L’attitude pour adorer   Dieu (2ème Partie)

Comment venir à Dieu dans l’adoration

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Nous avons vu ce que Dieu nous enseigne à travers Michée 6/8 pour ce qui concerne l’attitude d’adoration que Dieu aime. Toutefois, il y a encore un autre enseignement dans les versets qui précèdent ce texte.

Avec quoi me présenterai-je devant l’Eternel, Pour m’humilier devant le Dieu Très-Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ?  L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? — ” (Michée 6/6-7)

  

  1. L’adoration de Dieu ne dépend pas des choses matérielles que nous pouvons offrir

Dans le texte précédent, nous avions vu que ce ne sont pas les choses matérielles qui importaient vraiment le plus dans ce que nous pouvons offrir à Dieu. On s’en rend compte ici, par l’ironie présente dans le texte :

 

”        L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile ?”.

Ce sont là toutes les choses qu’une personne ne serait pas en capacité d’offrir à Dieu. Et qui plus est, ce qui n’a pas de prix (la vie de son premier-né). Rien de tout cela ne justifierait une personne.

Nous pouvons à un moment donné présenter, offrir et abandonner à Dieu certaines choses matérielles qui ont du prix pour nous, en tant qu’acte de gratitude envers lui, en actions de grâces. Ces choses peuvent être bonnes en elles-mêmes mais elles ne servent à rien si elles ne sont pas étayées par une vie agréable à Dieu.

Aussi, le texte ne signifie pas que nous ne puissions pas offrir des offrandes matérielles à Dieu, comme un acte de gratitude, dans une attitude louange, bien sûr que c’est possible.

Mais ne pensons pas que nos offrandes ou nos sacrifices sont ce qui nous ouvrent la porte de l’adoration, devant le Seigneur. Le plus important est l’attitude de cœur avec laquelle nous venons devant lui.

  1. En adorant Dieu, ce qui prime est l’attitude de notre cœur

Comprenons bien que pour avoir accès à la présence du seigneur, la seule chose qui nous ouvre un accès rapide est le sacrifice de Jésus-Christ, qui a versé son sang pour nous purifier de tout péché et nous donner un libre accès à la présence de Dieu.

Ainsi donc, si nous voulons avoir accès au trône de Dieu, nous devons venir à lui, non pas en nous appuyant sur nos œuvres ou actions (qui jamais ne nous justifieront mais qui jouent contre nous bien souvent). La seule façon de venir à Dieu, c’est dans un acte d’authentique humilité, en reconnaissant que ce n’est que par la miséricorde et l’amour du seigneur que nous pouvons venir à lui et en nous prévalant de sa justification, par son sang. Nous approcher ainsi du Seigneur, c’est en soi un acte d’humilité.

Et pour nous approcher de lui pour l’adorer, nous devons être dans cette même attitude de simplicité et d’humilité, afin d’être agréables au Seigneur.

humble

Eternel, ouvre mes lèvres et je te louerai. Car tu ne désires pas que je t’offre un sacrifice. Je t’aurais offert des holocaustes, mais tu n’y prends pas plaisir. Le seul sacrifice qui convienne à Dieu, c’est un esprit humilié. O Dieu, tu n’écartes pas un cœur brisé et contrit.(Ps 51/15-17)

 Si nous voulons toucher le cœur de Dieu, alors rien n’est plus adroit que de nous présenter dans une véritable humilité. Et quand je dis véritable, je fais allusion à ce qui est authentique car Dieu le saurait immédiatement car personne ne peut le tromper.

Dieu ne rejette ni ne méprise cette personne qui le recherche, en reconnaissant sa condition humaine imparfaite et qui, par la foi, invoque sa miséricorde et sa grâce. Quiconque s’approche ainsi du Seigneur le trouvera :

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.” (Héb 11/6)

Mais souvenons-nous que Dieu est haut élevé mais qu’il se laissera trouver si nous le cherchons dans l’humilité, sans quoi cela ne sera pas le cas.

