1 Corinthiens 12:12,15-18,21-25,27 : «  Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ… Si le pied disait : Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps-ne serait-il pas du corps pour cela ? Et si l’oreille disait : Parce que je ne suis pas un oeil, je ne suis pas du corps, -ne serait-elle pas du corps pour cela ? Si tout le corps était oeil, où serait l’ouïe ? S’il était tout ouïe, où serait l’odorat ? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu… L’oeil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires ; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d’un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d’honneur, tandis que ceux qui sont honnêtes n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres… Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.  »

Il s’agit d’emblée d’apporter la réponse du Saint-Esprit et de la Bible : chacun des hommes et des femmes sauvés par le sang précieux de l’Agneau a une fonction précise prévue par Dieu dans l’Eglise, qui est son Corps.

Il y a aujourd’hui plusieurs catégories de personnes dans nos églises :

  • des spectateurs (attentistes et immobilistes), qui se laissent vivre et attendent une vision ou un appel divin,
  • des personnes qui, volontairement, s’abstiennent d’avoir une fonction dans l’Eglise,
  • des personnes qui sont tellement admiratives de ceux ou celles qui ont trouvé leur place dans le Corps de Christ qu’elles les contemplent et ne discernent pas leur don personnel, le talent que Dieu leur a donné et la fonction qu’il veut les voir embrasser. Ce sont des personnes qui tâtonnent.
  • des personnes qui sont interpellées par le Saint-Esprit et qui disent « je ne sais pas quelle est ma fonction dans le Corps de Christ ».

La dernière catégorie se pose donc la question mais il n’y a que 2 réponses : ou bien on cherche à se mettre à l’œuvre ou bien on retourne à ses « charentaises » et on retrouve le « grand anesthésieur ».

La question à se poser : comment ont fait ceux qui ont trouvé leur fonction ? En général, il s’agit de gens qui aiment le Seigneur et lui donnent la primauté (1ère place) dans leur vie, ils lui consacrent leur temps, parfois même de l’argent.

Romains 12:1 «  Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.  » Les chrétiens qui servent le Seigneur se donnent personnellement et concrètement en offrande à Dieu.

Autre question : comment ont-ils débuté ? Ils ont trouvé une façon d’aider (ménage, sonorisation de la salle, librairie, service cassettes, service en faveur des frères et sœurs, visites aux malades, aux personnes éprouvées, transport de personnes…), la liste n’est pas exhaustive.
En général, ils n’ont pas attendu d’avoir une vision, ils ont tout simplement donné leur vie à Christ et le reste a suivi tranquillement, ils se sont mis à disposition et non en congé sabbatique.

Après s’être posé de bonnes questions, il faut prendre conscience de notre fonction ici-bas car nous préparons notre éternité et la place que nous aurons au Ciel. Notre place ici-bas est le reflet de ce qui suivra.
Notre fonction est en rapport avec notre identité. Il me faut être avant de faire. Mais au fait, qui suis-je ? Suis-je un vrai chrétien, au sens de la Parole de Dieu, la Bible ? Qui vit Rom 12:1 ? Quelqu’un qui vibre pour Christ, est-ce lui mon premier amour, ma priorité ? Si tu l’aimes, suis-le car c’est cela être un disciple (« A toi nos cœurs nos vies, Christ notre roi, nous marchons tous à ta suite », dit le cantique).

Si nous ne suivons pas Christ comme disciple, alors nous sommes tombés dans le guet-apens de la « religion pentecôtiste ! ».

I – LE RELIGIEUX/LOGOS – LE DISCIPLE/RHEMA

Logos = principes écrits Rhéma = ce que nous recevons par révélation, personnellement, dans la prière et dans l’étude de la Bible, grâce à la faculté d’intuition de notre esprit pour saisir ce que Dieu nous dit.
Le rhéma est actuel, vivant, le rhéma donne la vie

«  la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Christ  » Rom 10:17 (littéralement Rhéma de Christ) «  les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie  » (Jean 6:63).

Le disciple écoute Dieu lui parler, a une relation vivante avec Christ, le religieux se contente d’une approche religieuse sans grande conséquence, il vit et agit à sa guise mais c’est là que vient le malaise et les déceptions car on ne peut avoir tout pleinement en Christ que si on est vraiment en lui.

