L’Eglise dans les temps troublés

 

Nous étudions l’ecclésiologie – la doctrine de l’Eglise. Nous avons vu la nature de l’Eglise, quelque chose de nouveau que Dieu a commencé en Actes 2. Nouveau parce que comportant toutes les nouvelles créatures, les enfants de Dieu nés de l’Esprit.

Quelque chose de nouveau et donc différent d’Israël (cela est très important de le souligner).

Nous allons poursuivre sur ce thème car à notre époque, beaucoup se sont écartés de la pure vérité de la Parole de Dieu dans ce domaine. Par exemple, nous sommes nombreux à savoir comment il s’agit de converser avec un “chrétien” qui va de tous les côtés dans la Bible pour y arracher des “promesses” (souvent, ce sont les promesses de prospérité dans l’Ancien Testament).

Nous savons aussi comment expliquer que le sabbat est pour Israël, pas pour l’Eglise. Aussi, il nous faut parler brièvement concernant l’Eglise dans des temps troubles. Pourquoi troublés ? Parce que beaucoup de notre temps tordent l’Ecriture.

Considérez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme Paul, notre frère bien-aimé, vous l’a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée.  C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il parle de ces sujets ; il s’y trouve des passages difficiles à comprendre, dont les gens ignorants et mal affermis tordent le sens, comme ils le font aussi avec les autres Ecritures, pour leur propre perdition.” (2 Pi 3/15-16)

Ce sont des “ignorants”. Ils manquent d’instruction – ils ne sont pas fondés sur la saine doctrine (ils ne savent pas comment étudier la Bible).  Ce sont des gens “mal affermis”. Ils ne sont pas constants, consistants dans leurs croyances (par exemple, ils veulent  s’approprier les promesses de prospérité mais pas celles de châtiment même quand elles apparaissent dans le même contexte).

Il existe 3 textes principaux qui sont souvent tordus pour dire que l’Eglise  est Israël et qu’Israël est l’Eglise. Deux sont faciles à comprendre et l’autre exige un peu plus d’explication.

  1. “L’Israël de Dieu” n’est pas l’Eglise. ” Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l’Israël de Dieu !” (Galates 6/16)

Tous les descendants physiques d’Israël (de Jacob, fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham) ne sont pas israélites. ” Ce n’est pas que la parole de Dieu soit devenue caduque. Car tous ceux qui sont issus d’Israël ne sont pas Israël.” (Rom 9/6)

Les israélites qui sont sauvés aujourd’hui (les juifs qui se sont convertis à Christ) forment “l’Israël de Dieu” (cela n’a rien à voir avec les païens car nous ne sommes pas d’Israël/Jacob).

De même aussi, dans le temps présent, il y a un reste selon le choix de la grâce.” (Rom 11/5)

  1. Les “juifs spirituels” (ce ne sont pas les chrétiens).

Le vrai Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences ; et la vraie circoncision, ce n’est pas celle qui est apparente, dans la chair. Est vraiment juif celui qui l’est dans le secret ; sa circoncision, c’est celle du cœur, qui relève, non pas de la lettre, mais de l’Esprit ; celui-là ne reçoit pas sa louange des humains, mais de Dieu.” (Rom 2/28-29)

Ces versets établissent une distinction entre deux types de juifs. D’abord, il y a les juifs physiques – les descendants physiques d’Israël (ils sont de la circoncision) et en second lieu, il y a les juifs (parmi les physiques) qui croient et qui se sont soumis à Dieu. Ce sont ceux qui sont juifs extérieurement dans la chair et aussi à l’intérieur, dans leur cœur.

Il ne s’agit pas des païens – de l’incirconcision – ni de l’Eglise. Nous ne devenons pas des “juifs spirituels” quand nous nous convertissons à Christ. Nous devenons des nouvelles créatures (ni juifs,  ni païens), nous devenons enfants de Dieu.

  1. Romains 11/11-25 : les branches greffées

Nous arrivons ici au passage qui exige un peu plus d’explication (simplement parce qu’il est plus étendu, pas parce qu’il serait plus difficile à comprendre car il est plutôt clair).

