Que faire lorsque la fin de toutes choses est proche ?

23/08/16

En lisant ma Bible, ce passage m’a parlé, et j’aimerais le commenter avec vous ce soir. Il me semble d’actualité car nous sommes dans les derniers temps. Alors, quel message l’apôtre Pierre délivre-t-il à l’Église lorsque « la fin de toutes choses en proche » ?

1Pierre 4/7-10 : « La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. Avant tout, ayez les uns pour les autres un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péchés. Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmures. Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu »

1) La 1ère chose sur laquelle Pierre insiste est la nécessité de passer du temps dans la prière, ce qui est pour Pierre une marque de sagesse.

Comme une prophétie l’a rappelé dimanche, c’est aussi ce qui permettra que nous soyons heureux dès ici-bas, car nous serons alors en relation intime avec Dieu. La Bible dit en effet que « il y a d’abondantes joies devant ta face » (Psaumes 16:11) et que « Lorsque l’on tourne vers Lui les regards, on est rayonnant de joie » (Psaumes 34:5).

Notez que Paul le dit aussi aux Thessaloniciens en mettant côte à côte ces deux recommandations, comme si l’une était étroitement liée à l’autre :

1 Thess 5/16-18 : « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »

=> On ne peut être toujours joyeux que dans une relation intime avec Dieu qui s’entretient par la prière et l’action de grâce.

2) Paul nous demande ensuite « avant tout » d’avoir un ardent amour les uns pour les autres.

Et pour cela, je crois que nous devons prendre pleinement conscience de l’unité que nous avons les uns avec les autres en tant que membres du corps de Christ :

1Co 12/12-13 et 25-27 : « Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps […] afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »

Jésus lui-même dit que : « toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. » et inversement : « Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. » (voir notamment Luc 11/35 – 45)

Zacharie 2/8 : « Car ainsi parle l’Éternel des armées […] celui qui vous touche, touche la prunelle de son œil. »

C’est une vérité que nous devons pleinement réaliser :

Jésus a un corps spirituel. Il est la tête et chacun d’entre nous sommes connectés à la tête. Toute personne qui s’attaque à nous s’attaque à Lui, et toutes les choses que nous-même faisons ou disons à nos frères et sœurs sont personnellement ressenties par Jésus-Christ Lui-même.

Et non seulement par Christ, mais aussi par le corps de Christ dans son ensemble, puisque si l’un souffre, c’est tout le corps qui souffre et que si l’un est honoré, tous se réjouissent…

Cette unité est réelle et existe et il nous faut la réaliser pour la vivre en ayant « avant tout les uns pour les autres un amour fervent, car l’amour couvre une multitude de péché ».

Il me semble que si nous prenions pleinement conscience de cette vérité, ce serait la fin de toutes les rancunes dans l’Église, la fin de toute amertume, de tout esprit de dispute, de compétition, de fierté, de commérage, bref, de division :

=> « qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres » (1 Corinthiens 12:25).

3) Exercer l’hospitalité :

 

A l’époque de Pierre, exercer l’hospitalité était une règle de vie, car lorsque les gens voyageaient loin de chez eux, il n’y avait pas d’hôtel ou de restaurants dans tous les villages et ils n’avaient aucun moyen de dormir en sécurité ou de manger, si ce n’est en comptant sur l’hospitalité.

Ce n’est plus le cas de nos jours, mais en langage d’aujourd’hui, cela signifie venir en aide à celui qui n’a pas de solutions. Si quelqu’un est dans le besoin sans aucun moyen d’y pourvoir par lui-même, il est de notre devoir d’y répondre (voir notamment parabole du bon samaritain).

1 Corinthiens 10:24 : « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui »

Et cela en particulier lorsqu’il s’agit de frères et sœurs en Christ :

Galates 5:13 : « rendez-vous, par amour, serviteurs les uns des autres ».

4) « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu »

Pierre nous appelle à être de bons dispensateurs des grâces que Dieu nous a donné, à faire fructifier les biens que notre Maître nous a confié. Mais comment faire cela ?

  1. a) La première chose est tout simplement de mettre à la disposition de Dieu les dons, les capacités, le caractère que nous avons reçu de Lui.

