La vie de la Nouvelle Alliance

I – Le ministère du St-Esprit :

 

Jean 16/7 : « Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. »

Dieu est venu en chair il y a deux mille ans, et les disciples qui vivaient alors avaient Jésus-Christ pour guide et enseignant ! Jésus leur dira Lui-même : « celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14/9), comment donc peut-Il dire « il vous est avantageux que je m’en aille » ?

Dieu Lui-même est venu sur Terre et Il parlait directement aux hommes, mais parce qu’ils n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit, les hommes ne pouvaient pas avec leur seule intelligence comprendre ce qu’Il leur enseignait…

Il y a de nombreux exemples dans les évangiles où l’on voit Jésus dire quelque chose et les disciples passer complètement à côté de ce qu’Il voulait leur faire comprendre :

– après la multiplication des pains, Jésus les a avertis de se méfier du levain des pharisiens, et eux pensaient qu’Il parlait au sens propre de levure pour fabriquer du pain,

– Jésus leur enseignait à se confier en Dieu et, dans le chapitre suivant, nous les voyons ne pas faire confiance à Dieu.

– Jésus leur a annoncé qu’il devait mourir et ressusciter, mais Pierre va le reprendre en disant qu’il ne permettrait pas que cela arrive.

– lors du dernier repas, Jésus leur donnera une leçon sur l’humilité et la nécessité de se mettre au service des autres en lavant les pieds de ses disciples, mais au cours du même repas, les disciples vont discuter de savoir lequel d’entre eux était le plus grand (voir Jean 13/3-17 et Luc 22/24-27) …

 

=> Les disciples n’étaient tout simplement pas capables de comprendre ce que Dieu voulait leur enseigner :

 

Esaïe 55:9 : « Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées. »

 

Mais Jésus a promis que, lorsqu’Il mourrait et retournerait auprès du Père, Il ne nous laisserait pas seul, mais il nous enverrait une aide (le mot utilisé en grec, « paracletos », signifie consolateur, assistant, aide) qui nous permettrait d’assimiler correctement les vérités spirituelles.

 

Jean 14/16-18 : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous ».

Jean 16/12-14 : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera ».

 

C’est là ce qui fait que la Nouvelle Alliance est « plus excellente » que celle que Dieu avait fait avec Israël du temps de l’Ancien Testament (voir Hébreux 8/6-10) : c’est le Saint-Esprit qui applique l’enseignement de Jésus à nos cœurs, pour qu’il ne reste pas une théologie morte, mais qu’il transforme notre mentalité, nos affections et notre intelligence, qu’il nous transmette la vie nouvelle qui vient de Dieu. C’est le principe de la nouvelle naissance.

 

Jean 3/5 : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

Hébreux 8/10 : « voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple ».

2 Corinthiens 3/3 : « Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs ».

Romains 12/2 : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ».

Romains 8/6-14 : « Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. […] Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. »

 

=> C’est par le Saint-Esprit que Christ nous a envoyé que nous sommes en communion avec Dieu (et donc jamais tout seul), que nous pouvons l’appeler Père et que nous sommes héritiers de toutes les grâces et richesses spirituelles de Dieu.

 

Romains 8/15-18 : « vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

« Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous ».

 

Mais pour bénéficier de ce ministère, il nous faut…

 

II – Être prêt à recevoir le St Esprit :

 

1) Jean 14/15-18 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous ».

 

Jean 14/23-24 : « Jésus lui répondit : si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé ».

 

=> Jésus fait ici clairement un lien entre la sanctification, le fait de prêter attention et d’obéir aux commandements de Dieu, et le fait de recevoir le Saint-Esprit.

 

Car, comme Dieu est Saint, il est impossible que le Saint-Esprit de Dieu demeure en nous si nous sommes souillés et que nous rejetons volontairement les paroles de Dieu pour ne pas y obéir (image de Noé dans l’arche et de la colombe qui ne se pose pas sur les charognes).

 

2) Jean15/9-17 : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.

Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. […] Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres ».

 

=> Pour recevoir et être remplis du Saint-Esprit, ce que Dieu nous commande, c’est de vivre dans l’amour les uns pour les autres.

 

Considérons les débuts de la 1ère Église : elle était faite d’hommes imparfaits qui ne comprenaient pas tous les enseignements de Jésus, certains ont reniés Christ, d’autres étaient orgueilleux et plein d’esprit de jugement (Jacques et Jean) …

 

Mais lorsque Jésus a été enlevé au Ciel, le 1er chapitre des Actes nous décrit ce qui caractérisait cette 1ère Église, avant que le Saint-Esprit ait été envoyé. Et je crois que ce chapitre existe pour nous enseigner ce qui est nécessaire pour que l’Esprit de Dieu descende avec puissance sur Son peuple.

Ce qui caractérisait l’Église, c’était la persévérance dans la prière (Actes 1/14), le désir d’obéir à la Parole de Dieu (voir Actes 1/16-22) et l’unité dans l’amour, en tant que membres du même corps de Christ :

Actes 1/14 : « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière »

Actes 2/1 : « Ils étaient tous ensemble [d’un même accord] dans le même lieu »

 

Les disciples s’aimaient les uns les autres et ne se jugeaient pas, alors qu’ils se connaissaient pourtant avec tous leurs défauts (il peut difficilement en être autrement après avoir vécu 3 ans ensemble).

