Adorer Dieu dans le Ciel (2ème partie)

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Nous avons vu ce que la Bible dit de l’adoration céleste. Nous avons vu que le ciel n’était pas un endroit ennuyeux et que même adorer Dieu durant toute l’éternité serait agréable. Bien entendu, il faut déjà le connaître comme notre Sauveur et notre Seigneur.

Sur cette terre, il nous faut donc être motivé pour adorer notre Dieu et deux éléments de base sont nécessaires :

  • Le connaître et être conscients de Qui il est,
  • Lui être éternellement reconnaissants.

Si c’est une réalité dans notre vie, nous ne manquerons pas de raisons pour adorer le Seigneur. Plus encore, adorer Dieu sera notre désir et nous serons des éternels amoureux de Dieu.

  1. COMMENT NE PAS L’ADORER ?

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Imaginons combien ce doit être beau pour les anges et les autres êtres célestes d’être toujours dans la présence de Dieu et de pouvoir le voir face à face.  Nous pourrions même penser que c’est facile ainsi d’adorer Dieu mais que c’est autre chose de le faire ici, prisonniers d’un corps mortel, dans notre humanité imparfaite et tordue.

Mais sachons que nous avons, nous, enfants de Dieu, quelque chose que ses anges qui sont dans le Ciel n’ont pas pu expérimenter. Il s’agit d’une précieuse raison qui, en elle-même, suffirait pour aimer adorer notre Seigneur toujours.

Ces anges ont été créés par Dieu et ils ont toujours été devant lui. C’est ce qu’ils ont toujours connu. Ils ne savent pas ce que c’est que de vivre sans Dieu, séparés de lui. Ils n’ont pas vécu la tristesse, l’angoisse, la solitude ou le désespoir d’être sans lui. Et donc, ils n’ont pas ressenti comment Dieu console, change les lamentations en joie et remplit de paix. Ils n’ont pas reçu la réponse à un grand besoin angoissé. Ils ne savent pas ce que c’est que d’être malades et d’être guéris par le Seigneur.

Et plus encore, ils n’ont jamais péché ni eu besoin du pardon. Ils ne connaissent pas ce que c’est que de savoir qu’alors qu’on mérite le feu éternel, Dieu lui-même a envoyé son Fils unique pour nous délivrer de ce châtiment et de cette destinée, en lui faisant prendre notre place, à travers sa mort et ses horribles souffrances.

Sachant que le salut de nos âmes a été si coûteux qu’il pouvait uniquement être payé par la vie et le sang de Christ, il ne restait plus à Dieu d’autre alternative que de nous concéder ce salut gratuit, par sa grâce car nous ne pouvions payer pour nous-mêmes.

Il nous en fait donc cadeau. Et en plus de cela, il nous fait vivre une vie abondante et dans la plénitude, ici-bas. Et pour après, il nous a préparé la vie éternelle, toujours près de lui. Aucune créature céleste ne connaît la gratitude que l’on éprouve pour tout cela.

Jésus-Christ a tout accompli pour nous. Comment donc ne pas être joyeux et lui être reconnaissants éternellement ? Plus encore que les anges, qui ne connaissent ce que c’est que d’être rachetés par le Fils Unique de Dieu ? Et pourtant, même sans savoir ce que c’est, ils le comblent à tout instant d’une suprême adoration. Aussi, combien devrait-il en être de même de notre part !

Et nous, que faisons-nous ? Si nous vivions dans cette pleine et entière gratitude envers Dieu pour toutes choses, nous ne manquerions jamais de raisons pour l’adorer.

C’est pour cela qu’en tant que chrétiens, fils et filles de Dieu, si nous avons expérimenté le salut et le pardon de nos péchés, et que nous sommes indifférents au point même de ne pas adorer le Seigneur, il semble que nous soyons alors des ingrats.

  1. SOYONS RECONNAISSANTS :

Le Seigneur est attentif à celui qui a un cœur reconnaissant envers lui et qui ne l’a pas. Dieu nous approuve quand nous sommes reconnaissants envers lui.

