L’expiation (2ème partie)

 

Nous allons continuer avec notre étude de la sotériologie (l’étude du salut). Cela signifie aussi que nous allons poursuivre notre étude de Lévitique 16.

Nous allons donc commencer par Lévitique 16/15 et nous allons voir les deux boucs mâles et l’expiation du péché du peuple.

Souvenons-nous :

– Lév 16/5,7-8 : le peuple apportait deux chevreaux mâles au sacrificateur pour cette journée.

– Lév 16/9 : on en offrait un en sacrifice à l’Eternel

– Lév 16/10 : on envoyait l’autre à Azazel.

– Lév 16/11-14 : Aaron venait de sortir de “derrière le voile”, après avoir offert le taureau en expiation pour ses péchés et pour ceux de sa maison. A présent, il est dehors, dans le parvis et près de l’autel d’airain sur lequel le corps de son taureau (de son offrande pour le péché) est en train de se consumer dans le feu. Il est prêt pur offrir le bouc mâle en expiation pour les péchés du peuple.

I – Le premier bouc mâle : “Payer la dette” (v 15-19)

  1. Aaron tue le chevreau mâle dans le parvis et emporte son sang “derrière le voile”, dans le Lieu Très Saint (v 15)

Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire.”

  1. Là, il répand le sang sur le propitiatoire et aussi devant celui-ci (sur le sol) – v 16 –

Evidemment, le sang sur le propitiatoire concernait l’expiation des péchés des personnes (c’est ce que nous avons vu dans le passage avec le sang pour l’expiation d’Aaron).

Mais quand il répand le sang sur le sol, nous voyons un autre symbole : le péché de l’homme a affecté le tabernacle.

C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d’assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés.” (v 16)

La présence d’impuretés, la rébellion et le péché avait corrompu le tabernacle. Même entrer dans la présence de Dieu par un représentant corrompait le tabernacle. Cependant, par le sang versé, ce lieu devenait pur devant Dieu. ” Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.” (Héb 9/22)

C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d’assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés. Il n’y aura personne dans la tente d’assignation lorsqu’il entrera pour faire l’expiation dans le sanctuaire, jusqu’à ce qu’il en sorte. Il fera l’expiation pour lui et pour sa maison, et pour toute l’assemblée d’Israël. En sortant, il ira vers l’autel qui est devant l’Eternel, et il fera l’expiation pour l’autel ; il prendra du sang du taureau et du bouc, et il en mettra sur les cornes de l’autel tout autour. Il fera avec son doigt sept fois l’aspersion du sang sur l’autel ; il le purifiera et le sanctifiera, à cause des impuretés des enfants d’Israël.” (v 16-19)

Observez la trajectoire du souverain sacrificateur avec le sang. Il commence dans le sanctuaire (derrière le voile, dans le Lieu Très Saint), il passe ensuite au tabernacle – Le Lieu Saint (encore dans la tente) et du Tabernacle, Aaron sort vers l’autel qui se trouve dans le parvis.

Souvenez-vous que c’est là, à l’autel, que la colère de Dieu est en constante manifestation, brûlant et consumant les sacrifices pour les péchés du peuple.

Là, à l’autel, Aaron applique aussi le sang du substitut innocent (sur l’autel où a été fait le sacrifice).

Dieu nous rappelle ainsi à travers cela deux choses :

– le sang versé de Christ est ce qui nous purifie de nos impuretés (il nous purifie de ce que nous sommes par nature) et aussi de nos rébellions (contre la Loi de Dieu) et de nos péchés (contre la Personne de Dieu).

sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache” (1 Pi 1/18-19)

– le sang de Christ et Son sacrifice pour le péché et les péchés a aussi touché la création. ” Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là.  Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu.  Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ; autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.  Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,  de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.” (Héb 9/23-28)

Les choses que nous voyons en figure, en ombre – les types et les symboles – sont les choses de Lévitique 16.

Le Tabernacle est une figure et une ombre du véritable tabernacle que Dieu a érigé : la création, l’univers.

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter. S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent les offrandes selon la loi lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.” (Héb 8/1-5)

Le parvis est un symbole du premier ciel (l’atmosphère autour de notre terre) où Christ a été sacrifié sur l’autel de la croix.

