Introduction :

Quand on choisit un mécanicien pour notre voiture, un couvreur ou quelqu’un qui effectue une autre prestation, que cherche t-on en premier ? Si vous êtes comme la majorité des gens, les qualités que vous recherchez le plus sont l’honnêteté, la justice et le sérieux. Vous voulez trouver quelqu’un qui respecte la parole donnée et qui effectue une bonne prestation.

En tant que chrétiens, nous devons être des exemples d’intégrité dans nos contrats commerciaux avec les autres. Les qualités que nous recherchons chez les autres doivent faire partie de notre vie. Mais si nous ne faisons pas attention, nous pouvons en arriver à être moins honnêtes dans nos affaires avec les autres. Dieu vous a appelé à lui rendre gloire par votre vie. Les vertus éthiques sont une des façons dont vous pouvez honorer Dieu avec votre vie. Permettez au Saint-Esprit de vous encourager à mener une vie morale pour pouvoir parler de Christ aux autres.

I. Honnêteté (Deutéronome 25:13-16)

“ Tu n’auras pas dans ton sac deux sortes de poids, un gros et un petit. Tu n’auras pas dans ta maison deux sortes d’épha, un grand et un petit. Tu auras un poids exact et juste, tu auras un épha exact et juste, afin que tes jours se prolongent dans le territoire que l’Éternel, ton Dieu, te donne. Car quiconque agit ainsi, quiconque commet une fraude, est en horreur à l’Éternel, ton Dieu. ”

A. Ne trompe pas les autres

A l’époque de Moïse, il était parfois difficile de déterminer les poids exacts car beaucoup de marchands utilisaient des pierres pour peser les produits qu’ils achetaient ou vendaient. Quand ils achetaient, les marchands employaient une pierre plus lourde pour obtenir plus de produits pour leur argent et quand ils vendaient, ils employaient une pierre plus légère afin de donner à l’acheteur une moindre quantité de produits. En employant différents poids, le marchand trompait ses clients. Or,Dieu ne veut pas que son peuple soit malhonnête.

Moïse a ordonné aux israélites de ne pas avoir deux types différents de poids dans leurs bourses, ni deux différents types de mesures dans leurs maisons (Deutéronome 25/13-14). Mieux vaut avoir un “ poids exact et juste ”. Dans tous ses contrats commerciaux, affaires commerciales avec les autres, le peuple de Dieu doit être entièrement honnête.

En mettant en relief l’importance de l’honnêteté, Dieu promettait une vie longue et prospère à quiconque serait honnête. Il déclara aussi qu’il jugerait tous ceux qui seraient malhonnêtes dans leurs relations avec les autres (vv. 15,16).

En quoi les gens sont-ils malhonnêtes dans le monde actuel ?

L’ordre de Moïse quant à l’honnêteté dans les affaires évite seulement un type de malhonnêteté. Les gens révèlent le manque d’honnêteté avec toutes sortes de façons de tromper quelqu’un. Le manque d’honnêteté peut être lié à l’argent, un produit ou un service qui ne soit pas celui annoncé ou promis.

Pourquoi les chrétiens doivent-ils être honnêtes dans tous les aspects de leur vie ?

En tant que chrétiens, notre vie doit révéler le caractère et la nature de Dieu ? Come Dieu est pur, il n’y a rien en Lui qui ne soit pas honnête. Ainsi donc, quand nous révélons le caractère et la nature de Dieu, nous aimons les autres. Et si nous aimons vraiment les autres, nous ne désirons pas leur nuire en quoi que ce soit. Nous les traitons avec respect. Cela inclut le fait d’être honnête dans tous les aspects de nos relations avec les autres.

B. Sois honnête

Athalie, grand-mère du roi Joas, et ses enfants avaient détruit le temple (2 Chroniques 24:7). Quand Joas devint roi, une des premières choses qu’il fit fut d’ordonner la réparation du temple. Il donna aux sacrificateurs la responsabilité de cette réparation. Mais après les 23 ans de son règne, les lévites n’avaient pas réparé le temple. L’argent recueilli pour la réparation était employé pour l’utilisation quotidienne du temple et pas pour sa réparation.

