« Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience… »

1)
Hébreux 10 :36 – 11 :1 : « N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.
Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.
Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.
Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.
Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. »

Puis, vient le chapitre que nous connaissons sur les héros de la foi.

Le contexte de ce passage et notamment du v.37 ne parle pas du retour de Christ, mais de notre vie dans ce monde. Il parle donc peut-être du temps où Jésus reviendra sur cette terre pour y établir Son règne de justice et de paix, mais il parle aussi de Christ qui vient nous secourir dans nos problèmes et répondre à nos besoins d’aujourd’hui, selon Sa promesse.
Et cela, quelles que soient les souffrances du temps présent, ou les apparences qui peuvent paraître sans espoir…

Prenons 2 cas qui pourraient nous sembler désespérés, issus de la vie de Jésus dans les évangiles, qui ont été écrits pour notre instruction :

– L’histoire de Lazare : Marie et Marthe avaient toutes raisons de croire qu’il était trop tard quand leur frère, est mort : n’aurions-nous pas réagit pareil… elles vont d’ailleurs en faire le reproche au Seigneur (Jean 11 :21 : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort »).

Mais même là, il n’était pas trop tard, car rien n’est impossible à Celui qui est la résurrection et la vie !

– L’histoire de la fille de Jaïrus, un chef de la synagogue : là aussi, Jaïrus et sa famille avaient toutes les raisons de croire que Jésus ne s’était pas suffisamment dépêché pour résoudre leur problème, qu’il les avait négligés pour s’occuper de quelqu’un d’autre (la femme à la perte de sang) et qu’il était trop tard.
Marc 5 :35 : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? »
Mais, là encore, il n’est jamais trop tard pour Jésus qui prit l’enfant par la main et l’a ressuscité des morts (5 :41-42).

Nos situations à nous ne sont probablement pas aussi désespérées, mais n’avons-nous pas nous aussi parfois le sentiment que le Seigneur n’intervient pas suffisamment vite dans nos problèmes et nos besoins à notre goût ?

Lorsque nous sommes dans de longues et pénibles épreuves, nous pouvons être tentés d’abandonner le combat et de sombrer dans le désespoir… Mais ce que Dieu attend de nous, c’est que comme Abraham nous « espérions contre toute espérance » (voir Romains 4 :18).
C’est que nous Lui fassions confiance, malgré les circonstances et parfois malgré nos doutes, en nous rappelant que notre Dieu est un Père est plein d’amour pour Ses enfants et que rien n’est impossible ni surprenant de sa part (voir Luc 1 :37 et Jérémie 32 :17 et 27).
Il a créé l’univers à partir de rien et toutes choses subsistent par Lui (Colossiens 1 :17), alors je crois qu’il peut apporter une solution à nos problèmes, même si nous n’en voyons pas.

Il est important que nous ayons conscience de cela, car comme nous le lisons tout au long de la Bible, c’est une arme que l’Ennemi de nos âmes a employé contre le peuple de Dieu à travers les siècles, et il l’utilise encore aujourd’hui contre nous.

Et voici comment l’impatience vis-à-vis de Dieu fonctionne : après une longue période d’affliction, le diable met ces pensées en nous : où est Dieu après tout ce temps ? Pourquoi ne t’aide-t-Il pas ? Est-ce ainsi qu’Il répond à la fidélité de Ses serviteurs ?
Il a pour objectif :
– soit que nous essayons de nous en sortir nous-même en nous détournant de ce que nous savons être juste, commettant ainsi un péché qui nous éloigne de Dieu. Ce fut le cas pour Saül (voir 1 Samuel 13). Le diable espère alors que nous ne nous repentirons pas, car il sait que Dieu est un Père bon et aimant, qui pardonne au pécheur qui se repent.
1 Jean 2 :1 : « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste »

– soit que nous révoltions contre Dieu, comme le peuple d’Israël dans le désert, abandonnant notre foi et faisant marche arrière, comme malheureusement beaucoup de rétrogrades que nous connaissons peut-être…
Mais là encore, le Seigneur attend que nous revenions pour se réjouir avec nous, pardonner notre incrédulité et nous parer des plus beaux vêtements comme dans l’histoire du fils prodigue (voir Luc 15 :11-32).

– soit, sans vraiment nous révolter, que nous nous repliions sur nous même et nos problèmes et que nous vivotions notre vie chrétienne sans plus nous soucier des besoins des autres et de ce que le Seigneur attend de nous, mettant ainsi de côté les projets de Dieu pour nos vies (comme le peuple d’Israël qui a dû tourner 40 ans dans le désert avant d’entrer dans le pays promis).

L’auteur de l’épître aux Hébreux avait détecté une fatigue et une impatience s’insinuer chez les chrétiens à qui il écrivait et c’est pourquoi il leur en parle. Et quand on regarde le contexte, il y avait effectivement de quoi :
Hébreux 10 :32-35 : « vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances, d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.
En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours. N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération ».

Ils vivaient un long combat de « souffrances, d’opprobres et de tribulations » (bref, de graves ennuis), on leur avait enlevé leurs propriétés et leurs possessions… mais quelle est la réponse de l’auteur de la lettre aux Hébreux pour les encourager dans leur combat ? Il leur écrit « Vous manquez de patience. Croyez et attendez encore, car la promesse s’accomplira ».
Habakuk 2 :3 : « Si elle tarde, attends-la, Car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. »

Oui, il est difficile d’être patient, de se confier dans le Seigneur et de ne pas être trompé par Satan. Mais le Seigneur ne nous a pas abandonné et Ses promesses sont oui et amen en Jésus-Christ (voir 2Co 1 :20) : elles s’accompliront, mais elles s’accompliront en leur temps et à leur manière. Car la Parole de Dieu ne ment pas, et notre Père pourvoira à tous nos besoins, selon sa richesse et avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4 :19).