II – PROCESSUS D’ENTREE DANS LE SERVICE POUR DIEU

Ephésiens 4:11-16 «  Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité.  »

Ce texte indique le but des ministères que Dieu donne à l’Eglise :

  • former le caractère de Christ chez les disciples,
  • en vue de faire entrer l’Eglise dans l’œuvre du ministère que Christ attend d’elle et de l’édification du Corps,
  • unité du Corps,
  • la connaissance du Fils de Dieu.

Le ou les responsables (pasteur de l’église en tête) confient des tâches, c’est là le début. Dans chaque service que nous sommes appelés à occuper, nous sommes éprouvés par le Seigneur (intégrité, fidélité, persévérance, motivations, foi, amour pour les frères). On peut échouer mais rien n’est perdu. Le Seigneur peut briser le vase et en refaire un autre.
Luc 16:10 «  Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes.  »
Matthieu 25:21 «  C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître  »
Nous avons reçu des talents de valeur, serons-nous des serviteurs ou bien des serviteurs inutiles dont le Seigneur devra dire «  Jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.  » ? (Matthieu 25 :30). Relisez Matthieu 25.

Nos motivations sont éprouvées : parce que nous méconnaissons la puissance de notre chair qui nous tire vers le bas (narcissisme, couverture à soi). Dieu nous veut serviteurs «  que le plus grand parmi vous soit celui qui vous sert…  » (Luc 22:26). «  Celui qui s’élève sera abaissé. Celui qui s’abaisse sera élevé  » (Matthieu 23:12). «  L’humilité précède la gloire  » (Proverbes 15:33).

Comment développer cet esprit de serviteur ? En acceptant de nous dépouiller face aux circonstances rencontrées. L’orgueil mène à la ruine. C’est dans la réalité des circonstances que ressort ce que nous sommes et aussi ce que nous ne sommes pas encore.
Une fois qu’on connaît sa place dans le corps, on ne se bagarre plus, on n’essaie pas d’y aller par soi-même car on sait que Dieu nous conduira à bon-port.

Abraham a reçu la promesse que Dieu lui donnerait un pays ; Il a laissé Lot choisir sa portion d’héritage, ainsi pas de querelle, il s’est dépouillé pour son neveu plus jeune que lui.

Genèse 13:14-17 «  L’Eternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui : Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident ; car tout le pays que tu vois, je te le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours  »

Pourquoi pas de révélation pour mon avenir et ma place dans le Corps ? Parce que je ne me dépouille pas de mes droits et ne dis pas au Seigneur « me voici » ou comme Paul « que veux-tu que je fasse ? »

Jacob a triché et a trompé son père mais il a souffert et a dû être confronté à sa fourberie lorsque Saül est arrivé avec la vengeance. C’est dans de tels moments de vérité profonde que le Saint-Esprit nous conduit car il y a souvent nécessité de s’humilier et de se repentir pour une restauration.
La vitalité charnelle de Jacob a dû céder et il a été frappé par Dieu. «  celui qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple  » (Luc 14:33). Suis-je un disciple ? La Parole de Dieu n’a pas changé pour faire bien dans le décor de la religiosité pentecôtiste design du 21° Siècle. Un disciple est quelqu’un qui a renoncé à sa vie passée (« au monde je dis non, joyeux je prends ma croix, dans mon cœur j’ai décidé de suivre Jésus-Christ », dit le Cantique que nous chantons si allègrement).

«  Revenez à vous-mêmes, comme il est convenable, et ne péchez pas : car quelques-uns ne connaissent pas Dieu, je le dis à votre honte.  » (1 Cor 15:34).

Comment agir dès à présent ?

  •  offrir nos corps comme un sacrifice vivant (le sacrifice parle de mort, celle de la vieille nature),
  •  soyons renouvelés dans notre intelligence (en obéissant, c’est ce qui se produit et on connaît alors notre place et notre fonction, même si celle-ci peut changer dans le temps et évoluer en responsabilité,
  •  quand je suis à ma place, j’accepte spontanément l’autorité spirituelle des conducteurs que Dieu a placés dans l’Eglise,
  •  ne nous comparons pas aux autres, chacun a sa place et au cœur de son appel,

Pendant les temps d’attente confiante, on est transformé.

CONCLUSION :

Luc 12:37 «  Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.  »

Luc 12:47 «  Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié.  »