«  Les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus ; ils apportèrent devant l’Éternel du feu étranger, ce qu’il ne leur avait point ordonné. Alors le feu sortit de devant l’Éternel, et les consuma : ils moururent devant l’Éternel.  » [Lévitique 10/1-2]

Lorsqu’on lit ce texte, on peut penser que Dieu a été injuste, sachant que Nadab et Abihu avaient offert ce feu à Dieu avec leur cœur, pour lui être agréable. On peut aussi se dire : « qu’est-ce qu’un feu par rapport à un autre ? ». En fait, ils avaient le devoir d’utiliser le feu et, le plus important, ils l’avaient fait avec leur cœur. Pourquoi alors l’Eternel a-t-il été si dur avec eux au point de les consumer ?

Une lecture plus attentive et appliquée, s’inspirant de tout le contexte biblique, nous fait comprendre que Dieu est Saint et Juste et qu’il avait donné des instructions précises quant à la manière dont on devait offrir le sacrifice. De plus, à ce moment historique, l’Eternel Dieu leur avait fait connaître le feu sacré qui ne devait pas être éteint. Dans Lévitique 9/23-24, nous lisons : «  Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d’assignation. Lorsqu’ils en sortirent, ils bénirent le peuple. Et la gloire de l’Éternel apparut à tout le peuple. Le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit ; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face  ». A noter qu’il est dit : «  Le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses  », ce qui fut une manifestation divine de Dieu fournissant le feu divin qui ne devait pas être éteint. Malgré cela et sachant que Nadab et Abihu, en tant que fils d’Aaron, avaient été consacrés comme Sacrificateurs, ils devaient être les premiers à respecter les ordonnances divines ; toutefois, ils ont préféré suivre les indications des émotions de leur cœur tout en cherchant ainsi à être agréables à Dieu.

N’est-ce pas ainsi que pratiquent bien des religions, on place la Tradition ou un enseignement humain avant les ordonnances de Dieu, exprimées dans la Bible et c’est ainsi qu’on vénère des statues de saints, qu’on prie en faisant de vaines redites (en récitant) mais que dire aussi lorsque, même parmi les disciples de Jésus, on place les expériences issues des émotions avant la Parole de Dieu et qu’on finit par arriver à des aberrations ? Il n’y a pas que chez les autres qu’un feu étranger est offert : quand les cultes où les chrétiens rachetés par le Seigneur devraient exprimer leur reconnaissance sont transformés en cultes où le chant et la musique prédominent, lorsque plus aucune place n’est laissée à la prédication de la Parole de Dieu (ce qui empêche alors l’Esprit de Dieu de parler au Peuple de Dieu afin de le conduire dans toute la vérité), quand on met en avant tout un tas de choses extérieures au lieu de laisser la place au Seigneur pour qu’il nous transforme. Voilà comment le feu étranger peut se manifester parmi nous.

Il nous revient de nous examiner quant à notre foi et sur la manière dont nous offrons à Dieu.

1 Corinthiens 1/10 «  Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment.  »

Face aux nombreux signes du Retour imminent du Seigneur, il nous revient de prêcher la bonne nouvelle du Salut, d’enseigner la Parole, d’en être les Témoins et d’apporter notre adoration en esprit et en vérité, c’est-à-dire avec une conduite inspirée par la Parole de Dieu.

C’est en mettant en avant sa Parole que nous serons gardés d’offrir à Dieu un feu étranger, provenant de notre façon erronée de concevoir les choses, qui laisse les expériences émotionnelles prédominer.

Dieu vous bénisse !