Message 14-03-17

« Ne crains pas, crois seulement »

 

1) Philippiens 4:6-7 :

« a) Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. b) Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ ».

 

Quand on lit ce passage, on voit que Paul nous ordonne :

  1. de cesser de nous inquiéter, mais d’aller vers Dieu avec des prières, des supplications, et des remerciements pour Sa réponse.
  2. Paul ne dit rien au sujet de recevoir une délivrance, un mot de direction, des miracles ou une guérison. Non, il dit qu’en réponse à notre prière, nous recevons la paix de Dieu.

 

En d’autres termes, la première réponse de Dieu à toutes les prières et à tous les cris de nos cœurs, c’est Sa paix !

 

Nous avons tous des problèmes différents, mais nous avons une chose en commun : quels que soient ces problèmes, nous pouvons aller dans notre lieu secret et en ressortir remplis de Sa Paix.

Dieu ne nous donne pas toujours tout de suite ce dont nous pensons avoir besoin, mais ce qu’Il veut toujours nous donner tout de suite, parce qu’Il sait que nous en avons besoin, c’est la paix de l’esprit et du cœur.

 

Parfois, nous prions pour un sujet pendant des jours, des semaines, des mois, parfois des années, et nous commençons à nous demander : Pourquoi ne m’écoutes-Tu pas Seigneur ? Pourquoi ne réponds-tu pas à ma prière ?

En fait, Dieu y répond : un des buts qu’Il recherche est qu’Il veut nous faire grandir dans notre foi et notre confiance en Lui, pour que nous soyons fermes et inébranlables en attendant patiemment Sa délivrance qui viendra en son temps (car « Dieu n’est pas un homme pour mentir… Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas ? » Nombres 23:19 et « si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement » Habakuk 2:3), mais en attendant, Il nous donne Sa paix :

cf Jean 14:27 : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. »

 

David avait fait ce même constat dans le Psaume 34, alors qu’il était pourchassé de toutes parts par son propre peuple et fait prisonnier par un roi ennemi :

 

Psaumes 34:4-6 : « 1) J’ai cherché l’Eternel, 2) et il m’a répondu; Il m’a délivré de toutes mes frayeurs. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte. 3) Quand un malheureux crie, l’Eternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. »

 

David décrit ici les étapes de sa délivrance :

  1. Il cherche l’Eternel.

Mais que veut dire « chercher l’Eternel » ? Pour moi, cela signifie 4 choses :

  1. a) venir en Sa présence, parce qu’Il est notre Père et Il nous accepte tels que nous sommes en Jésus-Christ,
  2. b) nous rappeler Ses promesses, qu’Il nous a laissé de façon écrite dans la Bible, et les Lui rappeler dans la prière avec des remerciements car Il s’agit des « plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles nous devenions participants de la nature divine » (voir 2 Pierre 1:4)
  3. c) regarder à nos cœurs pour qu’ils ne soient pas partagés (Proverbes 23:26: « Mon fils, donne-moi ton cœur » « Car l’Eternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui » 2 Chroniques 16:9)
  4. d) regarder à notre conduite et à notre vie, pour qu’elles Lui soient agréables en « rejetant tout fardeaux » pour les déposer au pied de Jésus, « ainsi que le péché qui nous enveloppe si facilement » (voir Hébreux 12/1: notez que ce verset suit Hébreux 11, le chapitre de la foi).

C’est important car Dieu dit aussi : « Que personne […] ne se glorifie dans son cœur et ne dise : J’aurai la paix, quand même je suivrai les penchants de mon cœur » (Deutéronome 29:19).

 

  1. Dieu lui répond, car « Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6). Et Il lui répond d’abord « en le délivrant de toutes ses frayeurs » et en le remplissant de joie au milieu de ses problèmes,

 

  1. Puis, c’est seulement dans un second temps que Dieu le délivre concrètement de toutes ses détresses.

 

=> Dieu veut d’abord enlever nos craintes et les remplacer par l’assurance de son secours. Il veut que notre confiance en Lui défie les circonstances.

C’est ainsi que nous pourrons alors affirmer avec Paul que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8:28).

 

 

2) Au-delà de cette expérience de David, la volonté de Dieu de nous garder en paix par la foi au milieu des difficultés est une constante dans toute la Bible :

 

Alors qu’Abraham vivait dans un pays étranger, entouré par des rois hostiles, il revenait de faire la guerre à une partie d’entre eux car ils avaient fait prisonnier Lot son neveu. Les premiers mots de Dieu pour lui ont été : “Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande” (Genèse 15:1).

 

Dieu disait à Abraham : « Tu vas affronter des difficultés mais n’aie pas peur, car je te protégerai moi-même. »

Et Abraham a répondu à ces paroles en y croyant : “Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice” (Genèse 15:6), car Romains 4:21 nous dit qu’il avait « la pleine conviction que ce que Dieu promet, Il peut aussi l’accomplir ».

