Que faire dans les épreuves difficiles des derniers jours ?

 

Je suis en train de lire le livre du prophète Jérémie : ce prophète avait un ministère difficile car il devait annoncer des temps difficiles pour les habitants de son pays qui s’étaient éloignés de Dieu, même s’il restait à cette époque des gens fidèles à Dieu, mais qui seront eux-aussi touchés par ces malheurs à cause des péchés du plus grand nombre.

 

Je lisais le chapitre 12 il y a quelques jours, et en lisant le verset 4, c’est comme si je posais dans mon cœur la même question à Dieu que Jérémie :

 

Jérémie 12 :4 : « Jusques à quand le pays sera-t-il dans le deuil, Et l’herbe de toute la campagne sera-t-elle desséchée ? A cause de la méchanceté de ses habitants, Les bêtes et les oiseaux disparaissent »

 

Nous vivons en effet dans des temps similaires : avec la crise économique, la montée de la violence ou du développement du terrorisme dans notre pays, ou les nouvelles de l‘étranger : cyclones, crises politiques internationales, réfugiés qui fuient leurs pays en guerre… etc. Tout cela fait que la tristesse, le manque d’espoir et le stress des gens est palpable : le pays est « dans le deuil » à cause de la méchanceté et de la malhonnêteté presque omniprésente des gens à qui nous avons affaire chaque jour. Quand tout cela finira-t-il ?

La réponse de Dieu à Jérémie m’a interpellé :

Jérémie 12 :5 : « Si tu cours avec des piétons et qu’ils te fatiguent, comment pourras-tu lutter avec des chevaux ? Et si tu n’es en sécurité que dans un pays paisible, que feras-tu lors de la crue du Jourdain ? »

Dieu n’a pas répondu à son prophète en lui disant : « ne t’inquiète pas, je vais changer tout cela et les circonstances vont s’arranger ». Il lui a répondu : « c’est vrai que cela va mal, mais sache que cela va aller encore plus mal, alors tu dois te confier en Moi, car ta paix et ta sécurité ne dépendent pas des circonstances, mais de Moi ».

1) Que disait Jésus à ses disciples avant de quitter ce monde :

Dans Jean 15-16 ou Luc 21, Jésus va annoncer à ses disciples que des temps difficiles vont venir pour ceux qui croient et croiront en Lui.

Le but de Jésus en annonçant cela n’était évidemment pas de mettre un fardeau sur nos épaules. Au contraire, il voulait que nous ne soyons pas surpris quand nous devrons essuyer des tempêtes.

Il ne veut pas que notre foi fasse naufrage dans l’épreuve, que nous mettions en doute Sa fidélité, Son amour et Sa puissance pour nous en délivrer, mais au contraire que nous nous confions en notre Père qui nous aime suffisamment pour nous avoir averti à leur sujet et pour nous garder lorsque nous les traversons :

Jean 16 :1-4 : « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites. Je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, parce que j’étais avec vous. »

Jean 16 :33 : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Frères et sœurs, comme le pasteur le disait dimanche, ce n’est pas un péché que d’être pris d’un soudain accès de peur quand une épreuve difficile arrive, et cela nous arrive à tous. Mais ce n’est pas la volonté de Dieu que nous affrontions les épreuves avec une peur paralysante. Ce que Dieu veut, c’est au contraire que nous les traversions dans la paix parce que nous savons qu’Il veille nous et qu’Il nous gardera au sein de la tempête : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ».

Jean 14 :27 : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point ».

Esaïe aussi a vécu à une période de l’Histoire qui était pleine de pleurs, de craintes et de tremblements. Mais Dieu lui a donné une parole pour tous ceux qui se confient en Lui :

Esaïe 35 :3-4 : « Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent ; Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même, et vous sauvera ».

Dieu voulait s’assurer que tous ceux qui se sentiraient dépassés par leurs épreuves ne se laissent pas écraser, mais au contraire soient encouragées : “Ne craignez rien ! Prenez courage ! Car le Seigneur tient tout dans Sa main et a ses regards sur vous : Il viendra lui-même, et vous sauvera.”

Un vieux cantique dit : « O Jésus ta présence, c’est la vie et la paix, la paix dans la souffrance, et la vie à jamais ». Et l’homme qui l’a écrit était un missionnaire français en Inde qui venait de perdre sa fille et savait de quoi il parlait…

2) Alors, quel doit être notre comportement ?

Au sujet des épreuves difficiles des derniers jours, Jésus va dire ceci à ces disciples :

  1. a) Nous devons prier :

Luc 21 :36 : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »

Lorsque la tempête fait rage, il est vital que nous allions vers le Seigneur en prière. Parce que c’est ainsi que notre esprit se fixe sur l’amour de notre Père.

