OINTS POUR LA DERNIERE HEURE

Pasteur Guy BERGAMINI

 

Mes enfants, la dernière heure a commencé. Vous avez appris qu’un « anti-Christ » doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres. Vous, au contraire, vous avez reçu le Saint-Esprit dont celui qui est saint vous a oints, et vous connaissez tous la vérité. Si je vous écris, ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez, et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. Alors qui est le menteur ? C’est celui qui nie que Jésus est le Christ. Car « l’anti-Christ », c’est celui qui refuse de reconnaître le Père et le Fils. Tout homme qui nie que Jésus est le Fils de Dieu ne connaît pas non plus le Père. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu connaît aussi le Père. C’est pourquoi, tenez-vous soigneusement à l’enseignement que vous avez reçu dès le commencement. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi unis au Fils et au Père. Et voici ce qu’il vous a promis : la vie éternelle. C’est au sujet de ceux qui vous entraînent dans l’erreur que je vous écris ces choses. Quant à vous, l’Esprit dont vous avez été oints par le Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Ce qu’il enseigne est vrai, il ne ment pas. Restez donc attachés à cet enseignement tel que vous l’avez reçu de l’Esprit.” (1 Jean 2/18-27)

 

ONCTION 1

Jean est le visionnaire de la fin des temps. Il était l’apôtre qui a survécu à la persécution, exilé à Patmos à cause du témoignage de Jésus. Dans cette période, il va recevoir les révélations les plus extraordinaires qui soient, qui scellent la fin du message de Jésus-Christ aux hommes. Il va communiquer le message de Dieu pour la dernière génération des croyants, celle qui va vivre la dernière heure.

S’il existe un temps où l’onction du Saint-Esprit se doit d’être nécessaire, indispensable, c’est maintenant.

Où en es-tu avec l’onction du Saint-Esprit ? Ai-je assez de provision pour affronter la dernière heure ?

Les heures d’hier sont passées. Ici, il nous est parlé de la dernière heure, pas de celles qui se sont succédées et sont désormais passées. La Parole de Dieu nous parle aujourd’hui. Il est important de savoir où nous en sommes avec l’onction du Saint-Esprit, cette relation avec le Saint-Esprit.

Nous faisons face aujourd’hui à un déclin moral, à des idéologies et des nouvelles philosophies, à des fausses doctrines et à l’iniquité qui va croissant et la charité qui va diminuant.

Dans l’Eglise de Jésus-Christ, nous devons au contraire voir la charité augmenter et l’iniquité diminuer.

Parfois, face au sommeil spirituel, à l’apostasie, au rejet de la vérité, face au plan anti-Dieu, anti-Christ, orchestré par le diable, face à l’anti-oint (il n’a rien à voir avec le Christ). Nous savons que certains spécimens ont déjà été manifestés sur terre, que des foules ont suivi aveuglément. Et nous, où en sommes-nous ?

Sommes-nous oints de cette mesure d’onction pour faire face à la marée montante d’oppositions qui déferlent sur l’Eglise d’aujourd’hui, les saints de la dernière génération ?

Le message prophétique de Jean est le suivant : seuls les fils/filles de l’huile, les oints de Dieu, vont résister et faire la différence.

Il existe une puissance suffisante contre toutes les puissances d’opposition, c’est l’onction du Saint-Esprit. Suis-je ce fils/fille de l’huile graissée, frottée (selon l’expression de l’Ecriture). En effet, on frottait la tête des brebis avec de l’huile : “Tu oins d’huile ma tête” (Psaume 23/5). On faisait couler de l’huile sur les sacrificateurs (Exode 29/21).

La seule réponse pour la dernière heure est donc l’onction du Saint-Esprit sur l’Eglise.

