Introduction

Charles S. Price, un évangéliste pentecôtiste renommé des début du 20ème siècle a joui d’un ministère bien établi lorsqu’il n’était pas encore pentecôtiste ni même évangélique. Au départ, il était méthodiste, mais le frère Price s’est uni aux congrégationalistes pour exprimer ses préférences libérales. Il avait un christianisme très confortable, mais manquait de foi véritable.

Charles S. Price fut transformé quand il reçut la plénitude du Saint-Esprit. Le témoignage de sa conversion fut d’une grande inspiration pour beaucoup. Avec le temps, il obéit à l’appel de Dieu et fut utilisé dans le ministère de la guérison divine. Le frère Price est un autre exemple de la façon dont l’Esprit-Saint a continué son œuvre tout au long de l’histoire de l’Eglise.

1. Le signe du feu (Actes 2/1-3)

«  Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux  »

A. Un objectif commun

Le premier verset d’Actes 2 signale une qualité particulière des croyants qui reçurent la puissance de l’Esprit-Saint le jour de la Pentecôte. «  ils étaient tous ensemble  ». Parmi ces fidèles disciples de Christ, a noté un commentateur, personne n’était désintéressé, personne n’était indifférent, personne n’était tiède, ils étaient tous « ensemble ».

Quelques versions laissent entendre que cela se réfère seulement à être ensemble dans un lieu (par exemple « ils étaient ensemble d’un commun accord »). Ces versions donnent le même accent au verset 46. Mais il est évident d’après le contexte d’Actes 2 que l’unanimité de but entre les croyants était d’une importance immense. Quand ces croyants se rassemblaient, ils étaient ensemble dans l’objectif, ils ne se réunissaient pas seulement pour un évènement social. Leur unanimité était basée sur le fait qu’ils étaient les membres d’une même famille : la famille de Dieu.

Quand l’unanimité a dégénéré parmi quelques groupes de croyants, le Saint-Esprit a inspiré les auteurs des Ecritures à traiter des problèmes directement : « vous êtes charnels  » – a écrit Paul à l’église de Corinthe – car il y a parmi vous de la jalousie, de l’envie et des dissensions, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas selon l’homme ?  » (1 Corinthiens 3/3). Jacques a exhorté d’autres croyants : «  Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs  » (Jacques 2/8-9).

Ce fut vers un corps unanime de croyants que vint l’Esprit-Saint le jour de la Pentecôte. Sa présence parmi eux fut l’accomplissement de ce que le prophète Joël avait écrit des siècles auparavant. Joël 2:28-29 fait allusion à «  toute chair  » et, notamment aux «  fils  »,
«  filles  », «  vieillards  »,
«  jeunes  », «  serviteurs  », et
«  servantes  ». Ce fut la volonté de Dieu que le glorieux don de son Esprit-Saint soit distribué à tous les croyants. Dans la présence de son Esprit, personne n’est exempté, qu’on soit homme ou femme, quelque soit notre âge, notre éducation, nos richesses ou notre position sociale dans la vie.

B. Signes d’un nouveau commencement

La première effusion du Saint-Esprit le Jour de la Pentecôte fur accompagné par deux événements qui ne se répètent pas dans les Ecritures. Actes 2/2-3 parle de «  bruit…d’un vent impétueux  » et de «  langues qui semblaient de feu..et se posèrent  ».

Quels sont les exemples de la puissance de Dieu, démontrés par le vent ?

De nombreuses manifestations de la puissance de Dieu dans l’Ancien Testament incluaient le vent. Dieu a parlé à Job «  du milieu de la tempête  » (Job 38/1) ; Sans doute l’exemple le plus significatif dans l’histoire d’Israël a été le vent d’Exode 14/21 qui sépara les eaux de la Mer Rouge. Le bruit du vent le jour de la Pentecôte a précédé une manifestation spéciale de l’Esprit de Dieu.

Quelle signification avait le feu pour ces croyants en ce qui concerne la présence de Dieu ?

La scène de feu était liée à Dieu dans tout l’Ancien Testament. Dieu a parlé à Moïse depuis le buisson qui brûlait. Il lui a donné la Loi du milieu du feu divin sur le mont SinaÏ ; Le livre de l’Exode se conclut par l’observation que : «  La nuée de l’Éternel était de jour sur le tabernacle ; et de nuit, il y avait un feu, aux yeux de toute la maison d’Israël, pendant toutes leurs marches .” (40/38). Esaïe a parlé du feu purificateur de l’autel de Dieu qui toucha ses lèvres.

