L’HOLOCAUSTE

Lévitique 1 : L’offrande de l’holocauste, un type de Christ sur la croix

 

Le Lévitique est un livre qui concerne la communion avec Dieu.

  • Dieu veut être en communion avec l’homme mais l’homme est tombé (et marche) dans le péché.
  • C’est pour cela que nous voyons que Dieu a établi un système de sacrifices dans Lévitique 1-10.
  • Il enseigne aussi à l’homme comment marcher dans la sainteté (car Dieu est saint) Lévitique 11-27

Nous allons considérer le premier sacrifice, qui est aussi la base de tous les autres qui suivent : l’holocauste.

  • Lévitique 1 contient les instructions que Dieu a données à Israël par le moyen de Moïse au sujet de l’holocauste.
  • Et nous voulons savoir deux choses : le but de ce sacrifice (pourquoi et pour quoi était-il offert) et également la signification de celui-ci (qu’a-t-il à voir avec nous actuellement ?)

I – Le but de l’holocauste : pourquoi (pour quoi) était-il offert ?

Il y a peu d’information au sujet du but de l’holocauste dans le Lévitique 1 (c’est “pour votre expiation” Lév 1/4) mais la première mention de ce sacrifice dans la Bible le décrit bien.

  1. La première mention de l’holocauste définit clairement son but.

Noé bâtit un autel à l’Eternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. L’Eternel sentit une odeur agréable, et l’Eternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait.” (Genèse 8/20-21)

  1. Après le déluge, Noé a offert un holocauste et cette odeur agréable a conduit Dieu à changer d’attitude envers les hommes pécheurs.
  2. Avant le déluge, l’homme était méchant – plus méchant qu’il n’a pu l’être.

L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.” (Genèse 6/5)

  1. Sa méchanceté a attiré la colère de Dieu en jugement sur toute la terre.

L’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. Et l’Eternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits.” (Genèse 6/6-7)

  1. Après le déluge, l’homme n’avait pas changé (il était aussi mauvais qu’avant) mais en raison de l’holocauste, l’attitude de Dieu envers le pécheur a changé.
  2. Le sacrifice de l’holocauste était la manière d’établir la paix avec Dieu – c’était la manière d’apaiser sa colère et de le rendre “propice” envers le pécheur (propice : enclin à lui faire du bien).
  3. Le but de l’holocauste : rendre propice (apaiser) la colère de Dieu contre le pécheur.
  4. Puisque l’homme, dans sa simple nature, est pécheur, il y a toujours “friction” entre lui et Dieu, qui est saint, juste et bon.
  5. L’holocauste était donc offert pour libérer le pécheur des conséquences de son péché devant Dieu et ainsi de le protéger de la colère de Dieu.
  6. L’holocauste était offert pour “changer l’attitude de Dieu” envers le pécheur. Au lieu d’être en colère contre lui, Dieu (après l’holocauste) était enclin à lui faire du bien.
  7. (Lév 1.4) De cette façon, l’holocauste était “pour son expiation” (effaçait sa faute devant Dieu).
  8. L’ultime holocauste : Christ Jésus
  9. Aujourd’hui, nous n’avons plus à offrir ces holocaustes car Christ s’est déjà offert lui-même en holocauste pour nous.
  10. (Rom 3/21-26) Christ est devenu notre propitiation et maintenant, Dieu est enclin à nous faire du bien.

C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience” (Rom 3/25)

  1. Avant de recevoir Christ, nous étions ennemis de Dieu et Sa colère était sur nous tous.

Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.” (Rom 5/10)

  1. a) Mais maintenant, en Christ, par son sacrifice à la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, c’est-à-dire que nous sommes sauvés de la colère car Christ l’a souffert totalement, à notre place, en tant que notre substitut.

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.” (Rom 5/9-10)

  1. b) Désormais, Dieu nous est “propice” car nous avons Christ. Nous avons donc la paix avec Dieu.

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ” (Rom 5/1)

  1. Ensuite, dans l’holocauste de Lévitique 1…
  2. Nous voyons la colère de Dieu sur le pécheur (à cause de cela, dans l’holocauste, nous pouvons voir un type de la manière dont l’inconverti subira la colère de Dieu parce qu’il n’a pas le salut).
  3. Nous voyons aussi le sacrifice substitutif du Fils de Dieu: le Juste qui est mort pour les injustes afin de les amener à Dieu.
  4. Et cela nous conduit au point suivant : une analyse du contenu de Lévitique 1.