Nous sommes le résultat du sacrifice de Jésus-Christ, le fruit de ses souffrances, le fruit de ce sacrifice qui est dès avant les temps. En effet, dans les temps éternels, Dieu a dit : ” Qui enverrai-je ? Qui donc ira pour nous ? ” (Esaïe 6/8) Aucun ange, aucun archange, aucune créature de Dieu n’a répondu. Seul le Fils a répondu “me voici, envoie-moi“.

La croix était déjà dressée dans le ciel avant qu’il ne soit sur terre. Nous sommes le fruit des souffrances, du sacrifice, du don de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas n’importe qui mais le frère/la sœur de Jésus. Nous sommes aussi frères et sœurs en Christ. Nous sommes le fruit de son appel, de son choix. Ne nous sommes-nous jamais demandés : “Pourquoi moi ?” Avons-nous d’ailleurs des réponses ?

Tout cela bouleverse mon esprit, mon cœur, il est venu dans ma vie qui n’avait aucun reflet de gloire. Il est venu dans ta vie et a dit : “Il/elle est à moi”. L’Ecriture nous dit qu’il nous “grave, nous tatoue dans sa main”. Il met à part ses bien-aimés et leur donne ce qu’il y a de plus glorieux, de plus précieux, pas des trésors, des terres ou des châteaux, de l’or ou de l’argent, une bénédiction terrestre passagère mais il leur donne son onction, une part de son esprit pour qu’ils ne soient plus semblables à ceux qui n’ont pas l’Esprit. Il nous fait le don suprême de recevoir une part de l’héritage même de Dieu, le Saint-Esprit.

L’onction est une part de Dieu lui-même. Nous ne pourrons pas recevoir tout car nous deviendrions dieu et il y a déjà trop de chrétiens qui se prennent pour Dieu. Nous recevons une part de lui, de Sa vie, de Sa force, de Sa puissance, de Sa nature. “afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine” (2 Pierre 1/4).

Nous recevons une part de sa foi, de son courage, de sa vie, la vie éternelle. La vie éternelle n’est pas une vie kilométrique, elle va au-delà, c’est la vie dont Dieu vit et Dieu se renouvelle instant après instant, Dieu ne change pas, Dieu partage cette vie avec moi !

Hélas, des milliers de chrétiens gâchent l’onction de la Vie !

Pour vous, vous avez reçu l’onction ” : à cause de cette mise à part. “L’onction que vous avez reçue demeure en vous” : parce qu’elle demeure en nous, il va falloir en prendre soin, ce qui nous amène à travers les Ecritures à réfléchir sur cette onction, non pas parce que nous sommes meilleurs, plus intelligents ou plus pauvres et misérables mais parce que nous l’avons reçu comme un don de grâce du Seigneur.

Nous avons reçu cette onction, elle est là pour enflammer ma foi, briser les jougs. C’est l’œuvre du Saint-Esprit. Seul il peut transformer nos deuils en allégresse, remplacer un esprit abattu par un chant d’allégresse. Nous sommes oints pour vaincre les tentations, triompher dans les batailles. Nous ne sommes pas dépourvus.

L’onction demeure ! Nous ne sommes pas seuls pour triompher de ns luttes intérieures, qui sont cachées aux yeux des hommes et même de nos êtres chers.

L’onction est là pour affronter de nouveaux géants car après Goliath, il y en a d’autres. L’onction est là pour que nous affrontions les défis de la vie, les blessures d’hier.

Nous sommes tous nés dans des familles avec des failles, des choses plus ou moins tordues car nous sommes tous héritiers de la chute en Eden. Nous avons donc tous hérité d’une vaine manière de vivre.

L’onction nous amène à la guérison de notre passé, elle nous sort de nos prisons intérieures. L’onction du Saint-Esprit nous libère de ces captivités, elle nous fait vaincre le péché sous toutes ses formes pour vivre une vie sainte et harmonieuse.

Néanmoins, l’onction a ses exigences et nous allons en distinguer trois.

I – Nous devons veiller à son approvisionnement

Nous n’oublions pas de faire le plein du réservoir de notre véhicule, c’est nécessaire.