L’Eternel est élevé : il voit les humbles, Et il reconnaît de loin les orgueilleux.” (Ps 138/6)

Toutes ces choses, ma main les a faites, Et toutes ont reçu l’existence, dit l’Eternel. Voici sur qui je porterai mes regards : Sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu, Sur celui qui craint ma parole.” (Es 66/2)

    3. L’adoration doit être accompagnée d’une vie agréable à Dieu

Au-delà de l’attitude correcte en offrant à Dieu notre adoration, celle-ci doit être étayée par une vie d’intégrité, avec laquelle nous cherchons à exalter Dieu dans notre vie quotidienne. En fait, notre conduite et nos œuvres doivent être en harmonie avec cette adoration que nous offrons au Seigneur.

Mon fils, donne-moi ton cœur, Et que tes yeux se plaisent dans mes voies.” (Prov 23/26)

Nous devons nous abandonner de cœur au Seigneur, dans l’adoration. L’expression « que tes yeux se plaisent dans mes voies » fait référence au fait de prêter attention au chemin du Seigneur, tout comme à ce qui lui est agréable. Au fond, c’est vivre une vie de droiture et d’intégrité.

Souvenons-nous toujours que Dieu regarde la vie de celui qui fait l’offrande, tout comme son attitude et ensuite, il regarde ce qui est offert.

Un exemple de l’importance de l’attitude de l’offrant et de mener une vie droite, est celui d’Abel et Caïn :

Au bout d’un certain temps, Caïn présenta des produits de la terre en offrande à l’Eternel. Abel, de son côté, présenta les premiers-nés de son troupeau et en offrit les meilleurs morceaux. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais pas sur Caïn et son offrande. Caïn se mit dans une grande colère, et son visage s’assombrit.” (Gen 4/3-5)

Certains commentateurs ont dit que ce qui était mauvais dans l’offrande de Caïn résidait dans ce qu’il avait offert le fruit de la terre, qui était déjà maudite à cause du péché de ses parents (Gen 3/17-18) et qu’en agissant ainsi, il prétendait se justifier par ses propres œuvres, en offrant ce qui avait été récolté à travers son dur labeur.

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Pour Abel, ils pensent que ce qui était bon dans son offrande était qu’il avait d’abord offert pas tant seulement une offrande mais un sacrifice : un sacrifice de sang, comme Dieu lui-même l’avait établi.

Bien que la Bible ne nous le dise pas littéralement, nous pouvons penser que Dieu lui-même a sacrifié un animal (probablement une brebis) pour couvrir la nudité d’Adam et d’Eve (Gen 3/21). Avec cela, Dieu a illustré le futur sacrifice de Christ (Héb 9/22-24,28), qui est le seul capable d’expier le péché et de justifier l’homme. Certainement, Adam et Eve ont continué avec cette ordonnance et ont enseigné à leurs fils qu’il s’agissait de la manière dont on devait s’approcher de Dieu. Abel a suivi ce qui était établi mais pas Caïn.

Tout cela est certain et fondamentalement biblique. Mais en plus de tout cela, il y aussi d’autres facteurs qui ont primé pour déterminer qu’une offrande serait agréable au Seigneur et pas l’autre.

Il nous est dit tout simplement au v 3 que Caïn a amené le fruit de la terre mais qu’Abel a amené la meilleure de ses brebis et que c’était un premier-né (v 4). En effet, non seulement il a offert ce que l’on devait offrir mais il a aussi offert le meilleur de ce qu’il pouvait offrir à Dieu. Cela nous fait placer l’accent sur l’attitude de cœur avec laquelle Abel est venu se présenter devant Dieu.

Il y a encore un point important. Dans Gen 4/6-10, il nous est expliqué comment Caïn s’est mis en colère contre son frère, l’a trompé, l’a trahi et sans aucun scrupule lui a ôté la vie. En effet, cela voulait dire que le cœur de Caïn était déjà auparavant rempli de haine, d’envie, d’amertume et de méchanceté pour agir de telle manière.