I – Les branches greffées : l’Eglise n’a pas remplacé Israël (Rom 11/11-25)

  1. 1. Etablir le contexte : Israël et les païens (pas l’Eglise) (Rom 11/11-16)

Je demande donc : ont-ils trébuché pour tomber tout à fait ? Jamais de la vie ! Mais, du fait de leur faute, le salut a été donné aux non-Juifs, afin de provoquer leur jalousie. Or si leur faute a fait la richesse du monde, et leur défaite la richesse des non-Juifs, à combien plus forte raison en sera-t-il ainsi de leur complet relèvement ! Je vous le dis, à vous, les non-Juifs : pour autant que je suis l’apôtre des non-Juifs, moi, je glorifie mon ministère, afin, si possible, de provoquer de la jalousie parmi les gens de ma propre chair et d’en sauver quelques-uns. Car si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ?  Or si les prémices sont saintes, toute la pâte l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.”

– v 11-12 : le salut est parvenu aux païens (au monde). Notons tout d’abord que ce texte parle des païens et du monde. Il ne s’agit pas des chrétiens mais des nations dans le monde, qui ne sont pas Israël.

Par la transgression d’Israël (son rejet de Jésus comme Messie), les autres nations du monde (les nations païennes) ont reçu la bénédiction de Dieu dans le salut. Cela veut dire que les païens peuvent être sauvés indépendamment d’Israël. Ils n’ont pas à devenir juifs pour être sauvés (c’est une œuvre directe avec Dieu).

– v 13-16 : la situation actuelle des païens est passagère. Notons à nouveau que nous parlons de païens et du monde, pas de chrétiens. Leur exclusion a eu lieu en Actes 28/238 quand ils ont rejeté Jésus comme Messie pour la dernière fois. ” Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux non-Juifs : eux, ils écouteront.” (Actes 28/28)

– v 15 : Mais cette situation n’est pas permanente car Dieu restaurera Israël dans l’avenir.

Aussi, c’est ce que nous avons dans le contexte :

– la nation d’Israël (le groupe entier de tous ceux qui sont nés et naissent dans la descendance physique d’Israël) a été exclue à cause de son incrédulité et de son rejet de Jésus.

– à cause de leur transgression, Dieu a apporté le salut et la bénédiction directement aux païens (aux nations du monde qui ne sont pas Israël)

– cela signifie qu’aujourd’hui, un païen peut être sauvé sans devenir juif

– cependant, cette relation directe entre Dieu et les païens est passagère car un jour, dans l’avenir, Dieu restaurera Israël pleinement. Alors, le salut et la bénédiction viendront à nouveau au moyen d’Israël.

– nous parlons d’Israël et des païens, pas de l’Eglise.

  1. Comprendre le contenu : les branches sont Israël et les païens (pas l’Eglise) – Rom 11/17-24

Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, si tu as eu part à la racine, à la sève de l’olivier,  ne fais pas le fier aux dépens des branches. Si tu fais le fier, n’oublie pas que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.  Tu diras donc : des branches ont été retranchées pour que, moi, je sois greffé.  Fort bien ; elles ont été retranchées du fait de leur manque de foi, et toi, c’est par la foi que tu tiens. N’en tire pas orgueil, aie plutôt de la crainte ; car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, prends garde qu’il ne t’épargne pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché. Eux, de même, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés ; car Dieu a le pouvoir de les greffer à nouveau.  En effet, si toi tu as été retranché de l’olivier naturellement sauvage et, contrairement à la nature, greffé sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.”

L’illustration des branches est simplement une illustration de la vérité que Paul vient d’enseigner.

– v 17-18 : Le païen est parvenu à participer directement à la bénédiction, à la place d’Israël. “Tu”, dans le contexte, est le singulier de “vous” au-dessus. Il est question du païen, pas du chrétien.

– le païen participe déjà directement à la bénédiction, il n’a plus à devenir une “branche” d’Israël (comme avant, dans l’Ancien Testament). Aussi, deux choses sont importantes, qu’il nous faut prendre en compte :

– d’abord,  ce texte parle des païens (sauvés et non sauvés), pas de l’Eglise. C’est-à-dire que les païens  ont maintenant accès direct au salut et à la bénédiction de Dieu,

– en second lieu, tout ce qui suit est en rapport avec les païens (les nations de ce monde) et pas les chrétiens (l’Eglise).

– v 19-21 : le changement vient d’Israël vers les païens (pas d’Israël vers l’Eglise).

Par leur transgression (incrédulité), les branches naturelles, Israël, ont été arrachées. Pour provoquer la jalousie d’Israël, Dieu a greffé les nations directement sur l’arbre (c’est-à-dire qu’elles occupent la place de bénédiction directe qu’occupait auparavant Israël).