Le jour de la Pentecôte, chaque croyant a été touché par le feu de Dieu. Ce fut une démonstration visible de ce que l’Esprit-Saint demeurerait parmi eux. Ils seraient les temples de Dieu (1 Corinthiens 3/16 ; Ephésiens 2/21-22). Ils avaient prié ensemble pour la glorieuse effusion de l’Esprit. C’est ensemble qu’ils reçurent la réponse à leurs prières.

II. Langues de feu (Actes 2/4-13)

«  Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? Ils étaient tous dans l’étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : Que veut dire ceci ? Mais d’autres se moquaient, et disaient : Ils sont pleins de vin doux.  »

A. Signes qui suivent

La première réaction recueillie de la part des croyants le jour de la Pentecôte est qu’ils parlèrent en d’autres langues. Ils avaient prié tandis qu’ils attendaient la promesse du Père. Ils avaient écouté le bruit d’un vent impétueux. Ils avaient vu les langues se poser, semblables au feu de Dieu « et ils commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ».

Qu’est-ce qui distingue le signe du parler en langues des autres manifestations surnaturelles de la Pentecôte ?

Le signe du parler en langues est ce qu’ont en commun les récits de la Bible, en Actes 10/44-47 et 19/1-7 ; Paul a écrit aux Corinthiens concernant sa propre expérience du parler en d’autres langues et donne des instructions à suivre au sujet de la manière d’exercer ce don lors de leurs réunions (Lire 1 Corinthiens 14 en entier).

B. C’est un témoignage pour les perdus

Dieu n’a pas fait en sorte que ces croyants prient dans des langues inconnues uniquement pour leur propre bénéfice. Actes 2/5-13 montre que l’Eglise a eu un impact beaucoup plus large sur la communauté à Jérusalem grâce à ce miracle.

Le mot « séjournaient » implique normalement une résidence permanente. Quelques juifs de plusieurs parties du monde sont revenus à Jérusalem après avoir été dispersés par le jugement de Dieu. Cependant, durant la fête de la Pentecôte, certains juifs pieux qui vivaient dans d’autres pays ont voyagé vers Jérusalem. De fait, le climat méditerranéen était tel que voyager durant le temps où on célébrait la Pentecôte était plus sûr que de voyager durant la célébration de la Pâque. La communauté internationale s’est accrue dramatiquement durant ces jours.

Les louanges des croyants s’entendaient depuis le lieu où ils se réunissaient. Les gens d’autres pays ont commencé à écouter ces louanges et se sont émerveillé en se rendant compte que ces galiléens parlaient dans la langue de leurs pays natals.

Bien qu’on ne sache pas exactement ce que disaient les messages des croyants qui furent remplis, le verset 11 nous dit qu’ils parlèrent «  des merveilles de Dieu  ». Cela fut bientôt évident pour ceux qui étaient disposés à entendre parler de ce qui s’était passé et pour ceux qui avaient la curiosité de savoir ce qui se disait (v.12). Un autre groupe s’est moqué de ce qu’ils entendaient. Ceux-ci dirent que les croyants étaient «  pleins de vin doux  » (v.13).

Y a-t-il une évidence dans ce passage selon laquelle le croyant doit se confier dans les langues comme unique moyen pour partage l’évangile ?

Il est important de se souvenir que l’évangile n’a pas été prêché spécifiquement avant que Pierre se lève et parle à la multitude. Les langues ont été un miracle utilisé par Dieu pour inquiéter les cœurs de la multitude inconvertie. Paul instruisit plus tard les Corinthiens au sujet de la manière d’utiliser le don de prophétie, tout comme le don des langues dans l’assemblée (1 Corinthiens 14/20-30).

III. Jésus est exalté (Actes 2/29-36)

«  Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.  »

A. Rendre témoignage aux juifs

Pierre a partagé une large description de l’évangile avec les juifs réunis ce jour-là. Certains ont fait référence à ce message comme à un « sermon », mais il se peut que Pierre ne faisait qu’exercer le don de prophétie par l’Esprit-Saint.

Quelles sont les caractéristiques du message de Pierre qui seraient importantes pour ce groupe de juifs internationaux ?

Ceux qui ont écouté Pierre étaient juifs ; l’Esprit-Saint l’a inspiré pour qu’il parle de la vérité de l’évangile en utilisant les prophéties de l’Ancien Testament que les juifs connaissaient. Pierre a fait appel au désir des juifs d’un Messie, en citant les textes de David dans les Psaumes.

Actes 2/29-36 vient à la fin de ce message. Ici, Pierre a indiqué clairement que le message de David dans les Psaumes 16/9,10 et 110/1,5 ne pouvait pas faire allusion à David mais au Messie divin qui serait son descendant. Pierre a mis en relation la résurrection mentionnée dans les Psaumes avec la résurrection de Jésus de laquelle Pierre et les croyants avaient été les témoins.