Quand Joas découvrit que l’œuvre de réparation du temple ne se réalisait pas, il enleva aux sacrificateurs la responsabilité de recueillir l’argent et de réparer le temple.

Pour le financement des réparations, Joas plaça un coffre à l’entrée du temple. Quand le peuple allait adorer Dieu, il mettait ses offrandes pour la réparation du temple dans ce coffre.

Ensuite, Joas embaucha des ouvriers pour la réparation du temple (2 Rois 12:10-12). Les sacrificateurs donnèrent aux ouvriers qui réparaient le temple l’argent recueilli. Aucune somme d’argent n’était employée pour faire les ustensiles du temple. Tout l’argent était employé dans les réparations (vv. 13,14).

Ni Joas ni les sacrificateurs ne demandèrent des comptes à ces ouvriers pour l’usage qu’ils faisaient de ces fonds car ces ouvriers étaient honnêtes. On pouvait avoir confiance en eux pour achever la tâche. Et ces ouvriers furent fidèles dans l’accomplissement de leur tâche. Ils réparèrent le temple.

Comment le fait d’être honnêtes peut rendre gloire à Dieu ?

Nous vivons dans un monde dans lequel le manque d’honnêteté est une manière de vivre pour beaucoup de gens. Toute leur vie tourne autour de la tromperie. Mais les gens remarqueront quand les croyants sont honnêtes dans leurs affaires avec les autres. Quand on nous demande pourquoi nous sommes honnêtes, même alors que le fait d’être honnête semble ne pas nous favoriser, nous pouvons dire à ceux qui nous le demande comment Jésus-Christ a transformé notre vie.

Les autres font confiance aux personnes honnêtes. L’honnêteté des ouvriers a permis en premier lieu qu’on leur confie la réparation du temple puis ensuite, leur réputation d’hommes honnêtes a permis qu’on leur confie l’argent donné pour cette œuvre.

II. Justice (Luc 19:1-7)

“ Jésus entra dans Jéricho et traversa la ville. Alors un homme du nom de Zachée qui était chef des péagers et qui était riche cherchait à voir qui était Jésus ; mais il ne le pouvait pas, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant et monta sur un sycomore pour le voir, parce qu’il devait passer par là. Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit : Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. Zachée se hâta de descendre et le reçut avec joie. A cette vue, tous murmuraient et disaient : Il est allé loger chez un homme pécheur. ”

A. Le traitement injuste des autres

Comme Rome dominait la Palestine de l’époque de Christ, les juifs étaient soumis à la loi romaine et à son système d’impôts. Les romains donnait à des gens qui payaient pour obtenir cette charge la responsabilité de recueillir l’impôt. Les collecteurs d’impôts se remplissaient les poches en recueillant plus d’impôts que ceux exigés par le gouvernement romain. Etant donné cette pratique, leurs compatriotes israélites se sentaient agressés, offensés et trahis par les collecteurs d’impôts et ils les considéraient le plus souvent comme des traîtres.

Zachée était devenu l’un de ces collecteurs d’impôts du gouvernement romain. En réalité, il était le chef des collecteurs. Il avait d’autres collecteurs qui travaillaient pour lui et ils recevait une part de leurs gains. Il n’est pas étonnant que les gens du peuple murmuraient à son sujet.

Un jour, Zachée entendit parler que Jésus passait par Jéricho lors de son voyage vers Jérusalem. Il est probable que Zachée ait entendu beaucoup de récits concernant Jésus et qu’il voulait voir cet homme qui avait guéri tant de gens. Mais étant de petite stature, Zachée était monté sur un sycomore pour pouvoir voir.

Quand Jésus vit Zachée sur le sycomore, il s’arrêta et s’adressa à lui. Jésus s’intéressait à Zachée. Jésus lui dit qu’il allait manger chez lui. Bien qu’il ne le savait pas, Zachée était sur le point de faire une expérience qui transformerait sa vie.

Comment pouvons-nous êtres injustes dans nos relations avec les autres ?