– v 22-24 : Dieu retranchera plus tard les païens et restaurera la nation d’ Israël.

Actuellement (en ce moment), le païen ne dépend pas de la nation d’Israël pour son salut. Les païens ont été greffés et peuvent recevoir le salut et la bénédiction de Dieu “directement”.

Cependant, un jour prochain, ils seront coupés. Israël sera à nouveau greffé et deviendra la source de salut et de bénédiction pour les autres nations (païennes). Cela arrivera lors de l’Enlèvement de l’Eglise.

Car je ne veux pas, mes frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous croyiez pas trop avisés : Israël est devenu obtus, en partie, jusqu’à ce que la totalité des non-Juifs soit entrée.” (Rom 11/25)

– les promesses que Dieu a faites à Israël sont pour Israël et seront pour Israël toujours (pour personne d’autre). L’Eglise  n’a pas remplacé Israël, contrairement à ce que la doctrine en vogue dite du “remplacement” semble insinuer. L’Eglise n’est pas non plus une continuation d’Israël. Elle e »st différente, distincte.

Car les dons de la grâce et l’appel de Dieu sont irrévocables.” (Rom 11/29)

  1. Résumé : Romains 11 et les branches

Les branches greffées sont les nations païennes, pas les chrétiens de l’Eglise. Ce texte traite du changement qui s’est produit en Actes 28/28 quand Dieu a laissé de côté Israël pour un temps et a apporté le salut (et sa bénédiction)  directement aux païens.

Il ne s’agit pas de l’Eglise remplaçant ou se substituant à Israël. Il ne s’agit pas des chrétiens recevant toutes les promesses d’Israël. Il ne s’agit pas de l’Eglise.

Ce texte traite des païens et de leur place privilégiée durant ce temps de châtiment sur Israël.

Comment donc devons-nous traiter avec les gens qui veulent tordre ce texte et dire que l’Eglise a été greffée à la place d’Israël (et donc qu’elle peut s’approprier toutes les promesses de l’Ancien Testament) ?

II – Notre relation avec l’apostasie : l’Eglise doit combattre les erreurs

  1. Comprenons d’abord que la Bible dit que les derniers jours de l’Eglise seront des jours d’apostasie

Après notre enlèvement (notre réunion avec le Seigneur), viendra l’apostasie (et après l’apostasie, Christ reviendra : le “jour du Seigneur”).

Nous vous le demandons, frères, en ce qui concerne l’avènement du Seigneur Jésus-Christ et notre rassemblement auprès de lui, ne vous laissez pas trop vite ébranler dans votre bon sens ni alarmer par un message inspiré, par une parole ou par une lettre venant prétendument de nous, comme quoi le jour du Seigneur serait déjà là. Que personne ne vous trompe d’aucune manière : il faut d’abord que vienne l’apostasie et que se révèle la personnification du mal, celui qui est voué à la perdition” (2 Thess 1/1-3)

– la venue de notre Seigneur (v 1) est “le jour du Seigneur” (v 2), c’est la seconde venue de Christ (quand il reviendra dans Sa gloire, Apoc 19).

– Notre “réunion” avec Lui est l’Enlèvement, qui surviendra sept ans environ avant la Seconde venue (avant les sept ans de la Tribulation).

– ainsi donc, après notre réunion  avec le Seigneur lors de l’Enlèvement et avant la seconde venue, viendra “l’apostasie” et aussi l’Antichrist (l’homme de péché, le fils de perdition).

– Dieu a parlé de cette apostasie dans la prophétie d’Amos : “ Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l’Eternel, Où j’enverrai la famine dans le pays, Non pas la disette du pain et la soif de l’eau, Mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Eternel.” (Amos 8/11)

– à cause de cela, plus l’enlèvement est proche et plus l’apostasie aura cours dans le monde (car le monde entier va vers “l’apostasie de la Tribulation”). A cause de cela, Paul dit que dans les derniers temps de l’Eglise, certains s’éloigneront de la foi.

Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ” (1 Tim 4/1)

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. Il en est parmi eux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent des femmes d’un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce, apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès ; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes. Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi, ma douceur, ma charité, ma constance, mes persécutions, mes souffrances. A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes. Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes.” (2 Tim 3/1-13)

Le danger de nos jours est lié avec les hommes qui résistent à la vérité. Et Paul dit que la situation ne va pas s’améliorer mais va devenir pire, combien plus nous nous approchons du jour de notre Enlèvement (et du commencement de la Tribulation  et de l’apostasie).