II – La signification de l’holocauste : qu’est-ce que cela a à voir avec nous aujourd’hui ?

  1. (v1-2) Ce sacrifice est disponible pour tous.
  2. Il n’y a personne d’exclu : quand Dieu dit “quiconque”, cela veut dire que n’importe qui peut offrir l’holocauste et être en paix avec Dieu.
  3. Il en est de même aujourd’hui avec l’holocauste de Christ. Personne n’est exclu !

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” (Jean 3/16)

  1. Après ces deux versets d’introduction, le chapitre se divise facilement en trois parties.

Nous voyons l’holocauste du bétail (v 3-9), du troupeau (v 10-13) et des oiseaux (v 14-17).

  1. (v3-9) Les détails de l’holocauste
  2. (v3) L’animal pour l’holocauste devait être “mâle” et “sans défaut”.

Evidemment, nous y voyons un type de Christ (un homme, un mâle) qui était parfait (sans défaut dans tous les sens).

  1. (v4) Après avoir choisi son veau, le pécheur devait mettre sa main sur la tête de l’animal.
  2. a) Observons que Dieu n’accepte pas le substitut au lieu de l’autre jusqu’à ce que l’individu mette sa main sur la tête du sacrifice.

(1) Avec l’imposition des mains, le pécheur était d’abord en train de s’identifier avec le sacrifice. C’est-à-dire qu’il indiquait personnellement et explicitement que cet animal était son substitut.

(2) En outre, l’acte d’imposer les mains signifiait un transfert : on plaçait ses péchés sur la tête du substitut.

  1. b) Il en va de même pour nous aujourd’hui.

(1) Christ a porté nos péchés ; le Père “l’a chargé du péché  de nous tous”.

(2) Or, Dieu n’applique pas le sacrifice de Christ au compte d’un pécheur jusqu’à ce qu’il (le pécheur) s’identifie à ce sacrifice.

(a) Il doit reconnaître son besoin d’un substitut – reconnaître qu’il est pécheur.

(b) Il doit vouloir le pardon et la réconciliation avec Dieu – il doit se repentir.

(c) Il doit croire dans le sacrifice, qui est son substitut personnel – il doit avoir foi.

(3) Si quelqu’un ne “s’identifie pas” personnellement à Christ, l’œuvre du seigneur n’est pas acceptée “pour son expiation”. Il doit recevoir Christ personnellement.

(4) Or, avec l’imposition des mains, le pécheur dispose d’un substitut innocent pour offrir à Dieu à sa place, en “holocauste”.

  1. (v5a) Le pécheur même tue son sacrifice.

(a) Les sacrificateurs entreront dans l’histoire ensuite, nous voyons là encore ce que le pécheur fait et c’est lui qui tue le sacrifice.

(b) Ce que chacun de nous doit comprendre est que nous avons tué Jésus-Christ.

(1) Nous savons que la crucifixion était le plan de Dieu depuis toujours et que le Père a déversé sa colère sur Son Fils. En ce sens, “Dieu le Père l’a fait”.

(2) Mais la colère que Christ a subi était la nôtre. La mort est la nôtre. La douleur et la souffrance étaient les nôtres.

(3) Nous avons causé la mort du substitut innocent, nous l’avons tué.

  1. (v5 b) Ensuite, les sacrificateurs offrent le sang “en le répandant” sur l’autel et tout autour.
  2. (v6) Les sacrificateurs “dépouillent” ensuite l’animal et le coupent en “morceaux”.
  3. a) Dépouiller, c’est enlever la peau.

(1) On lui enlève tout ce qui le recouvre pour que le sacrifice soit “nu et découvert” devant le Seigneur.

(2) En fait, on “découvre” tout ce qu’il y a à l’intérieur – ils ôtent tout ce qui est caché.

(3) Ainsi sera le pécheur devant Dieu au jour du juste jugement et ainsi était Christ sur la croix : destitué de tout, totalement exposé à la colère de Dieu.

Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.” (Hébreux 4/13)

  1. b) Après avoir dépouillé le veau, les sacrificateurs le découpent “en morceaux”

(1) Ils découpent tout l’animal systématiquement par toutes ses jointures (par morceaux)

(2) Nous voyons en cela premièrement que le pécheur sans Christ subira la colère de Dieu pour chacun de ses péchés.