Qu’en tout temps tes vêtements soient blancs, et que l’huile ne manque pas sur ta tête.” (Ecclésiaste 9/8)

onction-david

 

Si l’huile manque, l’onction risque de ne pas être alimentée.

Dans la Bible, dans la culture au sein de laquelle elle nous immerge, quand on était invité, la première chose qu’on nous apportait était un bassin pour nous laver les pieds, un vêtement blanc et on mettait sur notre tête un pain d’huile qui allait durant toute la soirée fondre et oindre notre tête.

C’était le privilège de l’invité. Jésus fera le reproche à Simon le Pharisien de ne pas avoir agi ainsi à son égard. Jésus a donc été mal reçu. En revanche, Jésus a été oint par Marie et les disciples ont même trouvé à redire. Ceux qui manquent d’onction ne manqueront jamais de critiquer ceux qui en disposent.

Le nard que cette femme a répandu représentait un an de salaire. Imaginons la tête du Maître qui a répandu ce parfum dans toute la maison !

Cette onction du Saint-Esprit fait de nous un invité agréable. Qu’elle se trouve stoppée, enrayée, elle m’entraîne à manquer d’amour fraternel, à manifester de l’indifférence. Cette huile qui manque fait que je n’ai plus rien à apporter à l’autre.

Les serviteurs de Dieu sont avant tout pour les autres, nous nous servons les uns les autres, même ceux qui ne sont jamais d’accord avec nous. L’amour fraternel dépasse “les uns”, il va jusqu’aux “autres”.

Parfois, dans nos églises, nous manquons d’onction. On a vite fait de juger ou condamner celui qui tombe ou s’égare, qui n’a pas veillé. Si nous avons l’onction, ne nous comportons pas comme si nous ne l’avions pas !

L’Eglise doit être un lieu de miracles, pas seulement physiques mais un lieu de miracles spirituels : continuer d’aimer ceux qui ne nous aiment pas, par exemple.

Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, pensez-vous avoir droit à une reconnaissance particulière ? Les pécheurs aiment aussi leurs amis.” (Luc 6/32)

Pouvons-nous dire à nos frères/sœurs : “Je t’aime de l’amour du Seigneur” dans les yeux ? Des femmes portent les cicatrices de leur accouchement et nous, nous sommes enfants du crucifié ! Il porte les cicatrices de son enfantement, lui aussi. Quand nous traitons avec un frère/sœur, nous traitons avec le fruit de ce sacrifice.

L’onction ne doit pas manquer, ce qui induirait un manque d’unité. Pourquoi Satan a-t-il autant de victoires dans l’Eglise ? Le Peuple de Dieu n’est pas un.

La préoccupation de Jésus à quelques heures de la croix était l’unité (Jean 17). Il n’a parlé de rien d’autre.

L’onction me permet d’être un avec le fort/le faible, avec celui qui marche/marche moins bien, avec celui qui a/celui qui a moins. Elle me permet de vivre même là où c’est invivable car je suis quelqu’un de différent, Jésus est dans ma vie. Je peux faire une différence.

Combien de rivalités, de jalousies, de mesquineries, de paroles en l’air, de critiques, de paroles meurtrières, de paroles de tueurs en liberté alors que l’onction m’appelle à bénir et non pas à maudire.

Parfois, on rate les buts de l’onction car trop centrés sur nous-mêmes, Jésus s’est fait serviteurs et nous ne sommes que serviteurs. C’est aussi la raison pour laquelle des chrétiens se sentent mal à l’aide dans les assemblées, il faut que tout se rapporte à leur personne. Nous sommes là pour servir, il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Puissions-nous être des sacrificateurs de Dieu dans l’Esprit !

Veillons ainsi à l’approvisionnement de l’onction.