C’est dans Sa présence qu’Il peut renouveler en nous la révélation de Son amour, de Sa puissance et de Sa fidélité, et nous rappeler qu’Il est avec nous « tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Alors, nous pourrons dire comme David qui a été délivré de sa détresse : « Qu’ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront nullement. Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, Tu m’entoures de chants de délivrance » (Psaumes 32 :6-7).

Et qu’avons-nous à craindre en effet : « car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez » (Matthieu 6 :8).

  1. b) Nous devons relever nos têtes et nous attacher à Dieu avant toutes autres choses :

Luc 21 :28 : « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. »

Cela signifie que :

  • Concernant nous-même:

Nos regards doivent se fixer sur Dieu et Dieu doit être suffisant pour nous.

Au-delà de notre confort, de nos projets, de nos ambitions ou de nos souhaits, dans les temps présents et les temps qui viennent, nous devons nous contenter de Dieu et ne pas nous attacher aux choses et aux bénédictions terrestres, même si elles sont bien sûr bonnes et agréables.

Paul disait : « il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi » (2 Corinthiens 12 :7-9).

Au-delà de ses souffrances physiques, Dieu était suffisant pour Paul. Est-Il suffisant pour nous ? Est-ce que le seul fait de Le connaître nous satisfait ?

Si c’est le cas, nous serons gardés dans la paix et joie de notre salut et de Sa présence, quelles que soient les circonstances.

C’était aussi le cas de Moïse, qui a été appelé l’ami de Dieu, car il recherchait la présence de Dieu avant les bénédictions terrestres, bien qu’il en ait connu beaucoup (car cela ne veut pas dire que nous ne serons pas bénis, mais simplement que nous ne devons pas faire passer les bénédictions en elles-mêmes avant le Dieu qui les donne) :

Voir Exode 33 et en particulier le v.15 : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais pas partir d’ici ».

Si c’est là la préoccupation de nos cœurs, alors Dieu nous répondra comme Il a répondu à Moïse : “Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos” (Exode 33 :14).

Sachant qu’il y a des choses qui ne sont pas essentielles et que parfois, Dieu peut permettre qu’elles nous soient enlevées. Mais cela n’empêche pas qu’Il est toujours avec nous, et d’autant plus près que les difficultés sont grandes. Si nous nous confions en Lui, Il saura nous porter lorsque nous en aurons besoin.

Mais sachant aussi, qu’il y a des choses essentielles que l’Ennemi voudrait nous voler, mais pour lesquelles Jésus nous demande de ne pas lâcher de terrain et d’être victorieux par la foi : cela concerne toutes les promesses de Dieu contenues dans Sa Parole et que Dieu peut appliquer à nos cœurs par le St-Esprit lorsque nous prions ou lisons la Bible. Autant dire que cela peut concerner n’importe quelle situation particulière que nous aurons à vivre, car la Parole de Dieu n’est pas limitante à ce sujet. Il n’y a rien qui soit impossible à Dieu et lorsque nous sommes en communion avec Dieu, ce qui a de l’importance pour nous en a aussi pour Lui.

Il y a toutefois un sujet en particulier que je voudrais citer pour lequel Dieu veut nous donner des victoires dans l’épreuve : c’est nos familles.

Je ne connais aucun exemple dans la Parole de Dieu où quelqu’un ait amené avec foi et persévérance un membre de sa famille au Seigneur pour une guérison ou une délivrance, sans qu’il soit exaucé.

Voir en particulier l’histoire de David revenant à Tsiklag dans 1 Samuel 30 : « David et ses gens arrivèrent à la ville, et voici, elle était brûlée ; et leurs femmes, leurs fils et leurs filles, étaient emmenés captifs ». Quand on lit le passage, on voit que David a d’abord connu le découragement, puis même l’angoisse (ce n’est pas un péché !), « Mais David reprit courage en s’appuyant sur l’Eternel, son Dieu », et parce qu’il a placé sa foi en Dieu, il a fini victorieux : « David sauva tout ce que les Amalécites avaient pris, et il délivra aussi ses deux femmes. Il ne leur manqua personne, ni petit ni grand, ni fils ni fille, ni aucune chose du butin, ni rien de ce qu’on leur avait enlevé », si ce n’est tout de même leurs maisons qui avaient été brûlées.

=> Attachons-nous donc à l’essentiel et crions à Dieu en particulier pour nos foyers et nos familles, en mettant notre confiance dans la Parole de Dieu « Car il est dit dans l’Ecriture : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. » (1 Pierre 2 :6)

Psaumes 37 :18-19 : « L’Éternel connaît les jours des hommes intègres, Et leur héritage dure à jamais. Ils ne sont pas confondus au temps du malheur, Et ils sont rassasiés aux jours de la famine ».

