1 Timothée 2:9- 15 : «  De même aussi, que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, se parent, non pas de tresses ou d’or, ou de perles, ou de toilettes somptueuses, mais d’œuvres bonnes, comme il convient à des femmes qui font profession de piété. Que la femme s’instruise en silence avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme mais qu’elle demeure dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère si elle persévère dans la foi, dans l’amour, dans la sanctification, avec modestie.  »

Eve signifie « mère de vie » ou « mère de tous ceux qui ont vie ». Eve personnifie tout ce qui est féminin dans la race humaine. En elle se trouve caché, comme dans un grain ou une semence, toute la grâce et l’indépendance d’une femme, sa sensibilité à Satan et également sa sensibilité à la foi.

Adam personnifie tout ce qui est masculin et de façon générale, ce qui est humain. Le monde se moque aujourd’hui de la « côte d’Adam », mais grâce à ce récit, qui semble absurde, le croyant le plus simple de l’Eglise de Dieu comprend la relation entre les hommes et les femmes bien mieux que le philosophe le plus profond, qui médite à ce sujet sur la base de ses préjugés personnels.

Eve a été créée d’Adam. Adam doit être considéré comme l’origine et le fondement duquel elle est apparu. Mais cela ne signifie pas que ce soit Adam qui l’ait fait. Bien qu’elle procède de lui, c’est Dieu qui l’a créée. De ce fait, elle aussi, avant d’apparaître sur la terre, existait dans la pensée de Dieu. Dieu l’a vue et parce qu’il l’a vue, il l’a créée. Eve est le produit de cette création divine.

Eve n’a jamais été un enfant ou une fille ou encore une jeune fille. A l’instant de la création, elle était devant Adam dans le Paradis, resplendissante et en pleine maturité féminine. Elle était une femme complète, dont les perfections n’étaient pas dues à la culture ou à la tradition, mais étaient le produit de la création divine.

La femme n’a donc pas à se plaindre de ne pas être un homme, car comme lui, elle est le résultat de l’activité divine. La pensée de Dieu est exprimée dans son être féminin. Il est vrai qu’Adam a existé le premier. Il était la tête et la racine dont elle a procédé. Mais Adam ne pouvait vivre sans elle. Il était dans le besoin et elle était l’aide dont il avait besoin. Dieu l’a créée comme une aide pour lui. En réalité, l’aide et le soutien doivent être mutuels.

Satan a vu immédiatement qu’Adam pouvait être séduit plus facilement à travers Eve. Satan a reconnu son amabilité et sa grâce, mais aussi sa fragilité naturelle. Il s’est rendu compte qu’elle pouvait être tentée. «  Adam n’a pas été tenté, mais c’est la femme, qui, étant trompée, est entrée en transgression  », dit l’apôtre Paul.

La femme représente la grâce humaine à haut niveau. Ce qui est beau dans la nature l’enthousiasme plus que l’homme. Sa sensibilité est plus vive et impressionnable par ce qui est concret et attrayant. Elle n’est pas instinctivement moins sainte ou plus pécheresse. Mais elle était plus sujette à la tentation, car elle était de constitution moins adaptée pour offrir une résistance que lui. Mais elle n’a pas seulement transgressé, mais elle a entraîné Adam, avec elle, dans le péché. Au lieu de la laisser se perdre aux mains de Satan, Adam s’est laissé attirer à lui à cause d’elle. La transgression d’Eve consiste essentiellement dans « le péché par lequel elle a fait en sorte qu’Adam pèche ».

A cause de lui, le bonheur d’Eve a duré très peu. Elle a glissé dès le premier pas. Adam n’a pas étendu la main pour la sauver, mais il s’est laissé entraîner avec elle. Il devait donc à présent abandonner ce magnifique Paradis pour entrer dans un monde de ronces et d’épines.

L’angoisse qui précède le fait de donner naissance à des enfants affecta son être de façon grave. Elle perdit la confiance en elle-même que Dieu lui avait donné. Elle était désormais assujettie à la domination d’autrui.
Nous ne savons pas combien de temps Eve a vécu, mais il est probable qu’elle ait vécu des centaines d’années. Ses jours ont dû être ennuyeux et fatigants, parfois pleins de douleur. Elle avait été glorieuse un temps et avait vécu durant une courte période seulement dans la beauté du Paradis. Se voir jetée dans un monde dans lequel rien n’avait été prévu pour la femme doit avoir été un contraste terrible. Eve a été ravie à son héritage. Sa plénitude féminine fut complètement dévastée.

Cependant, au profond de l’âme de cette femme, Dieu a semé la semence d’une foi glorieuse et par son moyen a permis à nouveau que s’élève devant elle un ciel. La semence de cette femme tentée devait écraser la tête du tentateur . Eve a concentré toute son âme sur cette promesse et s’est exclamé : « Par la volonté de l’Eternel, j’ai acquis un fils ». Pauvre Eve ! La désillusion qui a suivi cette espérance, lorsque des années après, la terre a absorbé le sang d’Abel, a dû être très amère.

Cependant, après des siècles, les anges de Dieu ont reconnu la postérité de cette femme dans le Fils de Marie. Le Fils de Marie était aussi le fils d’Eve. Notre privilège consiste en ce que nous pouvons reconnaître cet Enfant de Bethléem dans son berceau. Alors, peut être sans entrain, mais avec une claire espérance, nous pouvons nous souvenir d’Eve. En pensant à elle, à l’Enfant et à nous, nous pouvons dire « la Mère de tous ».