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Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : Jésus, maître, aie pitié de nous ! Dès qu’il les eut vus, il leur dit : Allez-vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris. L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit : Les dix n’ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? Puis il lui dit : Lève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ». (Luc 17/11-19)

Les 10 hommes de ce texte ont reçu de Jésus la guérison de leur maladie mais 9 d’entre eux en sont restés là et bien que la guérison de leur lèpre était quelque chose de grandiose pour eux, il y avait encore quelque chose de plus précieux que Jésus aurait voulu leur offrir : le salut de leur âme.

Or, seul ce Samaritain, qui avait un cœur reconnaissant envers Jésus fut le seul privilégié, parmi les 10, qui a reçu le salut. Cet homme est le seul à être revenu remercier Jésus et rendre gloire à Dieu. Cependant, Jésus lui a accordé une autre bénédiction que celle qu’il avait reçu.

Quiconque s’approche du Maître avec un cœur reconnaissant et une attitude d’adoration recevra toujours bien au-delà de ce qu’il pense ou imagine :

Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen !” (Eph 3/20-21)

Ne soyons pas ingrats avec le Seigneur et remercions-le pour tout ce qu’il a fait et a promis qu’il ferait avec nous. Peu importe ce qui arrive dans notre vie, le seul fait de jouir du salut immérité que Christ nous donne est déjà une raison suffisante pour lui apporter notre adoration.

En plus de cela, souvenons-nous qu’indépendamment du fait que nous nous montrions reconnaissants ou non, il est Dieu ; Il a toujours été et est et sera digne de toute adoration. Cela ne changera jamais et c’est à lui que nous devons toute gloire, honneur, aujourd’hui et à jamais.

  1. ADORER DIEU NOUS AMENE A LE CONTEMPLER :

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S’agissant des beautés qui nous attendent dans le Ciel, celle qui m’attire le plus n’est pas de vivre dans une belle cité resplendissante et parfaite (Apoc 21/10-11), toute faite d’or (Apoc 21/18), ornée de pierres précieuses (Apoc 21/19-20), dont les portes sont de perles et les rues pavées d’or (Apoc 21/21). Ce n’est pas non plus d’avoir un corps glorifié, de revêtir de belles robes blanches ni de porter une couronne sur ma tête, si je dois en remporter une. Tout cela est certainement beau mais il me semble que ce sont des cadeaux supplémentaires.

Comment cela, mépriserais-je les belles demeures que Christ lui-même nus a préparés ? Bien sûr que non.

Quand je fais allusion à toutes ces beautés du ciel en tant que cadeaux supplémentaires, c’est que je crois que tout cela est petit par rapport à ce qui sera le mieux dans le ciel, ce qui est le plus sublime, le plus beau et qui a du prix, ce qui est vraiment incomparable et que j’ai soif de vivre : LA PRESENCE MEME DU SEIGNEUR. C’est notre grande espérance.

Elle consiste à atteindre le privilège immérité de contempler le Seigneur face à face, de converser avec lui face à face, de dîner à la même table que lui, de le voir de mes yeux en face de moi et de pouvoir lui apporter, en personne, là-même, mon adoration.

Je crois que l’essence du ciel, ce qui est la source de sa joie n’est pas la gloire, ni les anges ni la belle cité céleste mais Dieu lui-même. Le ciel est beau, précisément parce que le Seigneur y est. Le Ciel, avec toute sa beauté, ne serait pas le Ciel si Dieu n’était pas là. Le ciel n’est pas le ciel sans Dieu.  La gloire n’est pas la gloire sans    Dieu. Il est la gloire. Ce qui est important dans le Ciel n’est pas comment ce sera mais QUI s’y trouve : le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs.

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.” (1 Jean 3/2-3)

Ce verset nous indique que notre espérance maximale est de voir le Seigneur tel qu’il est mais il est nécessaire que nous soyons conscients de ce que ce fait représente pour qu’ainsi, cette espérance devienne pour nous un désir et une passion véhémente. Quiconque ne comprend pas cela ne le désirera pas et ne sentira pas l’impulsion de “se purifier” pour y parvenir.

Celui ou celle qui n’est pas motivé ou inspiré pour l’adorer est quelqu’un qui n’a pas connu personnellement Dieu dans sa vie, c’est quelqu’un qui sans doute veut le voir de ses yeux pour ensuite l’adorer.

Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !” (Jean 20/29)

Il s’agit en premier lieu de croire en Christ, en l’Evangile mais ce verset peut être étendu au concept de pouvoir voir Dieu et le contempler, par le moyen de la foi, dans toutes les sphères de notre vie.