  • Concernant nos frères et sœurs qui sont éprouvés, et en particulier nos frères et sœurs réfugiés:

Nous devons prier pour eux, les encourager et les aider comme nous le pouvons, en manifestant l’amour fraternel.

Mais nous ne devons pas regarder comme un échec si Dieu ne répond finalement pas à nos prières comme nous le souhaitons : on ne peut pas dicter sa conduite à Dieu, car Ses pensées ne sont pas nos pensées.

Pour ce qui est de nos frères et sœurs réfugiés en particulier, notre responsabilité est de continuer à prier et à les assister avec foi jusqu’au bout, mais si Dieu ne permet pas à tous de rester en France comme ils le souhaitent, ce n’est pas un échec : la façon dont Dieu prend soin de Ses enfants, c’est Son affaire à Lui : que certains puissent rester en France ou que d’autres doivent rentrer dans un pays en guerre où la persécution fait rage, l’important c’est que Dieu est avec chacun tous les jours et qu’Il peut les garder de tout danger et pourvoir à tous leurs besoins où qu’ils soient.

Schadrac, Méchac et Abed-Négo sont bien allés dans la fournaise, même s’ils proclamaient que Dieu pouvait les délivrer des mains du roi Nébucadnetsar. Pourtant Il ne l’a pas fait… mais Il ne les a pas non plus laissés seuls : Il était avec eux dans la fournaise et celle-ci ne leur a pas fait de mal, elle n’a brûlé que leurs liens (voir Daniel 3, notamment les versets 16 à 18).

  • Concernant les perdus:

Dieu a promis de nous donner le Saint-Esprit si nous le Lui demandons. Là aussi, il est temps d’abandonner nos plans et de crier à Dieu pour notre génération, pour l’avenir de nos villages et de notre département. Il est temps d’annoncer l’évangile aux pauvres et aux malheureux, à ceux qui n’ont pas d’espérance ni d’avenir.

Quasiment tous les livres de la Bible mentionnent la préoccupation de Dieu pour les pauvres et les malheureux. Ce qui nous est demandé, c’est d’apporter à manger aux affamés, de l’espoir aux affligés et la guérison à ceux qui ont le cœur brisé.

Ce que Dieu nous demande, c’est de vivre avec Lui comme seule source de soutien dans ces temps troublés, et si nous le faisons, cela sera manifeste pour ceux qui nous entourent. Car les temps sont difficiles pour tout le monde et les gens ne pourront plus se contenter d’un message d’auto-épanouissement. Ils demanderont au contraire à connaître la réalité de Dieu manifestée par nos vies, lorsqu’ils verront s’accomplir en nous ces paroles que Dieu a donné à Esaïe dans des temps difficiles :

Esaïe 64 :4 : « Jamais on n’a appris ni entendu dire, et jamais l’œil n’a vu qu’un autre Dieu que toi fît de telles choses pour ceux qui se confient en lui »

Enfin, je voudrais terminer par une 3ème chose que Dieu nous demande de faire dans les épreuves difficiles des derniers jours :

  1. c) Nous devons nous réjouir en notre Père si merveilleux :

Philippiens 4 :4-7 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Psaumes 149 :1-6 : « Louez l’Eternel ! Chantez à l’Eternel un cantique nouveau ! Chantez ses louanges dans l’assemblée des fidèles ! Qu’Israël se réjouisse en celui qui l’a créé ! Que les fils de Sion soient dans l’allégresse à cause de leur roi ! Qu’ils louent son nom avec des danses, Qu’ils le célèbrent avec le tambourin et la harpe ! Car l’Eternel prend plaisir à son peuple, Il glorifie les malheureux en les sauvant. Que les fidèles triomphent dans la gloire, Qu’ils poussent des cris de joie sur leur couche ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, Et le glaive à deux tranchants dans leur main »

 

Conclusion :

Si nous ne nous laissons pas troubler par les difficultés que nous traversons, mais que nous les traversons en nous attachant à Dieu avant toutes choses, regardant à Lui et relevant nos têtes en nous tenant dans la prière pour cela, alors notre foi sera fortifiée et nous pourrons chanter et nous réjouir au milieu de nos détresses, comme Paul et Silas l’ont fait en prison après avoir été battus (voir Actes 16). Alors notre foi sera visible pour ceux qui nous entourent et honorera Dieu, et notre délivrance ne sera alors pas loin car Dieu honore.