LA MANNE CACHEE

 

Introduction :

La marche d’Israël dans le désert après avoir quitté l’Egypte et avant d’atteindre le pays de la promesse est une image de notre marche dans ce monde après que nous ayons été délivrés de l’esclavage du péché, et avant que Jésus nous accueille dans le Ciel. Tout au long de cette marche, Dieu pourvoyait aux besoins de Son peuple, demandant simplement leur obéissance et leur foi en Son amour et Sa puissance pour les guider, les protéger et pourvoir à tous leurs besoins. Il ne nous demande pas autre chose aujourd’hui.

En ce qui concerne la nourriture, Dieu leur envoyait chaque matin la manne qui leur était nécessaire pour poursuivre leur marche de la journée. De la même manière, Christ est pour nous la nourriture dont nous avons besoin chaque jour pour marcher dans le désert de ce monde.

 

Mais une part de la manne était cachée dans le lieu très saint du tabernacle, avec l’arche de l’alliance. A l’époque, seul le souverain sacrificateur avait le droit d’y accéder une fois par an, en rentrant dans l’intimité de la présence de Dieu. Mais maintenant que le voile a été déchiré (voir Héb 9 :1-8 et Matt.27 :50-51), nous avons librement accès au trône de la grâce (voir Heb 4 :16). Parce que nous sommes couverts par le sang de l’Agneau, « notre communion est avec le Père et avec Son Fils Jésus-Christ » (1 Jean 1 :3).

 

Le point de ce message, c’est que Dieu nous invite à Le rencontrer dans notre « lieu secret », pour trouver la manne cachée qui se trouve dans ce lieu très saint de la communion avec Dieu.

Mais qu’y trouve-t-on ?

1a) On y trouve une juste vision des choses :

 Jésus a dit :

Jean 26 :33 : “Vous aurez des afflictions dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde”.

1 Pierre 4 :12 : « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver ».

Jésus nous avertit clairement de cela, et Sa parole est aussi vraie en ce qui concerne les afflictions que pour toutes Ses autres promesses : chacun de nous en aura sa part.

Tant que nous serons dans ce monde, c’est là notre lot : comment en effet pourrions-nous être bien en pays ennemi, ou à l’aise dans le désert ?

Notre monde ici-bas n’est pas un lieu de repos, mais celui de la fournaise, de la forge et du marteau, qui façonne et éprouve notre foi, notre espérance et notre amour comme on fait avec de l’or.

Qui d’entre nous n’a pas déjà expérimenté cette vérité ?

Mais si dans Son amour Dieu nous en averti, Il nous demande, Il nous ordonne même de prendre courage et de ne pas nous laisser abattre.

Pourquoi ? Parce qu’Il dit « J’ai vaincu le monde » : l’Ennemi a déjà été défait et nous combattons aujourd’hui un ennemi vaincu, alléluia !

1b) Mais heureusement, on y trouve aussi la certitude qu’Il nous délivrera de l’épreuve et de la tentation :

 2 Pierre 2 :9 : « Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve [=de la tentation, c’est le même mot en grec, repris diversement selon les traductions] ceux qui l’honorent, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement. »

Psaumes 34 :19 : « Le malheur atteint souvent le juste, Mais l’Eternel l’en délivre toujours ».

Nous serons tentés et éprouvés, notre foi sera mise à l’épreuve, mais « le Seigneur sait délivrer de l’épreuve ceux qui l’honorent ». Et Il se chargera Lui-même de notre délivrance, parce que nous nous confions en Lui.

Et même si notre chemin peut nous sembler obscur et que nous ne voyons pas d’issue, Lui Il sait quand et comment il nous délivrera.

Laissons donc le « quand » et le « comment » au Seigneur, et contentons-nous de savoir qu’Il « sait délivrer » son peuple de tout danger, de toute épreuve et de toute tentation.

Il ne nous appartient pas toujours de pénétrer les secrets du Seigneur, mais de l’attendre avec patience, sachant que notre Père céleste sait ce dont nous avons besoin avant même que nous le Lui demandions (voir Matt. 6 :8).

Job 5 :19 : « Il te délivrera dans six afflictions, et, à la septième, le mal ne te touchera point ».

Nous pouvons avoir autant d’afflictions qu’il y a de jours dans la semaine, mais le Seigneur est fidèle et Il nous délivrera. « Celui qui croit en lui ne sera pas confus » (Romains 9 :33)

1c) On y trouve alors du repos pour nos âmes :

 Jésus nous invite à venir à Lui pour cela :

Matthieu 11 :28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ».

