Introduction :

En 1 Corinthiens 12, Paul a écrit une liste des dons spirituels que nous pouvons espérer voir dans l’Eglise (Il y en a aussi une autre en Romains 12/6-8. On remarque comme un peu de répétition dans ces passages, mais chacun ajoute quelque chose que l’autre n’a pas mentionné. Joints, ils forment une liste complète de dons spirituels). Dans le chapitre 13, Paul souligne l’importance de ce que les croyants permettent à l’amour de motiver leurs actions. Il mettait l’accent sur l’exercice des dons dans l’amour. Quand les dons sont exercés sans amour, ni le croyant ni l’église ne reçoit tous les bienfaits que l’Esprit désire donner par le biais des dons. Au chapitre 14, Paul revient à son thème principal avec un accent particulier sur les règles que Dieu s’attend à voir observer ceux qui exercent les langues et la prophétie. Ses instructions font savoir qu’il y avait de la confusion et du désordre à ce sujet dans le culte à Corinthe. Cependant, les leçons à tirer du chapitre 14 s’appliquent à tous les dons de l’Esprit. Paul a donné des instructions de l’Esprit pour l’Eglise, de son temps et du nôtre.

I. Aspirez aux dons de l’Esprit (1 Corinthiens 14/1-5)

« Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification. »

A. L’attitude biblique envers les dons

Dans son introduction d’1 Corinthiens, Paul exprime sa gratitude envers Dieu pour les merveilleux changements opérés dans la vie des croyants de Corinthe. Toutefois, même s’il reconnaissait que les Corinthiens s’étaient éloignés de leur culture païenne, il voyait qu’il leur manquait encore quelques enseignements. Ils étaient remplis de l’Esprit et il ne leur manquait aucun don (1 Corinthiens 1/7), mais ils devaient mûrir dans l’expression de ces dons.

Pourquoi Paul dit-il « recherchez (ou poursuivez) l’amour » et non pas « vous n’avez pas besoin des dons spirituels » ?

” Poursuivez l’amour ; et aspirez aux dons spirituels ” (14:1). Cela résume l’attitude biblique et correcte que devaient avoir les Corinthiens lorsque l’Esprit les utilisait pour exercer ses dons. « Cherchez ou poursuivez » montre que Paul ne décrivait pas une attitude passive. Il faisait plutôt ressortir une action vigoureuse. L’expression grecque veut dire ici « suivre », avec ou sans intentions hostiles. Dans le Nouveau Testament, on traduit fréquemment « poursuivre », dans le cas où la motivation du persécuteur ou poursuivant était hostile. En Philippiens 3/14, Paul utilise le mot « je poursuis » quand il parle de poursuivre le but vers le « prix de la vocation suprême de Dieu ». En cherchant à avoir l’amour dans chaque aspect de la vie chrétienne, l’exercice des dons spirituels sera une bénédiction pour tous.
Bien que l’Esprit distribue les dons, le souhait des croyants d’être utiles dans ce ministère est important. La personne qui est totalement indifférente envers les dons spirituels ne les verra pas manifestés dans sa vie. Le mot grec traduit « aspirez » implique essayer avec diligence de réussir ou obtenir quelque chose, ce qui donne une idée de la manière dont on doit désirer que l’Esprit œuvre à travers le croyant. Ce terme se trouve aussi en 1 Corinthiens 12/31 et 14/39. Ensuite, on voit Paul exhorter le peuple à désirer sincèrement que l’Esprit les transforme en moyen d’expression des dons spirituels.

B. Les langues et la prophétie

Le croyant doit désirer que l’Esprit-Saint l’emploie. Cependant, quand les dons spirituels commencent à être manifestés, le croyant doit se souvenir de leur objectif et de leurs effets permanents. Paul a attiré l’attention sur les résultats des dons des langues et de prophétie dans l’assemblée. Les règles qu’il a présentées ne posent pas de restrictions et ne les critiquent pas, comme certains commentateurs qui rejettent l’expérience pentecôtiste l’affirment. Au contraire, l’enseignement de Paul aide le croyant à structurer l’usage des dons pour que l’assemblée locale en tire le plus grand bénéfice.