 

1 Pierre 4/8 : « Avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, car l’amour couvre une multitude de péchés ».

Proverbes 10/12 : « l’amour couvre toutes les fautes ».

 

Considère Pierre : il avait renié Jésus et toute l’Église, mais l’Église lui a pardonné de façon à ce que son passé ne soit jamais retenu contre lui. Personne ne lui a dit : « tu as renié Christ, qui t’a établi chef sur nous ? », mais ils étaient animés de l’Esprit de Christ, de l’Esprit de l’Avocat, de l’Esprit du Dieu d’amour et de grâce.

Considère aussi Jacques et Jean, les « fils du tonnerre » : ils étaient prompts à condamner et s’étaient mis à dos les autres disciples en prétendant être plus grands que les autres (voir Luc 9/54 et Marc 10/35-41). Mais eux aussi ont été pardonnés et acceptés comme chefs par l’Eglise.

 

Les premiers chrétiens ne se condamnaient pas les uns les autres, parce que leur cœur avait été changé par la grâce de Dieu :

Colossiens 3/13 : « De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi ».

 

C’est alors qu’ils étaient prêts à recevoir le Saint-Esprit, et Christ l’a envoyé avec puissance au jour de la Pentecôte.

 

La même chose est vraie pour l’Église de Christ aujourd’hui : nous avons le choix entre empêcher l’œuvre de l’Esprit en n’obéissant pas à Dieu et en manquant de pardonner. Ou bien marcher dans l’unité, en persévérant dans la prière et la soumission à la Parole de Dieu :

Michée 6/8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu ».

 

=> Nous pourrons alors voir la grâce et la puissance de Dieu se manifester au milieu de nous et couler à travers nous vers les autres.

 

III – Alors, par le St-Esprit, nous serons gardés dans la paix et le repos et nous pourrons faire confiance à Dieu en toutes circonstances :

 

C’est ce que Dieu a toujours voulu dès l’origine.

Considère l’histoire Israël : Dieu les a conduits dans le désert sans eau ni nourriture, avec une armée derrière lui, des peuples hostiles tout autour et un pays à conquérir peuplé de géants ! Dieu a voulu cela pour qu’ils ne se confient pas dans leurs ressources ou leurs circonstances, mais en Lui seul, et qu’en toutes choses, ils apprennent à se confier en Dieu pour être gardés dans la paix et le repos de Dieu.

 

Dieu se révèle à nous par Sa Parole, mais nous devons mettre en pratique ce que nous connaissons de Dieu afin que, comme Paul, nous puissions dire par expérience « je sais en qui j’ai cru ».

Car qu’est-ce qui coule de nous parfois ? Est-ce que ce sont l’incrédulité, les murmures et la peur ? Ou bien la foi, l’espérance et l’amour ?

 

Ne faisons-nous pas confiance à « celui qui nous aime, qui nous a délivré de nos péchés par Son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu Son Père » ? Ne nous a-t-Il  pas dit qu’Il connaît tous nos besoins ? Qu’Il nous envoie même Ses anges pour prendre soin de nous dans les moments de danger (voir Hébreux 1/13-14) ? Qu’Il nous nourrira et nous vêtira comme Il le fait pour les petits oiseaux et les fleurs des champs ?

Comment encore nous inquiéter lorsque nous sommes en communion avec le Dieu qui possède toute la puissance, toute la richesse, qui a créé l’Univers jusqu’aux plus éloignées des étoiles et qui répond aux besoins de toute la création ? Comment L’accuser de négligence, comme s’Il n’était pas fidèle à Sa Parole ? Car Il veille sur Sa Parole pour l’exécuter et « Lui-même prend soin de nous » ! (voir Jérémie 1/12 et 1 Pierre 5/7)

 

J’ai lu récemment un beau petit poème qui m’a touché à ce sujet :

« Les oiseaux te reprennent avec leurs chants ravis,

            Les fleurs te disent : “C’est une erreur que ces tracasseries !”

Réjouis-toi”, chante l’hirondelle. “Ton Père me nourrit,

            Pense à Ses tendres soins, Ô bien-aimé de Lui”.

N’ait pas peur,” murmure la fleur,

            “puisqu’Il nous donne des habits,

A nous, marguerites et boutons d’or,

            Comment peux-tu avoir peur encore ?”

 

Alors ne t’inquiète pas

            Où l’inquiétude t’inquiétera.

Tu ne feras que t’inquiéter doublement

            Et inquiéter les autres pareillement. »

 

Nous avons en toute certitude un Père céleste qui nous dit de Lui faire confiance !

 

Ne perdons donc pas courage, frères et sœurs, mais, par le Saint-Esprit que Dieu nous a donné, « regardons non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Corinthiens 4/18)

 

Et si parfois nous sommes faibles et effrayés, suivons le conseil de Jésus qui, le dernier jour de la fête à Jérusalem, a été ému de compassion en voyant tous ces gens qui rentraient chez eux sans avoir été transformés et sans rien avoir reçu de Dieu. Il s’est écrié de tout son cœur : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture » (voir Jean 7/37-38).

 

Jean 14/26-27 : « le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas, et ne s’alarme pas. »

 

Apocalypse 22/17 : « que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. »