Le Lieu Saint est un symbole du deuxième ciel – le lieu entre le premier ciel (la terre) et la présence de Dieu. C’est donc un symbole de l’univers (l’espace extérieur).

Le Lieu Très Saint est donc, selon Héb 9/11-12, u symbole du troisième ciel, là où se manifeste la présence de Dieu.

Le sang et le sacrifice de Christ nous a purifiés de nos péchés, mais il a aussi touché le tabernacle de cette création. Les cieux (premier et deuxième) ne sont pas purs aux yeux de Dieu. L’impureté du péché a touché et corrompu même les cieux. ” Si Dieu n’a pas confiance en ses saints, Si les cieux ne sont pas purs devant lui…” (Job 15/15)

La terre est restée sous la malédiction du péché également. ” Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.” (Gen 3/17-18)

Car la création a été soumise à la vanité, — non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.” (Rom 8/20-21)

Le sang et l’œuvre de Christ s’appliquent aussi à la création qui a été polluée par le péché de l’homme (notamment la terre, Dieu ôtera la malédiction de la terre lors du Millénium, après la seconde venue de Christ).

Observez que personne ne fait rien excepté le souverain sacrificateur.

Le sang versé du premier bouc mâle a expié le péché et les péchés des personnes et a aussi purifié le tabernacle qui était immonde (ce qui était aussi dû au péché du peuple).

Tout le peuple est dehors, il voit (rien de plus) l’œuvre être réalisée par Aaron. Toute l’expiation de tout le peuple (y compris celle du tabernacle) dépendait d’un seul homme. Si l’homme avait échoué dans cette œuvre, il n’y aurait pas eu d’expiation – le peuple serait resté dans son péché, sous la juste condamnation qui en découle.

Là encore, Dieu veut dépeindre un symbole de Christ.

lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu” (Héb 10/12)

Le Seigneur Jésus-Christ, notre Souverain Sacrificateur et notre Substitut innocent s’est offert une fois pour toutes, pour toujours. Sur la croix, il était seul et c’est là qu’il a accompli l’œuvre d’expiation pour tous ceux qui étaient autour de lui et le voyaient.

Finalement, la Bible dit qu’Aaron (après avoir égorgé la victime, avoir emmené le sang derrière le voile, être sorti et avoir répandu ce sang dans le Lieu Saint  et ensuite dans le parvis sur l’autel) – elle dit qu’Aaron a répandu le sang sur l’autel à sept reprises.

Le nombre sept dans la Bible est souvent utilisé dans un contexte d’accomplissement, quand quelque chose parvient à sa consommation et sa perfection.

Quand le souverain sacrificateur a terminé de répandre le sang à sept reprises sur l’autel dans le parvis, l’œuvre est terminé – il n’y avait plus rien à faire. Le péché était expié.

Une fois que Christ s’est offert Lui-même, il n’y a plus rien eu à faire. L’expiation était faite et il n’y a pas de péché que Dieu ne puisse pardonner – plus d’œuvre non plus à faire.

Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.” (Héb 10/18)

Ensuite, après tout cela, que dirons-nous du second bouc mâle qui est emmené à Azazel ?

II – Le second bouc mâle : “emporter les péchés vers l’oubli” (v 20-22)

  1. Que s’est-il passé jusqu’à maintenant ? Beaucoup ! Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant.” (V 20)

Nous venons de voir l’expiation du sanctuaire (Le Lieu Très Saint), du tabernacle (Le Lieu Saint) et de l’autel (dans le parvis).

Aaron a réalisé toute cette œuvre avec le sang du premier bouc mâle, qui est mort pour les péchés du peuple.

Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge.” (v 21)

Nous voyons de plus, que par le sang de ce même substitut innocent, l’expiation a été faite pour le péché du peuple – toutes ses impuretés, ses rébellions et ses péchés.

C’est donc dire qu’arrivés ici au jour de l’expiation, l’expiation a été faite. Qu’y a-t-il donc d’autre à faire ? Pourquoi devait-on offrir cet autre bouc mâle ?

Ce second bouc mâle est spécial. Nous ne voyons rien de semblable à lui dans toute l’Ecriture. Israël accomplissait ce rite seulement une fois l’an, avec un seul bouc mâle.