Psaumes 34 :15-17 : « Les yeux de l’Éternel sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs cris. Quand les justes crient, l’Éternel entend, Et il les délivre de toutes leurs détresses »

Esaïe 54 :10 : « Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l’Eternel, qui a compassion de toi ».

Cher frères et sœurs, « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1Jean 5 :4).
Et notre combat de tous les jours, c’est d’apprendre à conserver cette confiance dans le Seigneur, sachant que si elle nous fait défaut, nous servons un Seigneur qui nous aime et qui pardonne nos péchés et notre incrédulité.

2) Alors, comment acquérir et conserver cette confiance dans le Seigneur ?

Ce n’est pas une question de connaissance intellectuelle, ni d’accomplissement de bonnes œuvres ou de rites religieux pour satisfaire notre conscience, mais de communion avec le Seigneur par le Saint Esprit.

Cette communion cependant ne nous laissera pas oisifs, mais nous poussera à accomplir de bonnes œuvres et des « bons » rites religieux comme passer du temps dans la prière ou la méditation de la parole de Dieu : voir Jacques 2 :18-26.

Romains 14 : 17 : « Car le royaume de Dieu, [c’est…] la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit ».

Galates 5 :22-23 : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience (= « longsuffering » en anglais : « souffrir longtemps »), la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance »

J’aimerais aussi lire un verset que j’avais du mal à comprendre lorsque j’étais jeune converti et que je lisais ma Bible.

Jean 6.57 : « Comme le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange, vivra par moi ».

Lorsque Jésus a dit cela, beaucoup de ceux qui le suivaient se sont retirés en disant que cette parole était dure. C’était parce qu’ils suivaient Jésus comme une religion pour satisfaire leur conscience, mais pas pour Le connaître et lui obéir…

Ce verset ne veut évidemment pas dire que nous devons manger « physiquement » le Seigneur comme le pense encore aujourd’hui certains religieux catholiques. On n’est pas des cannibales ! Mais il signifie que c’est par notre union avec le Fils de Dieu que nous vivons.
Christ est la source de notre vie et de notre foi (Hébreux 12 :2 : « Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection »).
Lui seul peut la renouveler quotidiennement, de la même façon que les aliments que nous mangeons renouvellent quotidiennement notre corps.

Ceci se produit quand nous méditons Sa Parole (donc sur Lui, car Il est « la Parole faite chair » : 1 Jean 1 :14), quand nous Lui parlons par la prière, quand nous Le laissons nous pénétrer par son amour et nous révéler Sa nature de Père qui nous fait grâce gratuitement et nous accepte tels que nous sommes en Jésus-Christ…

Romains 9 :16 : « Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde ».

Anne est un exemple à ce sujet : elle est venue dans la présence du Seigneur désespérée, l’âme triste à mourir (ce qui n’est pas un péché en soit : Jésus lui-même dira cela dans le jardin de Gethsémané), mais elle est allée dans la présence du Seigneur, et après avoir ainsi goûté à Sa communion, la Bible nous dit que “son visage ne fut plus le même” (1 Samuel 1 :15-18).

3) C’est important car c’est de ce témoignage de joie, de paix et de patience dont le monde a besoin aujourd’hui :

Psaumes 137 :1-4 : « Sur les bords des fleuves de Babylone, Nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion. Aux saules de la contrée nous avions suspendu nos harpes. Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants, et nos oppresseurs de la joie : Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion ! ».

Ce psaume décrit la captivité d’Israël par les babyloniens, quand le peuple de Dieu avait tout perdu, y compris son pays.
Pourtant, leurs ravisseurs voulaient entendre et voir la joie pour lesquels les israélites étaient réputés. « Chantez pour nous ! Nous avons entendu parler des chants de joie avec lesquels vous vous réjouissez d’appartenir à votre Dieu, alors jouez-les pour nous ! »

Le psaume ne dit pas que les oppresseurs se moquaient du peuple de Dieu, mais qu’ils désiraient entendre un témoignage de joie du peuple de Dieu, parce qu’ils en avaient entendu parler. Ils en avaient besoin parce que leur propre vie et leur propre religion les laissait vides, secs et désespérés.

De la même façon, aujourd’hui, notre société cherche désespérément à trouver de l’espoir et de la paix dans ces temps troublés.
Le monde demande à voir et à entendre la paix et la joie du peuple de Dieu, par le Saint-Esprit, au milieu des épreuves de la vie.
Il a entendu que notre Dieu est un Père plein d’amour, fidèle et puissant, et il veut savoir si nous lui faisons confiance au milieu de la tempête, si notre paix et notre joie continuent d’exister, même dans les moments difficiles.

Esaïe 26 :2-3 (PDV) : « Ouvrez les portes ! Laissez entrer le peuple qui obéit à Dieu, qui lui est fidèle. Il ne se laisse troubler par rien. Seigneur, tu lui donnes une paix sûre, parce qu’il a confiance en toi. »

Que le Seigneur nous y aide, car c’est Sa volonté pour nos vies ! Il nous veut dans Sa présence, car Il sait que nous y trouverons le repos pour nos âmes, la paix qui surpasse toute intelligence, et la joie de notre salut !

Conclusion :
Jacques 1/2-4 : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans ne faillir en rien. »