C’est aussi pour cela qu’avant même que Caïn présente son offrande devant Dieu, Dieu désapprouvait déjà le cœur et la vie de Caïn, plus que son offrande même. Cela est corroboré par ce texte :

Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous aimer les uns les autres, et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes.” (1 Jean 3/11-12)

Le sacrifice des méchants est quelque chose d’abominable ; Combien plus quand ils l’offrent avec des pensées criminelles !” (Prov 21/27)

Il semble donc que la principale raison pour laquelle le sacrifice des impies est en abomination à Dieu est précisément qu’ils vivent dans l’impiété. En effet, leur vie quotidienne n’est pas agréable à Dieu et donc le produit de leur vie est ainsi (car que peut-on attendre de plus d’eux ?) et leurs sacrifices aussi étaient offerts avec méchanceté et ne pouvaient être agréables à Dieu.

C’est ce qui s’est passé avec Caïn. Sans doute son offrande n’était pas correcte mais pire que cela, son cœur en lui-même était mauvais, alors qu’il venait présenter son offrande à Dieu.

Il nous est dit que Dieu a regardé favorablement “Abel et son offrande” (v 4) mais “qu’il n’a pas regardé favorablement Caïn et son offrande”. C’est donc que le Seigneur n’examine pas seulement ce que nous offrons mais aussi la personne qui l’offre. Dieu est d’abord fixé sur l’offrant et ensuite sur l’offrande.

Ainsi donc, ce qui importe est de chercher à mener une vie qui soit agréable à Dieu, comme point de départ, afin que ce que nous lui offrons lui soit aussi agréable.

Dans le livre d’Esaïe, un autre cas nous est présenté qui réaffirme ce même principe. Dieu récrimine contre ceux d’Israël qui, même en suivant encore les préceptes établis pour les rituels, voient leurs sacrifices être désagréables au Seigneur. Et ensuite, Dieu lui-même explique clairement la raison pour laquelle leurs sacrifices ne lui sont pas agréables :

Celui qui immole un bœuf est comme celui qui tuerait un homme, Celui qui sacrifie un agneau est comme celui qui romprait la nuque à un chien, Celui qui présente une offrande est comme celui qui répandrait du sang de porc, Celui qui brûle de l’encens est comme celui qui adorerait des idoles ; Tous ceux-là se complaisent dans leurs voies, Et leur âme trouve du plaisir dans leurs abominations. Moi aussi, je me complairai dans leur infortune, Et je ferai venir sur eux ce qui cause leur effroi, Parce que j’ai appelé, et qu’ils n’ont point répondu, Parce que j’ai parlé, et qu’ils n’ont point écouté ; Mais ils ont fait ce qui est mal à mes yeux, Et ils ont choisi ce qui me déplaît.” (Es 66/3-4)

Les rituels cités dans ce texte auraient pu être acceptables devant Dieu car c’est lui qui les avait lui-même établis. Cela veut dire que sacrifier des bœufs et des brebis (1 Rois 8/63), faire l’offrande (Exode 36/3) et faire brûler l’encens (2 Chroniques 2/1,4,6) étaient des choses que la nation d’Israël faisait régulièrement pour le Seigneur.

Ainsi, dans ce cas, le mal ne consistait pas dans les sacrifices mais dans la mauvaise vie des personnes qui les offraient.

Il nous est dit que ces personnes « se complaisent dans leurs voies » (pas celles du seigneur), que « leurs âmes ont aimé les abominations », « qu’ils ont fait le mal » aux yeux de Dieu.

Et elles lui ont déplu à tel point que Dieu les compare avec d’autres choses qui lui étaient en abomination comme : égorger un chien, offrir du sang de porc, bénir une idole.

En conclusion, menons une vie qui soit agréable à Dieu afin que ce que nous lui offrons ait une réelle valeur à ses yeux et lui soit vraiment agréable.