Psaume 42 :2 : « Quoi qu’il en soit, mon âme se repose sur Dieu ; ma délivrance vient de lui. »

N’est-ce pas là une merveilleuse promesse : notre délivrance nous vient de Lui et de Lui seul. Si la délivrance venait de nous, nous pourrions être inquiets, mais elle vient de Lui. Il est notre Bon Berger, un rocher sûr et solide sur lequel nous pouvons nous appuyer. Il nous a promis qu’Il prendrait soin de nous, et Il n’est pas un homme pour mentir (Nombres 23 :19).

Il nous délivrera en Son temps et à Sa manière, Il nous délivrera du doute, de la souffrance et de la détresse.

Jean 14 :27 : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point ».

2) Mais on y trouve également l’assurance que nous ne travaillons pas en vain :

 Ecclésiaste 11 :1 : « Jette ton pain à la surface des eaux, et après plusieurs jours tu le retrouveras ».

Le temps de Dieu n’est pas le nôtre, et nous ne devons pas toujours attendre des fruits immédiats du bien que nous faisons ou des témoignages que nous rendons.

Nous pouvons jeter la semence, mais c’est Dieu qui fait croître. Notre part à nous est de jeter notre pain à la surface des eaux, c’est celle de Dieu que d’accomplir Sa promesse : « tu le retrouveras ».

Et Dieu ne manque pas à Ses engagements.

1 Corinthiens 15 :58 : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur ».

Nous devons exercer notre patience, c’était d’ailleurs le sens d’une prophétie dimanche.

« Après plusieurs jours, » dit l’Ecriture… et ces jours peuvent être des mois ou des années, sachant que pour le Seigneur « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3 :8), mais la promesse reste vraie et Dieu veille sur Sa Parole pour l’exécuter (Jérémie 1 :12).

3) On y trouve aussi la certitude qu’Il nous bénira :

  Genèse 22 :12 : “Cependant, tu as dit : certainement je te ferai du bien”.

Dieu aime voir Ses enfants Lui rappeler Ses promesses.

Pourquoi cela ?

Parce qu’en laissant le Saint-Esprit nous les rappeler et en les formulant à Dieu, cela ravive en nous notre espérance et notre foi.

Dieu ne nous a pas donné Sa Parole pour Lui : Ses plans sont décidés, Il est amour et Il est bon par nature (voir 1 Jean 4 :7-8 et Marc 10 :18), et il n’y a pas besoin de lui rappeler son désir de faire du bien à son peuple. Mais Il a donné Sa parole pour nous, afin de nous encourager et de nous fortifier en nous révélant Sa nature et en nous appropriant par la foi Ses promesses.

Et Son désir est de nous voir nous appuyer sur Sa Parole pour Lui dire : « Tu as dit ! » : « certainement je te ferai du bien ».

C’est toute la grâce du Seigneur !

Et le bien suprême qu’Il nous fera, c’est de nous prendre avec Lui pour être dans le Ciel avec Jésus et tous Ses élus.

Ephésiens 2 :8 : « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ».

4) Nous y trouvons enfin l’assurance de la vie éternelle :

Paul écrivait aux Corinthiens :

1 Corinthiens 15 :55 : « O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? »

1 Corinthiens 15 :26 : « Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. »

Jésus a dit :

Jean 10 :27-28 : « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main ».

Nous sommes à Christ, rachetés par son propre sang, alors « nous ne périrons jamais ».

C’est la Parole même de Dieu, alors nous n’avons pas plus à craindre la mort que les difficultés de la vie puisque toutes ces choses, Christ les a vaincues pour nous, et nul ne nous ravira de Sa main !

David disait :

Psaume 140 :13 : « Certainement les justes célébreront ton nom, les hommes droits habiteront devant ta face ».

Conclusion :

Dans Sa bonté, le Seigneur nous donne chaque jour la nourriture qui nous est nécessaire pour notre marche quotidienne, mais Il veut aussi que nous recherchions la manne cachée qui se trouve dans le lieu très saint de Sa présence, car Il sait que « il y a d’abondantes joies devant Sa face » (Psaume 16 :11) et Il est le Rémunérateur de ceux qui Le cherchent (Heb 11 :6).

N’est-Il pas l’Etoile du matin, celle qui annonce le jour, qui ouvre nos yeux sur la lumière des réalités éternelles, qui nous permet de ne pas regarder seulement à la nuit de ce monde, aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles, comme le disait le pasteur dimanche (voir 2 Co 4 :18).

=> N’abandonnons donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération (voir Hébreux 10 :35).

« Pour moi, je regarderai vers l’Éternel, je mettrai mon espérance dans le Dieu de mon salut ; mon Dieu m’exaucera » (Michée 7 :7).