Les Ecritures nous parlent des yeux de la foi :

Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas…Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.” (Héb 11/1,6)

Ici-bas, personne n’a contemplé Dieu dans toute sa splendeur et sa gloire ; personne ne vivrait pour le raconter. Là-bas, au Ciel, nous pourrons le voir finalement face à face, tel qu’il est car nous aurons un corps glorifié, totalement saint et pur qui aura ainsi la capacité de se tenir devant la présence du Très-Haut.

    A travers l’adoration (même si nous sommes dans un corps mortel et imparfait), nous pouvons l’admirer, le contempler, nous approcher de lui en esprit et en vérité. Peut-être ne le voyons-nous pas littéralement, avec nos yeux naturels mais les yeux de notre esprit peuvent le voir, quand nous l’adorons.

Ainsi donc, si l’adoration nous permet de contempler le Seigneur, alors que nous sommes encore dans ce monde terrestre, alors combien plus le contemplerons-nous quand nous serons face à face avec lui pour toujours ?

Le seul fait de nous trouver devant lui, face à face, nous amènera à l’adorer.

En adorant Dieu, ici-bas, nous le contemplons. Dans le ciel, en le contemplant, nous voudrons l’adorer.

Ici-bas, l’adorer nous conduit à le contempler, là-bas, le contempler nous poussera continuellement à l’adorer.

Dans le ciel, le contempler ne sera pas un effet de l’adoration, le contempler sera la cause pour laquelle l’adorer.

C’est pour cela que dans le ciel, il y a et il y aura toujours une adoration continuelle car quiconque est devant le Seigneur et le contemple ne peut faire autre chose que l’adorer.

Un chanteur espagnol interprète une belle chanson poétique sur le désir que nous devrions éprouver d’être dans la présence du Seigneur et de le contempler pour l’éternité. Le chanteur laisse entrevoir l’importance de pouvoir être face à face avec le Maître comme seule chose de valeur. Le titre est « Face à face ».

Seulement un mot, seulement une prière,

Quand je viens dans ta présence, oh Seigneur.

Peu importe à quel endroit de la table tu me feras asseoir ou la couleur de ma couronne, si je parviens à en remporter une.

 Seulement un mot, et s’il me reste encore de la voix,

Et si je parviens à articuler en ta présence.

Je ne veux pas te poser de questions, seulement une requête et si elle peut être la seule, ce sera encore mieux :

 Seulement me laisser te regarder face à face et me perdre, comme un enfant, dans ton regard.

Et qu’il se passe beaucoup de temps et que personne ne dise rien, car je contemple le Maître, face à face.

Que mon souvenir se noie dans ton regard. Je veux t’aimer dans le silence et sans paroles ;

Et qu’il se passe beaucoup de temps et que personne ne dise rien. Laisse-moi seulement te regarder face à face.

 Seulement un mot, seulement une prière,

Quand je viens dans ta présence, oh Seigneur.

Peu importe l’endroit de la table où tu me feras asseoir ou la couleur de ma couronne, si j’en remporte une.

 Laisse-moi seulement te regarder face à face,

Bien que je tombe, fondu dans ton regard.

Défait et au sol, tremblant et sans courage,

Je continuerai encore à te regarder, mon Maître.

Quand je tombe à tes pieds, à genoux,

Laisse-moi pleurer, collé à tes blessures.

Et qu’il se passe beaucoup de temps et que personne ne m’empêche car j’ai attendu ce moment toute ma vie.

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Ce qui abonde dans notre être intérieur est ce qui en jaillira avec autant de facilité.  Si dans notre cœur ce qui abonde est réellement l’amour et la gratitude envers Dieu, jamais ce ne sera ennuyeux de le louer et de l’adorer car ce sera une attitude qui jaillira spontanément de notre cœur.

Ainsi, en élevant le Seigneur, la louange sera un sujet de joie et d’allégresse pour notre être, en plus de nous apporter une immense bénédiction. Si une attitude de louange abonde dans notre être intérieur, alors cela jaillira vers l’extérieur comme produit de notre relation intime et quotidienne avec Dieu.

L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.” (Luc 6/45)

Seul le Seigneur doit être le centre, le désir et la motivation de notre louange et de notre adoration.