L’athéisme en tant que vision du monde est intellectuellement en banqueroute et pose plein de problèmes philosophiques. L’un des plus grands problèmes est le manque de capacité à expliquer notre propre existence.

Il est évident que nous existons même si les athées aiment arborer la bannière de l’évolution mais la question est : d’où vient l’univers ? En effet, ce qui est parvenu à l’existence a eu une causalité pour pouvoir exister. L’univers est venu à l’existence mais qu’est-ce qui fait qu’il existe ?

Pour répondre à cette question, il n’y a que deux possibilités qui puissent constituer la casualité de l’univers : une cause impersonnelle et une cause personnelle. C’est là une figure antonyme qui épuise toutes les possibilités. Par conséquent, c’est la première ou la seconde, il n’y a pas de troisième option.

Considérons l’option athéiste qui tente d’expliquer l’univers comme une cause impersonnelle.

Si l’athée disait que l’univers était venu à l’existence tout seul, alors il serait illogique, puisque que quelque chose qui n’existe pas n’a pas de nature et sans nature, il n’y a pas d’attributs, les actions ne peuvent mises en œuvre comme ce serait le cas de l’univers venant à l’existence par lui-même. Aussi, cette causalité ne fonctionne pas.

Si l’athée disait que l’univers a toujours existé, cela ne fonctionnerait pas non plus puisque cela signifierait que l’univers est infiniment vieux. S’il est infiniment vieux, pourquoi l’énergie utilisable selon la 2ème loi de la thermodynamique ne s’est pas épuisée ?

Pour pouvoir parvenir aussi au présent dans un univers infiniment vieux, qui aurait traversé une quantité infinie de temps ! Or, il est impossible d’avoir traversé une quantité infinie de temps pour parvenir au présent. Les problèmes que cela pose signifieraient également qu’il ne pourrait pas y avoir une quantité infinie de cycles antérieurs de l’univers où avoir une expansion et se contracter pour toujours. Ces explications ne vont donc pas.

Si l’athée disait que la matière et/ou l’énergie a existé sous une forme quelconque éternellement avant l’univers, uniquement de formes différentes, alors la même question qui consiste à traverser une quantité infinie de temps pour parvenir au présent réfuterait cette idée.

Or, cette explication poserait un autre problème. Si les conditions nécessaires à la cause de l’univers ont toujours existé à l’intérieur de la matière préexistante, alors l’effet de l’univers étant transformé est une résultante nécessaire du fait que la matière et l’énergie et cet univers lui-même auraient été formés il y a déjà longtemps, un temps indéfini.

Or, il ne peut en être ainsi car cela signifierait qu’à présent, l’univers n’aurait déjà plus d’énergie utilisable – e tune fois encore se pose alors le problème d’entropie – sans mentionner le problème perpétuel de la traversée d’une quantité de temps infinie pour parvenir au présent. Ainsi donc, cette explication ne fonctionne pas non plus.

Ainsi donc, l’univers, qui est composé de matière et d’énergie ne peut être infiniment vieux ni dans sa forme présente ni sous une quelconque autre forme.

Alors, comment cela s’est-il passé ? Et finalement, comment en sommes-nous arrivés à celui-ci ? L’athéisme ne peut pas nous aider ici. Aussi, nous devons porter notre attention sur la seconde option : une causalité personnelle. S’il existe une influence personnelle, ce qui signifierait qu’un être personnel a œuvré sur l’univers, alors, nous disposons d’une explication à la causalité de l’univers.

Une roche n’arrête pas soudainement d’être une roche pour devenir un coing de hache à moins de subir une influence. Pour que la matière et l’énergie changent et que se forme quelque chose de nouveau, il y a nécessité d’une action extérieure. Nous devons nous demander : qu’est-ce qui a agi sur la matière et sur l’énergie, qui a fait que l’univers existe ?

Ce qui a été la cause de l’existence de l’univers devait exister avant ce même univers. Etant donné que l’univers a eu un commencement dans le temps et que la matière et l’énergie ne changent pas spontanément, la meilleure explication à la causalité de l’univers est une action due à une décision.

En d’autres termes : une décision pour agir à un temps spécifique dans le passé est la meilleure explication de l’existence de l’univers. Nous chrétiens dirions bien entendu que cette décision fut prise par un être personnel que nous appelons Dieu.

Nous discernons bien que l’athée n’a rien à nous offrir concernant la question importante de nous expliquer comment nous sommes arrivés ici ? L’athéisme ne peut répondre à l’une des questions philosophiques les plus importantes liée à notre existence même. S’il offre une explication, elle sera déficiente et la démonstration comportera bien des lacunes. Aussi ne peut-il offrir qu’ignorance et conjectures.

Finalement, qu’est-ce qui a amené Dieu à l’existence ?
La réponse est simple : rien. Rien ni personne ne l’a amené à l’existence. Il a toujours existé. Il est la cause non causée. Pensez à cela ; vous ne pouvez avoir une régression infinie de causes. C’est comme avoir une ligne infinie de dominos tombant les uns sur les autres.

Si vous régressez infiniment dans le temps pour essayer et trouver le premier domino qui a commencé tout cela, vous ne le trouverez jamais puisqu’il faudrait que vous traversiez une quantité infinie de temps pour l’obtenir, ce qui est impossible. Cela signifierait aussi qu’il ne peut y avoir une régression infinie de causes.

De plus, cela signifierait qu’une cause première n’a jamais existée. Si une cause première n’existe pas, alors, il n’aurait pas pu y en avoir une deuxième, une troisième et ainsi de suite et vous ne verriez aucun de ces dominos tomber les uns après les autres. Mais étant donné qu’ils tombent, il doit y avoir une cause première qui, en elle-même n’a pas été causée et qui n’a n’a pas eu un commencement en temps spécifique dans le passé.

Il en va ainsi de l’univers. Il y a eu une cause à son existence en un point spécifique du temps. La cause non causée est Dieu, qui a décidé de créer l’univers et qui est immuable, comme le dit la Bible, dans le Psaume 90 : 2 ” d’éternité en éternité, tu es Dieu “.