Quelle est la différence essentielle que Paul a cité en mettant face à face le parler en langues et l’interprétation des langues ?

On doit comprendre que Paul faisait allusion aux langues comme au don qui était mis en pratique quotidiennement, pas à ceux qui n’étaient que l’évidence physique initiale du baptême dans l’Esprit-Saint. Recevoir le baptême n’est pas le thème de ce passage. Il écrit pour des croyants ayant déjà été remplis de l’Esprit et qui avaient besoin de mûrir dans sa puissance.
Au début, Paul a parlé de langues inconnues qui aideraient l’individu mais pas l’assemblée. Notez le contraste des expressions : “il ne parle pas aux hommes… il parle aux hommes” et “il s’édifie lui-même… édifie l’Eglise.” La motivation de l’amour est encore à la pensée de l’apôtre. Il est bon que le croyant s’édifie, mais pas lorsque la bénédiction est exclue du Corps de Christ. Quand il parle à Dieu en louange ou en prière, son esprit s’édifie bien qu’il ne comprenne pas les paroles prononcées. Les mystères spirituels exprimés en langues édifient l’esprit de l’individu mais n’aident pas les autres sans l’interprétation.
Pour que personne ne croie que Paul voulait éliminer le don des langues des cultes de l’église, il a dit qu’il souhaitait que tous parlent en langues. Il a dit que les langues interprétées apportaient l’édification à l’église comme la prophétie (verset 5).
Parfois, la prophétie concerne la prédiction du futur, mais sa fonction principale est le ministère d’édification, d’exhortation et de consolation. En Actes 15 :32, Jude et Silas « comme ils étaient aussi prophètes, ils consolèrent et affermirent les frères avec une abondance de paroles. ” Confirmer signifie soutenir ou fortifier. Il est facile de comprendre pourquoi l’Esprit-Saint, par le moyen de Paul, souligne la valeur de la prophétie pour l’Eglise.
Les instructions de Paul sont bien équilibrée. Chacun des croyants a besoin de l’édification personnelle. Le don des langues produit beaucoup d’édification. Prier, chanter et louer dans l’Esprit servent à édifier et encourager les croyants. Quelle bénédiction si grande ! C’est pour cela que Paul a enseigné que, lors du culte de l’église, le croyant ne doit pas s’édifier tout seul. « poursuivez l’amour », dit-il. Les croyants doivent désirer que l’Esprit utilise ses dons de manière à aider à l’édification des autres.

II. J’édifie l’Eglise (1 Corinthiens 14/6-19)

« Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ?
Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?
Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?
De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air.
Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ;
si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.
De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment.
C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter.
Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile.
Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence.
Autrement, si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié.
Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ;
mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. »

A. Des sons incertains

Tant les langues que la prophétie sont exprimées par l’inspiration du Saint-Esprit. Dans ce texte, il semble que certains frères corinthiens dominaient les cultes de l’église en parlant en langues sans interprétation. Paul demanda que, dans l’exercice des dons spirituels, leur préoccupation majeure soit l’édification de l’assemblée entière, pas la satisfaction personnelle.
Si Paul avait parlé uniquement en langues durant leurs cultes, cela ne leur aurait fait aucun bien. Si les langues exprimaient la connaissance spirituelle et les révélations de la vérité et étaient ensuite interprétées, l’assemblée recevrait des bénédictions (verset 6).

Pourquoi la référence de Paul à la musique est une bonne illustration de ce qu’il enseignait ?

Paul a pris un exemple de la musique. Si nous écoutons d’un instrument une seule note tout le temps ou une confusion de notes, il n’y aura aucune mélodie. Quand les notes sont dan s un arrangement ordonné, la musique va jaillir et être entendue. Par exemple, Paul faisait allusion aux marches musicales utilisées lors des batailles de son époque. Les soldats réagissaient au son de divers jeux de trompette pour obéir à certains ordres de combat. Si la trompette rendait des notes sans sens, il serait difficile de se préparer pour la bataille. Paul disait que les langues sans interprétation lors des cultes de l’église étaient comme les notes musicales sans arrangement et le son de la trompette qu’on ne comprend pas (versets 7-9).
Le langage dot être compris pour que s’accomplisse son objectif qui est communiquer. Paul a renforcé sa thèse en utilisant l’illustration de personnes tentant de converser alors qu’elle ne comprennent pas le langage de l’autre. Chacune peut exprimer un message intelligent, mais ne peut pas se comprendre et, par conséquent, l’autre personne ne lui sert de rien (versets 10,11).

