père et qu’Il « allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable » (Actes 10/38), nous devons nous aussi être des ambassadeurs de Christ, des lettres ouvertes de Dieu, connues et lues de tous les hommes :

 

Philippiens 2 :13-16 : « car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, […] Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie. »

 

J’ai été interpellé par une des dernières paroles prononcées par Jésus à l’intention de Ses disciples avant Sa crucifixion :

 

Matthieu 25 :34-36 : « Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi ».

 

Bien sûr, personne ne peut être sauvé par ses œuvres, mais ce que Dieu nous demandera lorsque nous serons dans le Ciel, c’est comment avons-nous reflété Christ au milieu de ce monde perdu ?

Nous ne devons pas vivre pour nous-mêmes et fermer nos yeux et nos cœurs aux besoins de ceux qui nous entourent, mais nous sommes appelés à refléter Christ dans son amour et sa compassion, qui se traduisaient par les œuvres que Lui montraient Son Père :

 

Ephésiens 2 :10 : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions ».

 

Jacques 2 :26 : « Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte ».

 

 

  1. d) Que nous annoncions la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ autour de nous :

 

1 Timothée 2 :3-4 : « Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ».

 

Marc 16 :15 : « Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création ».

 

C’est d’ailleurs pour cela que le Saint-Esprit nous a été donné :

 

Actes 1 :8 : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

et c’est aussi pour cela que Christ est venu sur la Terre et qu’Il y laisse Son Église encore aujourd’hui :

 

Luc 4 :18-19 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur ».

 

2 Pierre 3 :3-9 : « dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. […] Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance ».

 

Là encore, le Seigneur désire que nous fassions « avant toutes choses des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, […] Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité », afin qu’Il puisse former en nous le désir de leur témoigner de l’amour et de la justice de Dieu et que nous portions du fruit dans ce domaine.

 

Conclusion :

 

1 Jean 2 :17 : « Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement »

Jean 13 :17 : « Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez ».

 

Gardons toutefois bien en tête que la justice parfaite de Christ nous est uniquement donnée par grâce, par le moyen de la foi : le but de notre vie ne doit pas être d’essayer de plaire à Dieu à travers nos œuvres dans une tentative légaliste et désespérée de nous rendre juste.

C’est ce qui arriverait si nous négligions de faire passer « avant toutes choses » notre relation avec Dieu par la prière.

 

Éphésiens 2 :8-9 : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie ».

 

En effet, « qui est suffisant pour ces choses » (2Co 2 :16) et si nous les considérons sérieusement, nous nous rendons vite compte que nous sommes très loin des standards de Dieu… mais le but de ce message n’est pas de nous placer sous le fardeau pesant de la loi.

Il est de nous rappeler ce que Dieu, dans Sa Parole qu’Il nous a laissée, nous demande de faire sur cette Terre et pourquoi Il nous y laisse encore aujourd’hui. Cela ne doit pas être un fardeau, juste un guide :

Psaume 119 :9 : « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole ».

 

Demandons-nous donc simplement :

 

Prions-nous quand nous le pouvons ou laissons-nous trop souvent les choses du monde nous prendre le temps que nous devrions passer avec notre Père ?

Rendons-nous grâce en toutes choses ?

Avons-nous réellement pardonné à ceux qui nous ont offensés ?

Marchons-nous avec humilité ou avons-nous une « trop haute opinion de nous-même » ?

Notre douceur est-elle connue de tous les hommes ?

Marchons-nous dans la sanctification, désirant plaire à Dieu par notre comportement, vivant par l’Esprit dans la délivrance de l’esclavage du péché et du « vieil homme » charnel ?

Reflétons-nous l’amour de Christ au milieu de ce monde perdu ?

Parlons-nous de Jésus-Christ autour de nous ?

 

Si la réponse est « non » à l’une de ces questions, nous devons demander au Seigneur Sa grâce pour que nous soyons vainqueurs dans ce domaine.

 

Si elle est, et c’est probablement le cas, « oui, mais il me reste tant de progrès à faire », il nous faut chercher le Seigneur pour qu’il nous aide à aller de progrès en progrès dans tous ces domaines :

 

1 Thess 4 :1-12 : « Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, […] nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès » …

 

1 Corinthiens 15 :57-58 : « grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur ».

 

Car nous ne pouvons rien faire de tous cela sans compter sur Dieu et nous reposer sur Lui pour produire en nous ces choses, c’est pourquoi tout commence par notre relation avec Dieu :

1 Thés 5 :24 : « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera ».

 

Et pourquoi fera-t-il cela ?

La réponse est dans le verset : parce qu’il est fidèle :

– fidèle à sa promesse selon laquelle il s’engage à sauver celui qui croit ;

– fidèle à son Fils, dont la récompense est de voir son peuple lui être présenté sans faute et qui « rassasiera son regard du travail de son âme » ;

– fidèle à l’œuvre qu’il a commencée en nous, et qu’Il ne délaissera pas jusqu’à son parfait achèvement.

 

Ce n’est pas sur notre propre fidélité que nous pouvons nous appuyer, mais sur celle de Jésus notre Sauveur.

Et c’est là un beau sujet de joie et d’action de grâce envers Dieu !