II – Nous devons veiller à la protection de l’onction

Quelques mouches mortes infectent et abîment tout un flacon de parfum. Ainsi un peu de sottise fait perdre son efficacité à la sagesse.” (Ecclésiaste 10/1)

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Veillons à protéger l’onction. Il est question dans ce proverbe de sottises. L’onction se doit d’être protégée, sans quoi des mouches venimeuses, qui donnent la mort la remplacent. Or, nous sommes appelés à amener la vie. Veillons sur la qualité de l’onction, une huile de qualité.

La bonne huile d’olive est bonne pour la santé. L’onction mérite toute notre attention. Nous avons besoin d’une qualité d’amour, de joie, de grâce, de pardon. L’huile chauffe, elle perd à haute température ses qualités de viscosité, d’où la vidange qui permet de renouveler l’huile.

Nous manquons parfois d’huile. Attention à la fermentation quand on ne veille pas.

Paul a quand même pris le temps d’exhorter un binôme de bénédiction qui s’était transformé en binôme de division : “Je prie Evodie, et je prie aussi Syntiche, d’avoir un même sentiment au Seigneur.” (Philippiens 4/2)

Attention à ne pas négliger l’onction. Faisons la vidange s’il est temps afin que le cœur soit purifié.

III – Veillons au renouvellement de l’onction

Je suis arrosé avec une huile fraîche“. (Psaume 92/10)

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L’huile est un symbole du Saint-Esprit, elle a tendance à sécher, faire des grumeaux, à perdre son efficacité.

Il y a donc nécessité d’un renouvellement, un retour au pressoir. Gethsémané signifie “pressoir à huile”. Le pressoir, c’est là où le Maître fut tellement pressé que même des grumeaux de sang sont sortis de son front. C’est un lieu d’abandon, de pression, de coups, de tromperie, de trahison, pas pour qu’on perde l’onction mais pour reconnaître que nous en manquons.

C’est dans ces situations, ces coups, que je peux être amené à prier pour aimer ceux que je suis incapable d’aimer, de supporter, recevoir une huile fraîche pour ma famille, mon église.

C’est le lieu des coupes amères, ce que nous aimerions repousser. Une huile fraîche nécessite de nouveaux brisements. Pas d’onction sans brisement de notre moi charnel, qui cultive l’inquiétude, ne fait pas grâce, entretient l’animosité, s’isole, juge, critique et isole l’autre…

Si l’huile est passée, corrompue, elle a perdu son parfum et a besoin d’un nouveau brisement. Nous avons besoin d’une onction fraîche. Peut-être sommes-nous dans cette église sans vraiment l’apprécier mais c’est ton pressoir en vue de nouvelles bénédictions, de la croissance dans l’amour, pour apprendre Christ, vivre dans Sa présence.

De chaque assemblée, Dieu veut faire un térébinthe, une plantation pour l’Eternel. ” On les appellera « Térébinthes de la justice, plantation du SEIGNEUR, destinés à manifester sa splendeur ” (Esaïe 61/3).

Du térébinthe, sort l’huile de térébenthine. On doit parler de notre église comme une église bénie, ointe, où on sait pardonner, donner à l’autre, pour qu’il s’élève au-dessus de nous, une huile de force au lieu de dépression, une huile de joie au lieu du deuil.

 

CONCLUSION :

Cette vie d’onction nous permettra d’affronter l’avenir. Acceptons de tout perdre (incompréhension, acceptation, santé, notoriété, gloire, finances) sauf l’onction du Saint-Esprit.

“Ne me retire pas ton Esprit-Saint”, dira le roi David dans le Psaume 51. Il ne pensait plus à ses palais, à ses réussites, ses gloires, ses médailles militaires, ses campagnes, son passé, ses chutes, ses failles et ses péchés. Il pensait à l’onction ! Il avait été au bord du précipice.

Sommes-nous cette personne avec le manque de maîtrise de soi, aux paroles blessantes, colérique, exigeante, aux paroles plus promptes que les actes ou bien sommes-nous avec l’onction prompts à bénir et adoucir.

C’est notre avenir qui est en jeu.