 

Le fils d’Abraham, Isaac, a lui-aussi vécu dans un environnement hostile, entouré par les philistins qui le haïssaient, le harcelaient et le voulaient hors de leur pays. Chaque fois qu’Isaac creusait une citerne, les philistins la comblaient ou la lui volait (voir Genèse 26:15-21) : partout où Isaac se rendait, il ne rencontrait que conflit. Alors Dieu a donné à Isaac la même parole que celle qu’Il avait donné à Abraham : « ne crains point, car je suis avec toi ; je te bénirai » (Genèse 26:24).

 

Nous aussi, tout comme Isaac, nous sommes les enfants d’Abraham et Dieu nous fait la même promesse : « Si vous appartenez à Christ, alors vous êtes les descendants d’Abraham et héritiers selon la promesse » (Galates 3:29).

 

Cette promesse, Dieu va la refaire à tout le peuple d’Israël alors qu’ils étaient coincés devant la mer rouge, avec les montagnes d’un côté et toute l’armée d’Egypte de l’autre… ils n’y avait aucune solution humainement possible pour s’en sortir, mais Dieu va leur dire : « Ne craignez rien, restez en place, et regardez la délivrance que l’Éternel va vous accorder en ce jour… L’Éternel combattra pour vous ; et vous, gardez le silence » (Exode 14:13-14).

Le mot employé en Hébreux pour « gardez le silence » est « charash », qui signifie « garder sa tranquillité, rester en paix, cesser de s’inquiéter ».

 

Dieu le leur redira encore lorsqu’Il leur a ordonné de combattre des nations plus grandes et mieux armées qu’eux : « Ne les crains point » (Deutéronome 7:18).

Et Dieu nous dit la même chose aujourd’hui pour tous les problèmes, toutes les épreuves, toutes les tentations (c’est le même mot en grec) et les difficultés qui nous dépassent et auxquels nous sommes confrontés dans notre vie : Il nous dit « Ne les crains point ».

 

Pourquoi ?

Il y a 2 raisons que Dieu nous donne dans la Bible :

 

  1. « car l’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi » (Deutéronome 7/21)

 

C’est la promesse que Dieu nous a faite : « je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28/20), comme Il a été avec les trois amis de Daniel au milieu de la fournaise ardente.

 

  1. car la victoire a déjà été remportée par Jésus Christ qui « a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2:15).

 

C’est ce que Dieu va dire à Josué :

Josué 10:8 : « L’Éternel dit à Josué : Ne les crains point, car je les livre entre tes mains, et aucun d’eux ne tiendra devant toi »

 

Comme la victoire était déjà acquise à Josué avant qu’il ne se rende au combat, de la même façon, nous n’avons pas à craindre les épreuves, tentations et difficultés que Satan nous enverra, car Jésus-Christ a déjà remportée la victoire pour nous.

 

Un vieux cantique dit : « La victoire est acquise pour qui lutte à genoux », et Paul écrira aux Romains que « dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8:37-39).

 

Et si les circonstances sont tellement difficiles qu’il nous arrive de désespérer même que le Seigneur nous en délivrera, parce qu’après tout nous sommes humains ? Et bien cela n’empêche pas Jésus-Christ d’être avec nous au milieu de la détresse et de nous garder dans Sa paix.

C’est l’expérience que Paul va raconter aux Corinthiens :

2 Corinthiens 1:8-9 : « Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts.

=> C’est surprenant de simplicité. L’apôtre déclare simplement : nous ne savions pas si nous allions survivre. Nous pensions mourir. Alors voilà ce que nous avons fait : nous avons arrêté de nous appuyer sur nos propres forces et nous nous en sommes entièrement remis à Dieu.

 

 

3) Alors ce que Dieu nous dit ce soir, quelles que soient nos circonstances présentes ou à venir, c’est ce qu’Il a dit à Jaïrus : « Ne crains pas, croit seulement » (Marc 5 :36) parce ce que « si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11:40)

 

Croire quoi ?

Et bien simplement ce que Dieu nous dit dans Sa parole :

 

Psaume 23 :

« L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.

Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.

Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde.

Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel Jusqu’à la fin de mes jours. »

 

Esaie 54:10 :

« Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloignera pas de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera pas, Dit l’Eternel, qui a compassion de toi ».

 

Psaumes 28:7 :

“L’Éternel est ma force et mon bouclier ; En lui mon cœur se confie, et je suis secouru”

 

Comme Abraham, Dieu nous appelle à simplement Le croire, à avoir foi en Sa Parole, comme des petits enfants croient simplement ce que leur père leur dit.

 

Dieu dit « mon juste vivra par la foi » (Hébreux 10:38) et « sans la foi il est impossible de Lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie […] qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6).

 

Et la foi ne se base pas sur ce que nous ressentons, sur nos sentiments ou nos pensées, elle se fonde sur les Paroles du Dieu à qui rien n’est impossible, qui nous aime et qui ne peut pas mentir.

 

Hébreux 13:5-8 : «  car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas. »

Matthieu 6:8 : « Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez ».

 

 

Conclusion :

1Pierre 1:3-9 :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts,

pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !

C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves,

Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra,

Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse,

Parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. »