Ainsi donc, comprenons que nous devons nous attendre à des temps d’apostasie. ” Car il viendra un temps où ils ne supporteront plus l’enseignement sain ; mais au gré de leurs propres désirs, avec une démangeaison d’entendre, ils se donneront maîtres sur maîtres ; ils détourneront leurs oreilles de la vérité et dévieront vers les fables.” (2 Tim 4/3-4)

  1. Comprenons aussi ce que Dieu attend de nous durant nos jours d’apostasie

Il y a plusieurs façons de réagir à l’apostasie (et donc aux gens, dans l’apostasie). ” Un esclave du Seigneur ne doit pas se quereller. Il doit au contraire être affable envers tous, apte à enseigner, prêt à supporter le mal ; qu’il corrige avec douceur les contradicteurs, au cas où Dieu leur donnerait de changer radicalement pour parvenir à la connaissance de la vérité,  de revenir à leur bon sens et de se dégager des pièges du diable, qui les a pris pour les soumettre à sa volonté” (2 Tim 2/24-26)

Parfois, nous devons combattre ardemment pour la foi et reprendre ceux qui sont dans l’erreur pour qu’ils soient sains dans la foi.

Bien-aimés, comme je consacrais tous mes efforts à vous écrire au sujet de notre salut commun, j’ai été contraint de le faire afin de vous encourager à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.” (Jude 3)

Ce témoignage est vrai. C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine.” (Tite 1/13)

Dans d’autres cas, il est simplement mieux d’éviter le contact avec ceux qui ne veulent pas être corrigés. ” Mais évite les débats extravagants, les généalogies, les disputes, les querelles relatives à la loi, car tout cela est inutile et futile. Celui qui cause des dissensions, éloigne-le après un premier et un second avertissement,  sachant qu’un tel individu est dévoyé et qu’il pèche : il se condamne lui-même.” (Tite 3/9-11)

Dans ce dernier passage de Tite, nous avons un bon conseil pour savoir laquelle des trois manières (de traiter ceux qui sont dans l’erreur) il convient d’employer.

  1. a) d’abord, nous devons les avertir avec beaucoup d’amour, d’amitié, d’humilité, de bienveillance, etc.
  2. b) s’ils persistent dans leur erreur, nous pouvons discuter un peu plus ardemment,
  3. c) s’ils poursuivent dans leur mauvaise doctrine après avoir vu ce que la Bible dit…Evitons-les.

CONCLUSION :

Dieu a un plan particulier pour Israël et aussi pour l’Eglise. Nous devons connaître la différence.

Nous n’avons tout d’abord pas à tergiverser avec l’Ecriture et nous appliquer quelque chose qui ne nous appartient pas. Par ailleurs, pour connaître quel est le plan de Dieu pour nous, pour y participer (si nous n’utilisons pas bien la Bible, nous allons mettre de la confusion dans ces plans – celui pour Israël et celui pour l’Eglise – et nous tenterons de réaliser quelque chose que Dieu a donné à Israël.

Notre tâche est simple : bâtir le Corps de Christ (le faire croître, en nombre et en maturité spirituelle). ” C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle, d’autres comme bergers et maîtres, afin de former les saints pour l’œuvre du ministère, pour la construction du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme adulte, à la mesure de la stature parfaite du Christ. Ainsi nous ne serons plus des tout-petits ballottés par les flots et entraînés à tout vent d’enseignement, joués et égarés par la ruse et les manœuvres des gens en disant la vérité, dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est la tête, le Christ.  C’est par lui que le corps tout entier, bien coordonné et uni grâce à toutes les jointures qui le desservent, met en œuvre sa croissance dans la mesure qui convient à chaque partie, pour se construire lui-même dans l’amour.” (Eph 4/11-16)

Cela signifie que chacun d’entre nous doit s’engager dans le processus de formation des disciples pour croître d’abord et ensuite aider les autres à grandir aussi.

Si vous ne vous êtes pas engagé dans la formation du disciple (ou bien vous n’êtes même pas un disciple), je vous invite à considérer votre position. Il y a beaucoup d’erreurs dans le monde et le christianisme actuellement. Nous faisons partie de la solution, pas du problème. Croissons en Christ et préparons-nous pour accomplir la Grande Commission consistant à faire des disciples.