B. La ferveur bien dirigée

Pourquoi Paul n’a-t-il pas donné l’ordre de cesser de parler en langues en public ?

Il était approprié que les Corinthiens aient de la ferveur quant aux dons spirituels, mais cela devait être dirigé vers l’édification de l’Eglise (verset 12). Ici, de nouveau, se trouve la motivation de l’amour. Paul n’a pas recommandé qu’on cesse de parler en langues à cause de la confusion créée par le manque d’interprétation lors des cultes. Mais en revanche, quand quelqu’un parlait en langues en public, il devait demander « dans la prière de pouvoir l’interpréter » (verset 13). Cela résoudrait le problème.
Aux versets 14 et 15, il semble que Paul se réfère à l’usage du don des langues lorsqu’il priait en privé. Prier et chanter dans l’Esprit édifiaient son propre esprit même s’il ne savait pas ce qu’il disait. Cependant, il y avait des occasions où il avait besoin de prier et d’adorer avec des mots qu’il comprenait pour qu’ainsi, son esprit tout comme sa pensée puisse recevoir la bénédiction. Les versets 16 et 17 font allusion aux cultes publics. Quand quelqu’un rend grâces à Dieu en langues sans interprétation, ce qu’il dit est bon, mais cela n’aide personne d’autre.
Paul donnait beaucoup de valeur au don des langues (verset 18). Ce verset semble faire référence à son utilisation privée du don, car il fait la distinction avec les expressions “mais dans l’église”. La clé de cette déclaration forte dans le verset 19 est dans les mots “pour enseigner aussi d’autres”. Dix mille paroles en langues inconnues édifieraient son esprit mais seraient de peu de valeur pour l’assemblée. Si Paul avait seulement pu dire 5 paroles dans sa propre langue à, l’église, il aurait choisi ces cinq mots car ils aideraient tous les présents.
Avec son enseignement sur les dons spirituels, Paul donne plus de lumière à ce qu’il a dit auparavant, à savoir que chaque croyant est membre du Corps de Christ. Aussi, comme chaque membre du corps physique œuvre pour le bien des autres, ainsi doit-il en être dans le Corps de Christ. Tout ce qu’un membre fait doit édifier l’Eglise . en utilisant les dons spirituels, la prière doit être que l’Esprit-Saint utilise les croyants pour donner courage, fortifier et instruire les frères en Christ.

III. Maintenez l’ordre spirituel (1 Corinthiens 14/20-33)

« Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement ; mais pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits.
Il est écrit dans la loi : C’est par des hommes d’une autre langue Et par des lèvres d’étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m’écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur.
Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants.
Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
Mais si tous prophétisent, et qu’il survienne quelque non-croyant ou un homme du peuple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous,
les secrets de son coeur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous.
Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification.
En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ;
s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu.
Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ;
et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.
Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés.
Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ;
car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints »

A. L’appel à la maturité

Au verset 20, Paul a parlé comme un père très strict. Il a dit à l’église qu’il était temps de se comporter enfin comme des adultes. Il est bon que quelqu’un soit comme un enfant quant à, l’innocence quand il s’agit de la méchanceté, car c’est une vertu, mais les Corinthiens devaient mûrir dans leur compréhension biblique.

Comment est comparé le jugement que Dieu a envoyé sur Israël au moyen des Assyriens et l’exercice des langues dans l’Eglise ?

Au verset 21, Paul cite un message du prophète Esaïe. Le thème principal d’Esaïe 28/11,12 était le jugement que Dieu allait envoyer sur Juda au moyen des Assyriens, dont le langage n’était pas compris des Juifs. L’Esprit-Saint a révélé à Paul une application de ce passage. Ainsi ? comme la langue inconnue des assyriens prédisait le jugement à venir, les langues par lesquelles l’Esprit parle sont un signe pour les incrédules qui sont sous le jugement. La prophétie sert aux croyants pour l’édification, l’exhortation et la consolation (versets 21,22).