Les collecteurs d’impôts étaient injustes avec ceux qui les entouraient quand ils profitaient d’eux en recouvrant des impôts exorbitants pour leur profit personnel. Ils profitaient de leur poste et de leur autorité pour dépouiller les autres de leur argent.

De la même manière, nous pouvons profiter d’un poste d’autorité pour traiter les autres injustement. Nous pouvons avoir des exigences injustes. Nous pourrions traiter les autres avec un manque de respect dû à leur race, leur nationalité ou leur position sociale. En réalité, est injuste toute conduite oppressive qui traite les autres comme s’ils nous étaient inférieurs (voir Actes 10:9-16,28).

B. La justice établie

L’histoire de Zachée montre la puissance transformatrice de Jésus-Christ.

Comment la rencontre de Zachée avec Jésus a t-elle changé la manière dont Zachée traitait ceux qui l’entouraient ?

Après que Zachée ait rencontré Jésus, il se repentit de sa conduite pécheresse envers les autres et promit de donner la moitié de son argent aux pauvres. Il promit aussi de rembourser au quadruple la quantité de ce qu’il avait dérobé (Luc 19/8).

Dans les deux cas, Zachée est allé au-delà de ce qu’exigeait l’éthique de la loi (Lévitique 5/16 : “ Il restituera, en y ajoutant un cinquième, ce dont il a frustré le sanctuaire et le remettra au sacrificateur. Le sacrificateur fera pour lui l’expiation avec le bélier offert en sacrifice de culpabilité, et il lui sera pardonné ” _ Nombres 5/7 : “ il confessera le péché qu’il a commis, restituera ce capital mal acquis, en y ajoutant un cinquième et le remettra à celui envers qui il se sera rendu coupable ”.

La repentance immédiate et généreuse de Zachée montrait qu’il reconnaissait ses pratiques injustes et qu’il lui fallait être juste dans ses relations futures avec les autres. Il reconnaissait avoir été injuste dans la collecte des impôts et décida de renoncer à ses pratiques peu éthiques.

Comment la manière dont nous traitons ceux qui nous entoure affectera t-elle notre relation avec Christ ?

III. Le Sérieux (Luc 19:11-19)

“ Alors qu’ils écoutaient, il ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu’on pensait que le royaume de Dieu devait apparaître à l’instant. Il dit donc : Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour recevoir la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines et leur dit : Faites-les valoir, jusqu’à ce que je revienne. Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire : Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous. Lorsqu’il fut de retour, après avoir reçu la royauté, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir. Le premier vint et dit : Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. Il lui dit : C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. Le second vint et dit : Seigneur, ta mine a produit cinq mines. Il lui dit : Toi aussi, sois établi sur cinq villes. ”

A. Le sérieux récompensé

Le sérieux est une qualité caractéristique importante. Mais certains font seulement s’ils sont sous l’étroite surveillance d’autrui. Quand on les laisse seuls, on ne peut avoir confiance quant à les voir terminer leur tâche.
La parabole que Jésus a raconté dans la maison de Zachée (Luc 19:11-26) avait pour but d’enseigner à ses disciples qu’il n’établirait pas immédiatement son royaume terrestre ; il se passerait longtemps avant que cela n’arrive.

Or, cette parabole enseigne aussi l’importance du sérieux et de la fidélité qui doivent caractériser les disciples de Christ alors qu’ils attendent son retour.

Dans cette parabole, un homme noble voyagea vers un pays lointain pour qu’on le fasse roi puis il revint dans son pays pour régner sur son trône et gouverner son peuple. Avant de s’en aller, il confia à chacun de ses dix serviteurs une “mine”. Le mot traduit par “mine” fait allusion à une monnaie grecque qui valaient cent drachmes. Une drachme était le salaire quotidien d’un ouvrier.

Aussi, chaque serviteur reçu approximativement quatre mois de salaire. L’homme donna ensuite des instructions à ses serviteurs afin qu’ils investissent son argent tandis qu’il était en voyage (vv. 11-14).

Quand l’homme noble revint, il appela ses serviteurs et leur demandé ce qu’ils avaient fait de l’argent qu’il leur avait confié. Les deux premiers serviteurs rendirent l’investissement avec des intérêts. Le premier serviteur avait gagné dix mines et le second en avait gagné cinq (vv.15-19).