Les mettre à Sa disposition pour le service des autres dans notre vie de tous les jours : dans notre foyer d’abord, dans notre travail, dans notre église…

C’est l’appel de la croix : Lui donner tout ce que nous sommes, Lui soumettre notre vie continuellement, car elle ne nous appartient pas, mais elle est à Lui. Dès le matin, Lui demander de nous conduire dans les œuvres bonnes qu’il a préparé d’avance pour que nous les pratiquions, de nous donner des occasions de témoigner du pardon de nos péchés et de l’espérance que nous avons en Lui. C’est ce qu’a fait notre modèle, Jésus, le Dieu tout-puissant, le Roi des rois qui s’est fait serviteur :

Hébreux 5/7 : « Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ; Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens, dans le rouleau du livre il est question de moi, pour faire, ô Dieu, ta volonté. »

Luc 22/42 : « que ta volonté soit faite, et non la mienne. ».

Jean 12/24 : « vraiment, je vous l’assure: si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne meurt pas, il reste un grain unique. mais s’il meurt, il porte du fruit en abondance ».

  1. b) Mais nous devons le faire par amour et non par contrainte, selon qu’il est écrit :

« tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force  » (Marc 12:30)

Car « Dieu est amour » (voir 1 Jean 4/16), et Jésus va même faire un rapprochement entre la manifestation de la puissance de Dieu et le fait de Lui obéir par amour :

Jean 14:12-15 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »

Comme très souvent dans la Bible, ces 2 versets ne sont pas accolés par hasard…

Car ce n’est qu’en obéissant à Dieu par amour que nous serons pleinement dans la volonté de Dieu et que nous pourrons accomplir tout ce qu’Il veut. C’est comme cela que les apôtres ont pu faire de grands miracles et bouleverser tout l’empire romain, car il n’y a rien qui soit difficile pour le Seigneur :

Genèse 18:14 : « Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Éternel ? »

Matthieu 19:26 : « A Dieu, tout est possible »

Marc 9:23 : « Tout est possible à celui qui croit »

  1. c) Cela nous semble-t-il difficile d’obéir aux commandements que Dieu nous révèle par Sa Parole ? Oui, c’est même impossible si nous comptons sur nous-même… mais Jean va nous dire dans la suite de ce passage que Jésus nous promet ceci :

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité […] il demeure avec vous, et il sera en vous. » (Jean 14 :15-17). La Bible en français courant dit : « je demanderai au Père de vous donner quelqu’un d’autre pour vous venir en aide, afin qu’il soit toujours avec vous » (le terme grec pour « consolateur » est parakletos qui signifie notamment « celui qui aide »)

C’est le message de l’Évangile, celui que Jésus donnera à Nicodème lorsqu’il viendra Le trouver (voir Jean 3/1-8) : ce n’est pas par nos propres forces, mais par la vie nouvelle que Dieu donne.

Rom 12:2 : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ».

C’est là ce qui fait toute la différence avec une quelconque religion, telle que pouvait notamment la vivre ce chef religieux juif : c’est Jésus qui vit en nous par le Saint-Esprit, c’est le renouveau d’une vie transformée qu’Il apporte !

Quand Jésus change notre cœur, nous n’avons pas besoin d’une loi pour nous obliger à faire ce qui plaît à Dieu (ce dont nous serions bien incapables). Nous voulons Lui plaire.

Un pasteur a dit un jour : « La grâce et le pardon ne nous laissent pas comme ils nous ont trouvés. Ils nous changent et nous donnent la capacité de vivre d’une façon qui plaît à notre Père céleste. »

Tite 2:11-13 : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ … »

CONCLUSION :

Que faire alors que la fin de toutes choses approche ? Passons du temps dans la prière, aimons le Seigneur de tout notre cœur, aimons-nous les uns les autres comme Christ nous a aimé et notre prochain comme nous même, et donnons-nous chaque jour à Dieu pour être remplis du Saint-Esprit et obéir à Sa Parole par amour… c’est un vaste programme, mais c’est celui qui conduira à une manifestation de la puissance de Dieu dans nos vies et dans celle des perdus, puissance de salut, de délivrance et de guérison !