Bien que les langues soient un signe pour l’incrédule, seule la prophétie pourra communiquer un message clair. L’utilisation continue des langues sans interprétation produira une réaction négative chez l’incrédule. S’il vient à un culte où tous parlent en langues, il croira que ceux qui sont présents là ont perdu la raison. Cependant, s’il entend le message de l’Esprit dans le langage qu’il comprend, il sera convaincu de ses péchés et aura l’opportunité d’adorer Dieu (versets 23-25) en acceptant Christ comme son Sauveur.

B. Limitations bibliques

L’Esprit donne à chaque croyant quelque chose qui contribue au culte, mais peu importe quel est le don, le culte doit être ordonné. ce serait chaotique de voir tout le monde parler ou chanter quelque chose de différent en même temps. S’il y a des messages publics en langues, il est préférable qu’il y en ait seulement deux. S’il y en a trois, ce sera suffisant. Les messages avec leurs interprétations respectives doivent être donnés chacun à tour de rôle. Si personne n’a le don d’interprétation, ceux qui parlent en langues doivent se taire ou parler pour eux-mêmes et Dieu et pas pour l’assemblée (versets 26-28). Chaque prophète doit se contrôler en accord avec les règles pour l’adoration unie que Paul a établies. Il est mal d’exiger qu’un don personnel soit exercé sans donner d’importance aux conséquences que cela aura sur l’ordre du culte. Dieu ne dirige personne à faire quelque chose qui provoquerait de la confusion. Il est Dieu de paix, pas de désordre (versets 32,33).
Les prophéties doivent être limitées à deux “Que les autres jugent.” Le terme grec traduit par “juger” signifie distinguer. Il est lié au mot grec pour “discerner” en 1 Corinthiens 12:10. Aucun don n’est au même niveau que les Ecritures. S’il n’en était pas ainsi, il n’y aurait pas eu de raison de juger les dons. Nous devons toujours être disposés à soumettre de telles manifestations spirituelles à la Parole et au jugement des chrétiens matures (versets 19-31).
La déclaration de Paul selon laquelle “les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes”(verset 32) souligne une autre caractéristique importante des dons spirituels. Le croyant n’est pas un conduit sans volonté propre quant à l’activité spirituelle. L’exercice des dons spirituels représente une soumission volontaire à l’influence de l’Esprit-Saint.

Conclusion :

Le message d’1 Corinthiens 13 est comme la musique d’ambiance pour le chapitre 14. Quelque soit le don que le Saint-Esprit manifeste à travers les croyants, le plus grand intérêt doit toujours être l’amour pour le corps de Christ. Tout ce qui se fait doit être fait pour la gloire de Dieu et l’édification des frères en Christ.
On doit aussi se souvenir que seule la Parole de Dieu est le guide infaillible. Comme déterminant la volonté de Dieu et guide de notre vie, la Parole a priorité. Rien ne peut la remplacer.
Il n’est pas convenable d’interrompre une autre personne lorsqu’elle parle ; cela serait inconcevable d’agir ainsi quand un autre chrétien manifeste un don spirituel. “Dans la bienséance et avec ordre”, résume les règles pour l’usage des dons spirituels (1 Corinthiens 14/40). Il faut avoir le même respect pour la maison de Dieu que pour le foyer des gens qu’on visite. L’objectif est de créer une atmosphère agréable et sans confusion.
En régulant les dons spirituels, Paul ne traitait pas le thème des bonnes pratiques seulement. Tout comme tout autre aspect de l’expérience chrétienne, l’exercice approprié des dons spirituels est un signe de la soumission du croyant à Dieu. Cette soumission s’exprime de deux manières :
En premier lieu, le chrétien se soumet à l’influence de l’Esprit dans sa vie lorsqu’il désire avec ferveur les dons spirituels. En second lieu, en manifestant les dons, le croyant doit se soumettre continuellement aux désirs de l’Esprit quant à leur exercice.