Avec des paroles bien spécifiques, Pierre a fait connaître la vérité de l’identité de jésus (v.36). L’Esprit-Saint a utilisé ce message pour transpercer le cœur des juifs. Comme l’indiquaient les versets 37-41, ils furent convaincus par la vérité de l’évangile. 3 000 personnes de cette multitude ont répondu à l’appel à la repentance.

B. Témoignage au monde

Les vérités exprimées en Actes 2/29-36 ne se limitent en aucune manière au peuple juif. Evidemment, Pierre a adressé son message à ceux qui étaient présents ce jour-là. Mais dans son appel à ces juifs, Pierre a dit «  Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera ” (v. 39).

A travers les siècles et dans différentes parties du monde, les gens ont répondu à la puissance dynamique de l’Esprit-Saint. C’est ce que Jésus a dit qu’il arriverait.

IV. Dieu est loué (Actes 2/42-47)

«  Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.  »

A. Exalté par les miracles

Les signes et les prodiges qui furent manifestés le jour de la Pentecôte ne furent que le commencement des miracles manifestés dans l’Eglise Primitive. Actes 2 :43 parle de «  beaucoup de prodiges et de miracles  » qui furent l’évidence du ministère des apôtres. Ces miracles ne furent certainement pas réalisés par le pouvoir des apôtres. Comme Pierre l’a expliqué à une multitude de spectateurs lorsqu’un homme boiteux fut guéri à la porte du temple : «  C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous  » (Actes 3/16).

La puissance de Christ est ce qui répond à nos prières de manière miraculeuse, mais même ici l’Esprit-Saint développe un ministère important. Les dons de « guérisons » et « d’opérer des miracles » sont en relation avec le ministère de l’Esprit dans 1 Corinthiens 12/9,10. Comme nous l’avons lu auparavant en Jean 16/14,15, l’Esprit-Saint prend ce qui est de Christ et le donne aux croyants. Pour cette raison, Jésus a pu promettre ce qui est écrit en Actes 1/8 «  Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre .”

B. Exalté dans l’Eglise croissante et unie

Actes 2:42,44-47 souligne à plusieurs reprises qu’il y avait un corps de croyants ensemble dont l’objectif était de s’approcher davantage de Dieu. Le verset 42 décrit leur persévérance dans l’étude des Ecritures et leur constance dans la prière pour mûrir spirituellement.

Les habitudes décrites aux versets 44 et 45 ne sont pas des obligations littérales pour chaque croyant moderne. Les circonstances spéciales qui accompagnèrent cette croissance dans l’église primitive a appelé les croyants à posséder toutes choses en commun. Dieu oeuvrait dans la vie de ces croyants d’une manière intensive. Dieu les préparait pour les disperser plus tard dans tout l’empire romain, comme on le voir dans le reste du livre des Actes. Mais même dans ces circonstances, ils n’étaient pas obligés de donner leurs possessions (Actes 5/4).

L’attitude d’amour qui motiva ces premiers chrétiens à avoir tout en commun doit être une caractéristique des croyants modernes. «  A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ” (Jean 13/35).

Les versets 46 et 47 décrivent plus en détail la glorieuse communion dans l’église de Jérusalem. Le témoignage public des croyants à Jérusalem fut tel qu’ils «  trouvèrent grâce auprès du peuple  ». L’amour qu’ils avaient les uns pour les autres leur donna de la renommée dans la communauté où ils vivaient. En conséquence, de plus en plus de gens du peuple venaient vers eux pour accepter Christ comme leur Sauveur.

Conclusion

Quand l’Esprit-Saint remplit les croyants qui s’étaient réunis le jour de la Pentecôte, Il ne trouva pas certains qui choisiraient d’accepter la manifestation de l’Esprit-Saint et d’autres qui se contenteraient de la laisser passer. Il rencontra un corps unanime de croyants consacrés qui anticipaient la puissance que Christ leur avait promise au moyen de cette expérience. La conséquence fut qu’ils « furent tous remplis de l’Esprit-Saint et commencèrent à parler en d’autres langues ». Et immédiatement, ils annonçaient le Christ et son œuvre rédemptrice.

Nous devons respecter la merveilleuse puissance de l’Esprit qui œuvre au milieu de nous. Si nous le faisons, comme les croyants à Jérusalem, notre vie sera complètement transformée, notre interaction en tant que corps de croyants se réveillera avec amour, rendant notre témoignage à la communauté beaucoup plus efficace afin d’amener les inconvertis à une nouvelle vie en Christ.