LE SALUT POUR TOUT HOMME

 

Nous étudions ce qui a trait à l’anthropologie (la doctrine de l’homme) et dans ce cadre, nous touchons l’hamartiologie (la doctrine du péché).

  1. Nous savons que l’homme a été créé à l’image de Dieu (en 3 parties : esprit, âme et corps) mais qu’il est tombé dans le péché.
  2. Ce péché a été transmis de génération en génération et a affecté chaque être humain qui a existé (nous sommes nés avec “le péché” et avons tous commis des “péchés”.

Tout en revenant sur les 3 parties qui composent l’homme, nous allons  aborder le thème du salut de l’homme pécheur.

Qu’est-ce qui a été sauvé en nous lorsque nous nous sommes convertis à Christ ? Quel est le rapport entre le salut et notre esprit, notre âme et notre corps ?

Nous allons voir que bien que nous ayons été sauvés au moment de la nouvelle naissance (le jour de notre conversion à Christ), tout notre être n’a pas été sauvé à ce moment-là. Seulement une partie (pour l’instant !).

I – Au passé, notre esprit a été sauvé

  1. Au moment de croire l’évangile (en nous repentant de nos péchés et en plaçant notre foi en Christ), la Bible dit que nous avons été scellés par l’Esprit-Saint. “En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire” (Eph 1/13-14).
  2. C’est le moment de la nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu. Il vient à notre être, nous régénère (nous donne la vie nouvelle là où seule la mort résidait) et il demeure en nous.
  3. Par ailleurs, la Bible dit que l’Esprit-Saint est venu demeurer dans notre esprit. “Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit.” (1 Cor 6/17)
  4. Par conséquent, nous pouvons dire que nous avons été sauvés spirituellement (au moment de la conversion).
  5. Comme nous l’avons vu, notre “nouvel homme” est l’homme “intérieur” – l’homme à l’intérieur de nos âmes. C’est l’homme “spirituel”.
  6. C’est pour cela que la Bible dit que l’homme nouveau (l’homme intérieur, dans notre esprit) “ne peut” pécher. Il est impossible qu’il pèche car il est né de Dieu – l’Esprit de Dieu s’est uni à notre esprit. “Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.” (1 Jean 3/9)
  7. Cela nous aide à comprendre aussi les commentaires de Paul en Romains 7. “Ce n’est pas moi” qui pèche car “je suis” le nouvel homme en Christ. “Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi” (Rom 7/14-17)
  8. Où demeure le péché en moi, alors ? Si nous continuons la lecture en Romains 7, il est facile de constater que le péché demeure dans nos membres, dans ce “corps de mort”.

 “Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.  Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? …  : “(Rom 7/18 – 24)

Quoi ? Dieu n’a pas sauvé nos corps ? La rédemption n’a rien à voir avec le corps ?

II – Dans l’avenir, notre corps sera sauvé.

  1. Il y a une partie de notre salut qui n’a pas encore été réalisé (elle est pour le futur). “Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.” (Rom 13/11)
  2. Nous attendons encore la rédemption de nos corps – nous attendons que l’œuvre de la rédemption que christ a réalisé sur la croix touche nos corps. “Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.” (Rom 8/22-23):
  3. Posons-nous une question pour illustrer ce point : la guérison de nos corps est-elle incluse dans l’œuvre de rédemption que Christ a réalisé sur la croix ?

Bien sûr que oui ! “Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié. Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.” (Es 53/4-5)

Les évangiles montrent que Jésus a guéri les malades dans leur corps, ce qui est, selon la citation qui est faite d’Esaïe, la caractéristique de son ministère mais aussi une conséquence de l’œuvre qu’il allait accomplir sur la croix.

Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement et il accomplit encore de telles guérisons, tant de gens peuvent en témoigner !

Cependant, notre corps dépérit, ce qui est une conséquence inéluctable du péché et nous gémissons donc dans ce corps en attendant la rédemption de notre corps. Mais elle est future. Depuis notre naissance, notre corps va vers la mort. Mais notre espérance est “une nouvelle demeure” (un nouveau corps), une “maison éternelle”. ” Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste” (2 Cor 5/1-2)

Le fait que le Saint-Esprit demeure en nous pour toujours est une garantie (les arrhes) de ce que tout cela sera une réalité.

