Dimanche 29 Mars 2015

Denis GAND

 

Lecture : I Rois 19/1-18

Elie a entendu le son subtil d’un silence de l’Eternel. Combien nous avons besoin d’entendre la voix de Dieu ! Les v 11 à 13 nous indiquent que Dieu n’est pas dans les manifestations extérieures mais il est la voix du Bon Berger qui parle à ses brebis.

Le contexte : 900 ans av. JC, dans un temps d’apostasie.

Elie défie la divinité phénicienne Baal (“Maître, possesseur”) et la déesse Astarté au Mont Carmel. Il défie les faux prophètes de ces divinités et démontre que le Dieu qui répondra par le feu est le vrai Dieu.

Quand nous avons des luttes, comme Elie, nous devons être conduits à aller vers la montagne. Il a été dit à Jean « Monte ici ».

Quand notre vie chrétienne semble ressembler à des acrobaties, qu’on vacille dans la foi, qu’on connaît une situation intérieure de tempête, qu’on est secoué, écoutons cette voix de Jésus : « Monte ici ».

La conséquence : « Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude. » (Apoc 4/2-3)

N’avons-nous pas envie de goûter aux saveurs du Ciel ? Acceptons l’offre du Seigneur de monter à sa rencontre. C’est parfois difficile car il faut faire taire les bruits du monde, cesser de s’affairer et accepter un temps de solitude mais nous ne serons pas déçus.

Sur le Mont Carmel, Elie a vu les ennemis détruits. Carmel = campagne fertile, grand jardin.

Si nous montons sur la montagne au travers du sacrifice de Jésus (comme ce fut le cas d’Elie avec un sacrifice avec le feu qui est descendu sur l’autel), Dieu intervient et on reconnaît que l’Eternel est Dieu des Ardennes et on  verra à place des épines et des ronces le grand jardin.

Laissons Dieu nous inviter à « monter ici », à nous purifier, à sortir de nos indécisions (comme le peuple qui restait bouche fermée sans répondre à Dieu), afin de tordre le cou à tout ce qui fait la guerre à notre âme.

Hébreux 8/10 ” Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple

Jésus a introduit une nouvelle alliance avec les croyants. Quand on est débarrassé de ce qui est contraire à la volonté de Dieu, on accepte plus facilement ses lois dans notre intelligence, on goûte au repos de l’âme.

Le Seigneur nous demande de placer notre foi en Lui. Parfois, vient le découragement. :

Elie s’est découragé :

– il a prêté l’oreille aux intimidations de l’ennemi

– il a cédé à la voix des menaces négatives, notamment celles de Jézabel (“sans vie commune”), qui a envoyé un messager à Elie mais tout ce que Satan envoie ne doit pas trouver de place en nous. Il est en effet l’accusateur des frères, 24/24 h.

Ne ramassons donc pas tous les bruits qui courent. Rappelons-nous que Jésus a changé le nom de Simon (qui entend) en Pierre (roc). Pierre devait devenir et nous devons devenir celui sur qui Dieu peut compter et non celui qui ramasse tous les bruits qui courent, quelqu’un qui a l’appui de la vérité biblique intégrale et pas seulement ce qui nous intéresse.

Que Dieu nous aide à ne pas garder toutes les mauvaises paroles qui sont comme un défi (« retenez ce qui est bon »

– Elie pensait qu’Achab convaincrait Jézabel de se convertir et prendrait ses responsabilités, ne demeurant pas “une carpette” dans son foyer et qu’il changerait. Elie pensait au Réveil d’Israël mais ce ne fut pas le cas.

Un espoir différé rend le cœur malade” (Proverbes 13/12). Il avait mis sa confiance dans les résultats mais pas dans le Dieu vivant et vrai et Sa Parole. C’est un danger de s’attacher aux résultats et non à la Parole car on peut perdre pied.

– 1 Rois 18/46 Elie s’est arrêté au seuil de Jizréel alors que la main de Dieu était sur lui. Jizréel était la ville où se trouvait Jézabel avec ses faux prophètes. Elie n’a pas obéi jusqu’au bout.

Galates 5/7 ” Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité ?

Ne pas obéir jusqu’au bout constitue une faille qui prête le flanc à l’ennemi.

Quand Dieu nous demande quelque chose, il nous croit capable de le faire, il investit en nous comme détenteurs des talents qu’il nous a donnés.

– selon David Wilkerson, la source du découragement d’Elie venait aussi du fait (v 27) qu’il s’est moqué des faux prophètes de Baal. Il y avait un manque de compassion et une  trop haute estime de lui-même. Son cœur n’était pas vraiment pur.

Dieu veut nous montrer au travers du découragement des failles en nous. Elie était un homme bouillant, habitué à la manifestation puissante du Seigneur mais Dieu voulait lui montrer qu’il n’était pas dans le tremblement de terre, la tempête, le feu mais dans le murmure doux et léger, il bouleverse ainsi ses conceptions.

Elie était aveugle sur lui-même et sur la situation en Israël. Plusieurs fois, il répète « je suis resté moi seul… » ; Il était dans un entêtement, se croyant détenteur de la vérité, il venait pourtant de rencontrer Abdias, qui avait caché des prophètes de Dieu.

Dieu devait rétablir Elie dans la vérité. Nous avons besoin que Dieu ouvre nos yeux sur nos frères et sœurs qui se tiennent dans le combat avec nous. Il répètera à nouveau « j’ai déployé mon zèle ». Elie avait un disque rayé dans sa tête, c’était un homme solitaire.

Il devait considérer Abdias comme un collabo car il habitait le palais du roi et pourtant, ce n’était pas le cas.

Dieu a laissé Elie s’épancher, il ne lui parle pas tout de suite, il sait attendre quand nous sommes dans nos grottes fermées.

Au V 14, Dieu repose la même question à Elie, qui se répète !

Son cœur est toutefois plus ouvert car il a entendu le doux murmure de Dieu. “Reprends ton chemin”. Le Seigneur attend que notre cœur soit prêt avant de repartir sans quoi tout ce qu’on ferait avortera et n’aura aucun impact dans le Royaume de Dieu.

Cela nous permet de recevoir le vrai message de Dieu « j’ai laissé en Israël 7 000 hommes qui n’ont pas fléchi les genoux devant Baal ».

David, en 2 Samuel 9, dira : “reste-t-il encore quelqu’un de la famille de Saül pour que j’use encore de compassion envers la famille de Jonathan ?” De ceux qui ont laissé Dieu de côté ? De la famille d’Adam ? Pour manger à la table du roi.

Elie a vu un ange lui donner de la nourriture, il lui dit « mange », « bois ». Dieu ne lira pas la Bible à notre place, ne viendra pas aux réunions de l’église à notre place… Nous avons notre part à faire.

Méphiboscheth a mangé à la table de David. Et nous, n’avons-nous pas envie de manger à la table de notre Roi ?