(a) Dans le jugement, Dieu va “découper” le pécheur systématiquement, morceau par morceau, péché par péché, parole par parole, pensée par pensée.

(b) et ensuite, il exigera le juste châtiment dans le feu éternel pour chaque “morceau” (chaque péché)

(c) Ainsi donc, celui qui subit la colère de Dieu est d’abord “découpé par morceaux”.

(3) Nous pouvons aussi voir en cela que Christ, l’ultime holocauste, a souffert pour chacun des péchés de chacun d’entre nous (“morceau par morceau”, péché par péché).

(4) Et de plus, étant donné que l’holocauste “par morceaux” (par ses jointures), aucun os n’était écrasé, exactement comme le dit la prophétie de notre Seigneur dans le Psaume 34/20.

Ces choses sont arrivées, afin que l’Ecriture fût accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé.” (Jean 19/36)

  1. (V7) Une fois le sacrifice mort, exposé sans peau et découpé en morceaux, on prépare le feu (un type évidemment du feu éternel que Dieu a initialement préparé pour le diable et ses anges mais qui hélas va aussi devenir le lieu de tourment des pécheurs inconvertis.
  2. (v8-9) Au final, ils le font brûler entièrement sur le feu de l’autel…sauf la peau.

(a) (V6a) Souvenez-vous qu’ils “ont dépouillé” d’abord le veau, qu’ils lui ont enlevé la peau.

(b) Dieu a permis que le scarificateur emporte la peau (pour son usage personnel ensuite)

Le sacrificateur qui offrira l’holocauste de quelqu’un aura pour lui la peau de l’holocauste qu’il a offert.” (Lév 7/8)

  • Aussi, la peau n’a pas brûlé. La peau est restée (sans vie, mais elle est restée)
  • Après “l’holocauste” de Christ sur la croix, on a posé sa “peau” à part dans un sépulcre d’emprunt. Car Lui-même, le Grand Souverain Sacrificateur, allait utiliser cette “peau” quelques jours après.
  • Ainsi donc, avec ce fait de placer la peau à part, Dieu nous donne un type du corps de Christ mis à part, sans vie, un corps qu’Il allait utiliser à nouveau car il est ressuscité.
  1. (v9b) Après tout cela, Dieu dit que cette offrande est “d’une bonne odeur à l’Eternel”.
  2. a) Il en a aussi été du sacrifice de Christ sur la croix.

Marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.” (Ephésiens 5/2)

  1. b) Pourquoi est-ce donc “de bonne odeur” pour Dieu ?

(1) Parce que l’offrande a apaisé Dieu, nous l’a rendu propice, a établi la paix entre ennemis. En Christ, nous avons désormais “la paix avec Dieu”

(2) L’holocauste a apaisé la colère de Dieu et l’a de plus rendu enclin à nous faire du bien (en tant qu’amis et famille, non plus comme ennemis).

 

  1. (V 10-17) Les offrandes du troupeau et d’oiseaux.
  2. Ces sacrifices répètent pratiquement les mêmes détails que nous venons de voir mais il y a quelque chose d’important que nous devons observer : le coût.
  3. Un veau était plus coûteux qu’une brebis et une brebis était plus coûteuse qu’un oiseau.

La leçon est la suivante : Personne n’est exclu ! Pauvres et riches, nous avons tous besoin du salut. Et pauvres et riches, nous sommes tous sauvés de la même manière : par Christ, notre “holocauste “.

Lévitique 1 et le sacrifice de l’holocauste sont bien résumés en Romains 6/23 :

Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.”

  1. Le salaire du péché est la mort – la mort physique, spirituelle et aussi éternelle dans le lac de feu
  2. Mais Christ a déjà payé la note et maintenant le don que Dieu remet au pécheur est la vie éternelle en Christ.

 

L’exhortation de l’holocauste :

– si vous ne vous êtes pas identifié avec le sacrifice (comme celui de Lévitique 1 qui a mis sa main sur la tête de son sacrifice), pourquoi ne pas le faire aujourd’hui ?

– et si cela a déjà été le cas, pourquoi ne pas offrir à Dieu le sacrifice de louange en lui rendant grâces pour qu’Il a fait ?

– les deux choses auront pour conséquence “une odeur agréable à l’Eternel”.