Dieu veut nous montrer un autre aspect de l’expiation de nos péchés, un aspect  de ce que maintenant, nous avons en Jésus-Christ (“maintenant”, après avoir été sauvés, après notre expiation). Il ne veut pas qu’il ait un seul doute dans notre esprit au sujet de nos péchés et de leur expiation (souvenez-vous que expiation signifie effacer).

Bien que le sang du premier bouc mâle ait été offert devant Dieu dans le Lieu Très Saint (loin de la vue du peuple), ce qui se passe ici fait face à tous.

C’est comme si Dieu voulait que cette question soit bien claire, alors il le fait à la pleine vue de tout le peuple.

Tous les pécheurs repentis de la nation d’Israël sont en train de regarder…

  1. Le second bouc mâle emporte tous les péchés du peuple au désert et ne revient pas.

puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert. (v 21-22)

Face à tous, Aaron pose ses mains sur la tête du boc mâle et confesse toutes les iniquités d’Israël, toutes ses rébellions et tous ses péchés. De cette manière, il les pose tous sur la tête du bouc mâle (c’est un transfert).

Le souverain sacrificateur chargeait le bouc mâle du péché de tous. Ensuite, quelqu’un emmenait le bouc mâle à Azazel – au désert, une terre inhabitée.  Et on l’y laissait pour toujours, le bouc mâle ne revenait jamais vers le peuple.

C’est dire si le bouc mâle emportait les péchés vers l’oubli et ne revenait jamais.

Par un sacrifice substitutif et innocent, Dieu éloigne loin de lui les péchés, vers une terre d’oubli et les y laisse – il ne s’en souvient plus.

Jésus-Christ, notre Substitut innocent, a emporté les péchés de plusieurs. “de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.” (Héb 9/28)

Exactement comme Aaron a fait avec le bouc mâle, ainsi l’Eternel a chargé Jésus du péché de nous tous (chaque iniquité, chaque rébellion, chaque péché – tous les péchés de tous). “Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.” (Es 53/6)

Comme Aaron a placé tous les péchés du peuple sur la tête du bouc mâle, ainsi Dieu a placé tous les péchés de tous les hommes sur Jésus à la croix.

Job a dit que Dieu avait scellé dans un sac tout son péché et il l’a cousu afin qu’aucun ne puisse s’échapper. “Tandis que maintenant tu comptes tous mes pas, tu cesserais de surveiller mes manquements,  dans un sac bien fermé tu cacherais mes fautes, tu couvrirais mes torts d’une couche de plâtre.” (Job 14/16-17)

Dieu a placé chacun des péchés de chacun d’entre nous sur Christ et aucun ne s’en est échappé. C’est comme s’il les avait tous mis dans un sac bien scellé et il les a placé sur Son Fils.

Et là, sur la croix, Christ les a emportés tous dans l’oubli. Dieu a envoyé nos péchés dans une terre inhabitée pour ne plus jamais avoir à s’en souvenir. Il a fait s’éloigner de nous nos rebellions aussi loin que l’orient est éloigné de l’occident (c’est infini !).

Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions.” (Ps 103/12)

Telle est l’œuvre d’expiation que Christ a réalisée. Il a effacé nos péchés de la pensée de Dieu.

C’est moi, moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, Et je ne me souviendrai plus de tes péchés.” (Es 43/25)

Sous une nouvelle alliance, Dieu nous pardonne de toute notre méchanceté et il ne se souviendra plus jamais de notre péché. Christ a emporté tout à Azazel, l’oubli. “Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Eternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Eternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.” (Jér 31/34)

Dieu nous pardonne la méchanceté en Christ mais il oublie aussi notre péché. Il enterre nos iniquités et jette tous nos péchés au plus profond de la mer (dans un lieu désert et inhabité)/

Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités ; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.” (Michée 7/18-19)

Or, le pardon et l’expiation n’ont-ils pas été obtenus avec le sacrifice et le sang du premier bouc mâle ? Si. Alors pourquoi ce second bouc mâle envoyé à Azazel ?

  1. Le premier bouc mâle était pour l’Eternel et le second est pour le peuple

Le premier bouc mâle était pour Dieu : pour satisfaire sa justice et effacer le péché du peuple devant l’Eternel pour une année de plus. Cette œuvre se faisait en privé, dans le Lieu Très Saint, entre l’Eternel et le souverain sacrificateur.