Or, comme pour l’achat d’une maison, on paie les arrhes en premier et ensuite, plus tard, on paie le reste et on reçoit la maison.

Bien que nous soyons sauvés, nous n’avons que les arrhes. La plus grande partie reste encore à venir.

pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.  C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.” (2 Cor 12/7-10)

Voilà aussi la réalité terrestre que vit notre corps.

  1. Or, comprenons ceci : la parfaite et complète rédemption de nos corps viendra un jour en un clin d’œil quand Christ reviendra enlever son Eglise.

Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.” (1 Cor 15/51-58)

A ce moment-là, ce qui est corruptible (ce corps mortel) se revêtira de l’incorruptibilité – nous recevrons des corps immortels qui ne pourront pas pécher.

En effet, souvenez-vous, ce qui est né de Dieu ne peut pécher. Ainsi donc, une fois que le corps sera né de nouveau (rédemption), il ne pourra plus pécher. Il sera totalement incorruptible – et ne pourra plus jamais être corrompu.

Comme nous l’avons vu avec Paul en Rom 13, chaque jour qui passe nous rapproche de ce jour.

D’ailleurs, Paul attendait l’enlèvement et la résurrection corporelle des chrétiens même à son époque. Combien plus devons-nous l’attendre aujourd’hui, plus de 2000 ans après !

  1. L’implication de cette vérité dans notre vie quotidienne

Si le corps dépérit (meurt), nous sommes bien insensés si nous investissons trop de temps et d’énergie à le soigner. ” Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir“.

Rien ne nous empêche toutefois de faire un peu de sport, cela ne peut qu’être profitable.

La piété dispose des promesses de la vie à venir mais aussi de celles d’aujourd’hui. Aussi, c’est un bon investissement que de développer sa piété. Mais c’est un investissement qui, comme le sport, coûte. Il mérite le sérieux, la constance et l’effort.

Il s’agit de notre âme !

III – Dans le présent, notre âme est sauvée.

  1. Aujourd’hui, Dieu sauve nos âmes.

C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes.” (Jacques 1/21)

Dieu a évidemment sauvé l’âme (nous, les personnes) de l’enfer. Nous n’avons plus à craindre la condamnation à cause de nos péchés. En ce sens, Dieu nous a déjà sauvés. Mais ici, nous parlons du salut de l’âme dans le sens d’expérimenter la rédemption dans ce que nous sommes – dans nos personnes, dans  nos âmes.

Il s’agit d’être rendus conforme à l’image de Christ. ” Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.” (Rom 8/29)

Il s’agit de “Christ formé en nous”. ” Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous” (Gal 4/19)

Il s’agit de la “piété” – d’être comme Christ dans notre caractère et ainsi de vivre comme Christ dans notre conduite.

  1. C’est l’œuvre que Dieu met en œuvre en chaque chrétien aujourd’hui

Il œuvre en nous de l’intérieur (car il s’est uni à nos esprits) pour nous rendre conformes à nous (les âmes) à l’image de Christ.

Il s’est déjà uni avec notre esprit – c’est quelque chose du passé, au moment du salut.

  1. Il ne fera rien avec nos corps avant l’Enlèvement (aussi, investir trop dans le physique est insensé).
  2. Dieu travaille actuellement (tous les jours) en nous pour nous rendre semblables à l’image de Christ – il travaille dans nos âmes, dans ce que nous sommes en tant que personnes.

CONCLUSION :

C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement ; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins.” (1 Tim 6/6-12)

Quel serait l’investissement au meilleur rendement ? Un grand gain, dit la Bible, est la piété. Pourquoi ? Car elle vaut pour cette vie et aussi celle à venir. De plus, c’est investir dans l’œuvre que Dieu lui-même fait en nous.

Ceux qui recherchent uniquement la prospérité économique et les bénédictions matérielles sont des insensés.

Investissons dans ce qui est éternel !

Si vous n’êtes pas encore sauvé, né de nouveau, aujourd’hui doit être le jour de votre salut ! Mais si vous êtes déjà sauvé, votre grande espérance reste la rédemption de votre corps quand Dieu achèvera son œuvre en vous. C’est une espérance, quelque chose qu’on attend et qui est à venir. En attendant, investissons dans la piété, la conformation de l’âme à l’image de  christ (croissance spirituelle en Lui).