Les philosophes ont beaucoup réfléchi et réfléchissent encore sur le bonheur, l’un d’entre eux, Alain (Propos sur le bonheur) en ayant même fait un livre et un thème de dissertation philosophique récurrent.
Toutefois, il n’est pas seulement indispensable de méditer sur ce qu’est le bonheur mais il serait bien nécessaire de découvrir comment l’obtenir et le vivre ou bien encore découvrir qui nous fera voir le bonheur, car c’est sans doute là la clé qui nous en ouvre la porte.
Le bonheur (étymologiquement la bonne chance) est défini comme étant un état durable de plénitude et de satisfaction, un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents (source : WIKIPEDIA).
Il me semble que cette définition approche ce qu’est le vrai bonheur mais elle le limite aux bien-portants. Or, bien des hommes et des femmes, au travers de souffrances vécues ont appris à mieux saisir le sens de leur vie et connaissent parfois un état de satisfaction qui dépasse de loin celui des gens ayant peu ou guère souffert.

Pour nous chrétiens, notre boussole est la Bible. Celle-ci nous pose la question de la manière suivante : « Plusieurs disent : qui nous fera voir le bonheur ? Fais luire sur nous la lumière de ta face, ô Eternel !  » (Psaume 4:7).
Nous voyons que la Bible met les choses dans le bon sens. Elle nous demande qui peut faire voir à l’homme le bonheur et il est clair que Dieu lui-même, Créateur des humains, est la seule source de vrai bonheur.
Depuis que l’homme est pécheur pour avoir transgressé la loi divine, il se trouve éloigné de son Créateur, d’où sa perpétuelle insatisfaction de cœur. L’homme a dans son inconscient la nostalgie du jardin d’Eden, quand il goûtait aux délices de la communion avec son Dieu.
La chute de l’homme, par sa désobéissance et la remise en question de sa confiance envers le Créateur a mis fin à cette réalité d’un bonheur perpétuel vécu par l’être humain.
Or, ce n’est qu’auprès de Dieu que se trouve la source du bonheur et l’homme doit revenir à Lui pour retrouver le bonheur perdu. Le philosophe Pascal disait qu’il y avait dans le cœur de l’homme un vide en forme de Dieu.
La réponse donnée par le Psaume est : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Eternel ! ». Or, Dieu a fait lever la lumière lorsqu’il a envoyé Jésus-Christ sur la terre.

De Jésus, Zacharie, le père de Jean le Baptiste, en prophétisant, dira : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut. Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies, afin de donner à son peuple la connaissance du salut, par le pardon de ses péchés, grâce aux entrailles de miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de la paix » (Luc 1:76-79).
Jésus est le soleil levant qui a visité la terre. Il dira lui-même : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » (Jean 8:12).

A bien des hommes et des femmes qu’il a rencontrés lorsqu’il était sur cette terre, Jésus a offert un changement de vie et de destinée, il a comblé leurs besoins fondamentaux et les a libérés de la puissance asservissante du péché qui les séparait de Dieu.
Ces gens ont trouvé le bonheur. Ils s’appelaient : la Samaritaine, Zachée, Pierre, Paul, Jacques et Jean, Bartimée l’aveugle, l’habitant de la province de Gadara qui était possédé…

Plus tard, l’apôtre Paul dira : « J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. » (Philippiens 4:11-13).
La source du bonheur de Paul était d’avoir sa vie remplie par le Christ : « Christ est ma vie, et mourir m’est un gain » (Philippiens 1:21). La parole de Paul semble aller loin mais à son époque comme encore aujourd’hui dans certains pays, il y a des chrétiens qui meurent en martyrs et ils partent de cette terre pleinement heureux à cause de l’espérance qui est en eux. Paul disait encore : « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27).

Rien ne ressemble tant au bonheur que de vivre en communion chaque jour avec Jésus-Christ, dans la proximité de notre Créateur. Chaque heure passée dans sa présence sous son saint regard est bonne, c’est là le bonheur.
Les hommes recherchent le bonheur dans des passions, dans la course effrénée à l’argent, dans les biens de consommation, dans toutes sortes d’activités pour, au final, constater que leur cœur est toujours aussi peu rassasié et vide.
Le psaume déjà cité continue : « Tu mets dans mon cœur plus de joie qu’ils n’en ont quand abondent leur froment et leur moût. Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Eternel ! Tu me donnes la sécurité dans ma demeure. » (Psaume 4:8-9).

Sache que tant que tu vis loin de ton Créateur, tu ne peux atteindre le bonheur ! Mais la possibilité t’est laissée de te tourner vers Dieu et de lui demander de pardonner tes péchés, de changer ta vie, de te libérer et de te purifier. Si tu es sincère dans ta démarche, cette rencontre avec Jésus-Christ bouleversera ta vie et te fera vivre la réalité du bonheur. Ce bonheur commence sur terre en dépit des circonstances malheureuses dont la vie peut être jalonnée et il se poursuivra dans l’éternité car dans le Ciel, la félicité ou bonheur éternel sera l’héritage des croyants. Ce bonheur dépend de la seule présence éternelle de Dieu.
Il n’y a pas d’autre voie. Le roi Salomon, après avoir cherché la satisfaction du cœur, dira : « le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu, parce qu’ils ont de la crainte devant lui » (Ecclésiaste 8:12). Il s’agit d’une crainte respectueuse et non d’une peur panique.
Que Dieu vous donne de connaître, comme Paul et tous ceux qui ont mis leur confiance en Jésus, de vivre avec lui la réalité du bonheur !