Actes 9:36-42 : «  Il y avait à Jaffa une femme croyante appelée Tabitha. – Ce nom se traduit en grec par Dorcas, ce qui signifie gazelle. – Elle était continuellement occupée à faire du bien et à venir en aide aux pauvres. En ce temps-là, elle tomba malade et mourut. Après avoir lavé son corps, on le déposa dans une chambre, en haut de la maison. Les disciples de Jaffa avaient appris que Pierre se trouvait à Lydda, qui est proche de Jaffa. Ils lui envoyèrent deux hommes avec ce message : Nous t’en prions, viens chez nous sans tarder. Pierre partit tout de suite avec eux. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre située en haut de la maison. Toutes les veuves s’approchèrent de lui en pleurant ; elles lui montrèrent les chemises et les manteaux que Tabitha avait faits quand elle vivait encore. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria. Puis il se tourna vers le corps et dit : Tabitha, lève-toi ! Elle ouvrit les yeux et, quand elle vit Pierre, elle s’assit. Pierre lui prit la main et l’aida à se lever. Il appela ensuite les croyants et les veuves, et la leur présenta vivante. On le sut dans toute la ville de Jaffa et beaucoup crurent au Seigneur.  »

Le nom de la femme était Tabitha. Dorcas est la traduction grecque de Tabitha. Tabitha, en araméen, signifie « gazelle ». Cette femme abondait en bonnes œuvres et en aumônes. Elle se dédiait à la couture de vêtements et de tuniques pour les pauvres. Cette habitude a été imitée plus tard dans l’Eglise chrétienne de notre temps et même son nom a servi de nom à des Sociétés ou associations de femmes, qui se sont consacrées à la bienfaisance.

Il semble qu’elle ait la première (à notre connaissance) à se consacrer à ces actes d’amour, inspirée par Christ. Son exemple a été une source d’inspiration constante pour les bonnes œuvres. L’Eglise a montré en d’innombrables occasions cet esprit d’amour envers les pauvres, notamment dans le passé quand il n’y avait pas la moindre forme d’aide sociale de la part d’entités séculières ou de la part des autorités.

Tabitha a mis en action les paroles de Jésus : « J’étais nu et vous m’avez vêtu ». Elle est à l’origine d’un mouvement d’amour qui a perduré durant 19 siècles. L’Eglise chrétienne a ainsi amoindri d’infinies souffrances. Dans les temps passés et dans les pays non chrétiens, le sort des humbles était toujours cruel et sans miséricorde.

Quand Pierre s’en est allé à Joppé, Tabitha venait de mourir quand il est arrivé. On l’avait lavé et placé à l’étage supérieur et là, en pleurs, on a conduit Pierre et les veuves l’ont entouré en lui montrant les vêtements dont elles s’occupaient. Le manque de la présence de Tabitha semblait irrémédiable. Pierre se mit à genoux, pria et peu après, elle revint à la vie. Tabitha a pu continuer son ministère si profitable.

Tabitha est une expression de l’amour chrétien transformé en actes. Elle fait appel à l’action des femmes qui, par leur âge ou leur position sociale ou bien des circonstances, n’ont aucune autre vocation spécifique. Elle nous enseigne que la pauvreté peut être soulagée effectivement au nom de Jésus.