Le second bouc mâle était pour le peuple, pour les pécheurs.

Toute cette œuvre concernant le second bouc mâle se faisait à la pleine vue de tous pour que tous voient et sachent que Dieu avait oublié tous leurs péchés.

En Christ, par Son œuvre sur la croix, Dieu an ôté notre péché et aussi tous les péchés. Christ les a emportés tous dans un endroit d’oubli pour toujours.

Et Dieu a fait cela en public, face à tous, pour que nous sachions qu’Il nous a pardonné tous les péchés, il a ôté tous les péchés et qu’il ne s’en souviendra plus, pas même d’un seul (ni passé, ni présent, ni futur).

Dieu, en Christ, nous a pardonné nos péchés (passés, présents et futurs).

Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses” (Col 2/13)

Pourquoi confessons-nous donc nos péchés ? “Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.” (1 Jean 1/9)

Ce n’est pas pour obtenir plus de pardon car en Christ, nous sommes déjà purifiés de tout péché. “Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.” (1 Jean 1/7)

La confession du croyant ne le restaure pas dans le salut mais dans la communion avec Dieu.

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.” (1 Jean 1/5)

Ainsi donc, quand nous tombons dans le péché, nous ne marchons pas dans la lumière, c’est-à-dire que nous ne marchons pas avec Dieu. Nous ne sommes pas en communion avec Lui. ” Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité.” (1 Jean 1/6)

Or, ce que Dieu Notre Père parfait veut est que nous marchions dans la lumière avec Lui, que nous marchions en communion avec Lui (amitié, ouvrier avec lui). “Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.” (1 Jean 1/7)

Il sait et nous aussi que nous allons combattre contre le péché et que nous tomberons parfois. “Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.” (1 Jean 1/8)

Que faisons-nous pour revenir dans une marche dans la lumière, en communion avec Lui ? Nous devons confesser le péché et revenir, purifiés de la méchanceté et du mal (c’est-à-dire dans la repentance quant au péché que nous avons commis). “Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.” (1 Jean 1/9)

Il y a 2 parties dans ce verset. La confession du péché qui aboutit au pardon est une fois pour toutes quand le pécheur se convertit à Christ. Ensuite, la confession du péché n’aboutit pas à plus de pardon (car nous avons le pardon de tous nos péchés au moment où nous recevons Christ). Il aboutit plutôt à nous purifier de toute iniquité et nous savons que c’est un processus de toute la vie (c’est le processus de croissance dans la sainteté).

Si notre salut dépendait de la confession des péchés (tous, tout le temps), avec un seul péché non confessé (un péché connu ou inconnu), nous perdrions la rédemption. Ce serait une contradiction avec tout ce que nous lisons dans le Nouveau Testament au sujet de la certitude de notre salut.

Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.” (Héb 9/11-12)

Par la foi en Christ, nous avons la paix avec Dieu et nous sommes fermes dans cette grâce, si fermes que notre espérance certaine est la gloire (tout ce qui a Christ parviendra à la gloire). “Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.” (Rom 5/1-2)

Pourquoi pouvons-nous être si fermes et pleins de certitude ? Parce que le pardon de nos péchés et le salut ne dépendent pas de nous ni de rien que nous ayons à faire. Il dépend de Christ et de ce qu’Il a déjà fait pour nous.

Il s’est sacrifié lui-même sur la croix. Il a subi la colère de Dieu que nous méritions, il est mort et après 3 jours, est ressuscité et a emporté Son sang derrière le voile pour le répandre devant le Père.

Et maintenant, comme avec le second bouc mâle (envoyé vers l’oubli à la vue de tous), Dieu veut que vous sachiez avec certitude que si on a Christ, le Seigneur ne se souviendra jamais de nos péchés. Il les a mis dans un sac et Jésus les a emmenés dans une terre inhabitée, aussi éloignée que l’Orient l’est de l’Occident et c’est là qu’ils sont restés à toujours.

Oubliés. Effacés. Expiés. Pardonnés. Otés. Si vous avez christ, vous avez la vie car si vous avez Christ, Dieu vous a pardonné et vous a accepté comme si vous n’aviez jamais péché.

CONCLUSION :

Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles !” (Rom 11/32-33). Amen !