Le roi fit l’éloge du premier serviteur et lui donna dix villes en récompense. Il loua aussi le second serviteur et le récompensa avec cinq villes.

Parfois, on donne des petites responsabilités qui sont des investissements à bas risques afin de découvrir les capacités d’une personne.

Ceux qui font leur travail dans les sphères insignifiantes de la vie sont récompensées alors qu’on leur confie une plus grande responsabilité. Mais ceux qui agissent ainsi ne sont pas motivés par la dimension de leur tâche mais par la vertu de leur caractère, un caractère qui se révèle dans tous les aspects de leur vie. On peut leur confier des responsabilités grandes et petites.

Ces deux premiers serviteurs ont montré leur caractère responsable durant l’absence de leur maître. Ils sont été travailleurs même quand leur maître ne les observait pas. De la même manière, notre sérieux est l’un des meilleurs indicateurs de notre caractère. Il révèle qui nous sommes quand personne ne nous observe. Notre sérieux est démontré par la manière dont nous nous comportons quand on nous laisse seuls.

B. Un manque de sérieux jugé

Le troisième serviteur de la parabole de Jésus était différent des deux premiers. Au lieu de placer l’argent pour obtenir des intérêts, il l’a tout simplement enterré. Il n’a fait aucun effort pour obtenir des intérêts avec l’investissement de son maître. Quand son maitre est revenu, ce serviteur déterra l’argent et le remboursa à son maître. Et son maître le reprit pour son manque de sérieux.

Quelle pourrait être la cause de ce que nous ne soyons pas des travailleurs responsables ?

Le troisième serviteur n’a pas investi l’argent de son maître car il avait peur (Luc 19/21). La crainte de l’échec peut être la source de notre manque de sérieux. Au lieu de croire que nos efforts seront récompensés, domine en nous l’instinct de conservation. Ceux qui font ce qu’ils ont à faire regarderont au-delà de la crainte de ne pas être reconnu et feront de leur mieux pour les gens sous la direction desquels ils travaillent, même s’ils doivent encourir des risques.

Le serviteur paresseux n’a pas accepté la responsabilité de sa conduite ; il a rejeté la faute sur son maître. Il considérait son maître comme étant sévère et injuste. Craignant les réclamations injustes de son maître, il a enterré l’argent et le lui a rendu sans intérêts. Le maître n’a pas accepté les excuses de ce serviteur, mais l’a repris. Ce que le serviteur a employé comme excuse aurait dû justement être la motivation pour le pousser à placer l’argent de son maître (22, 23).

La crainte du serviteur et son manque de confiance envers le maître lui ont fait perdre la bénédiction de son maître et sa récompense. Au lieu de lui donner une récompense, le maître lui a enlevé l’argent et l’a donné au serviteur qui avait gagné dix mines (v. 24).

Comment le fait que nous soyons chrétiens nous motive à être travailleurs dans notre service pour Christ et dans nos responsabilités quotidiennes de la vie ?

Conclusion :

A une époque où l’intégrité brille par son absence, la manifestation des vertus des chrétiens mentionnés dans cet article brille comme un phare dans un monde obscurci par le péché. Les gens, chrétiens ou inconvertis, se sentent attirés par ceux qui sont intègres dans leurs transactions commerciales et dans les incidents quotidiens de leur vie.

Sans doute Dieu vous a t-il parlé au travers de cette étude concernant votre intégrité, peut-être concernant certaines sphères de votre vie dans lesquelles manquent les vertus d’honnêteté, de justice et de sérieux.

Demandez à Dieu de vous aider à cultiver ces vertus et de vous aider à les mettre en pratique dans vos affaires commerciales et dans votre vie hors du travail.

Si vous avez nui à d’autres avec vos actions, demandez-leur de vous pardonner . Peut-être devez-vous même compenser le préjudice que vous leur avez causé. Or, quand on s’efforce de remédier au mal qu’on a causé, on peut avoir l’opportunité de parler de Christ.