Hébreux 2:3 : «  comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu  ». Le « si grand salut » comporte de nombreux aspects. La Parole de Dieu nous avertit de ne pas négliger un si grand salut, notamment en rejetant, en pleine connaissance de cause, la grâce offerte en Jésus-Christ, venu sauver l’humanité de la déchéance due à son péché pour l’introduire au Ciel, son Royaume, en lieu et place du châtiment éternel, mort éternelle dans les tourments au siècles des siècles, lieu de perdition pour ceux qui ont manqué le but, le dessein de Dieu à leur égard.

Voyons 7 aspects ou éléments découlant de la croix pour une vie nouvelle remplie de la bénédiction du Seigneur :

1. Substitution

L’homme est incapable de répondre aux exigences divines à cause de la chute originelle. L’être humain est comme un paralytique impotent spirituellement parlant et il n’existe pour lui aucun espoir sinon le jugement et la condamnation éternelle.

Hébreux 9:27 «  après la mort, vient le jugement  ».
2 Corinthiens 5:21 «  Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir pour nous péché, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu  ».

Sur la croix, Jésus a vécu une « heure » particulière qui était une « heure éternelle », celle du Fils abandonné par le Père à cause du fait qu’il a été fait péché pour nous et que Dieu dont les « yeux sont trop purs pour voir l’iniquité » ne pouvait supporter la manifestation du péché de l’humanité entière porté par Jésus. D’où le cri du Seigneur «  mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?  » (Matthieu 27:46).
Jésus était alors pleinement dans son rôle de substitut sans péché, «  l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde  » (Jean 1:29) en le portant sur ses épaules, endossant ainsi la condamnation, le châtiment que nous méritions.

«  Or il était transpercé à cause de nos transgressions, écrasé à cause de nos fautes ; la correction qui nous vaut la paix est tombée sur lui  » (Esaïe 53:5)

«  mon serviteur, le juste, apportera la justice à la multitude et il se chargera de leurs fautes…il a porté le péché d’une multitude et il est intervenu pour les transgresseurs  » (Esaïe 53:11-12).
C’est toutefois parce qu’il était un substitut sans péché qu’il a été ressuscité des morts «  Car tu ne m’’abandonneras pas au séjour des morts, tu ne laisseras pas ton saint voir la décomposition  » dit Actes 2:27, tiré du Psaume 16:10.

2. La représentation

2 Corinthiens 5:14 «  Car l’amour de Christ nous presse, nous qui avons discerné ceci : un seul est mort pour tous, donc tous sont morts ; et s’il est mort pour tous, c’est afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et s’est réveillé pour eux  ».

Christ est mort en notre nom. Aux yeux de Dieu, nous n’existons plus en tant qu’ancienne création. Ce verset nous montre qu’on ne peut donc continuer à vivre comme si l’œuvre de la croix n’avait aucun rapport avec notre vie et la manière dont nous la vivons.
C’est notre être entier que Christ a porté à la croix (bon et mauvais). Nous étions à la croix avec lui, englobés dans sa mort et son œuvre substitutive et représentative.
Esaïe 53:12 «  il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes et qu’il a intercédé pour les coupables  ».

2 Corinthiens 5:16-19 : «  Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation  ».

«  Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous  » (2 Corinthiens 13:3).

3) Rédemption-rachat

Sur le point d’aller à la croix, Jésus a dit «  maintenant, le prince de ce monde sera jeté dehors  ». (Jean 12:31).
Nous avons été délivrés de l’esclavage du diable et de sa puissance, la mort.
Hébreux 2:14 : «  Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable  ».

L’esclave dans la Grèce antique portait des stigmates, qui constituaient sa marque d’escalve. Galates 6 :17 «  que personne, désormais, ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques (stigmates) de Jésus  ». Paul, par son obéissance et son service envers le Maître, démontrait qu’il n’était plus un esclave du péché et de Satan mais que, sauvé par le Libérateur Jésus, il en était devenu l’esclave volontaire. De fait, les persécutions qu’il endurait à cause du Nom de Jésus constituaient les stigmates auxquelles il fait référence. Il s’agissait des marques de sa reconnaissance envers le Sauveur, et de l’obéissance de sa marche fidèle.

4. Justification

Position du chrétien :
Réponse à Job 9:2 «  comment l’homme serait-il juste devant Dieu ?  » En Christ, par la foi en son œuvre de substitution, de représentation et de rédemption, nous sommes agréés en lui et nous nous trouvons considérés par le Père à la lumière de ses perfections.
«  Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.  » (2 Corinthiens 5:21). C’est une position absolue et il faut marcher sur ce chemin par la foi «  le juste vivra par la foi  » (Galates 3 :11). «  Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.  » ( Hébreux 10:38).
JESUS EST L’AUTEUR ET LE CONSOMMATEUR DE NOTRE FOI.

5. La réconciliation

Par nature, nous étions dans l’inimitié (ennemis de Dieu selon Ephésiens) et séparés de Dieu. Jésus a réconcilié la justice de Dieu, sa sainteté et son amour.
La parole de l’Ancien Testament s’accomplit en Jésus-Christ : «  La bonté et la fidélité se rencontrent, La justice et la paix s’embrassent  » (Psaume 85:10).
Ephésiens 2:13 nous indique que nous sommes introduits dans la communion bénie d’une vie nouvelle et d’un esprit nouveau : «  Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.  »

6. La régénération

C’est l’élément fondamental qui permet l’accomplissement du salut en nous. Elle fait apparaître en nous la vie nouvelle venue de Dieu et non de la chair et du sang, la Vie d’En Haut avec laquelle seule on peut voir le Royaume de Dieu.
Elle est communiquée par le Saint-Esprit. Nous recevons alors une nouvelle sensibilité, de nouvelles aptitudes, attaches, orientations, une nouvelle échelle des valeurs, et une vocation nouvelle. C’est le ba-ba des pensées de Dieu : la nouvelle naissance.

«  En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu  » (Jean 3:3)

«  En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.  » (Jean 3:5-8).

«  il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit  » (Tite 3:5).

«  puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu  » (1 Pierre 1:23). C’est l’action de la Parole de Dieu, dynamisée par l’Esprit de Dieu et affectant notre esprit qui produit la régénération ou nouvelle naissance par laquelle nous devenons enfants de Dieu. Il s’agit d’une œuvre surnaturelle de Dieu.

«  Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu  » (1 Jean 3:9).

«  Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu . » (Jean 1:12-13).

7. L’adoption

Devenir fils, c’est plus que naître de nouveau, c’est grandir jusqu’à atteindre la pleine maturité. C’est le passage du caractère de l’enfance à l’état de chrétien adulte, mature spirituellement.

Le Nouveau Testament fait la distinction entre l’enfant et le fils. « tendre à la perfection » « stature parfaite de Christ »

«  Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !  » (Romains 8:15).

«  nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté  » (Ephésiens 1:5).

«  Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit  » (2 Corinthiens 3:18).

Que ces 7 aspects pénètrent notre intelligence spirituelle et y demeurent afin que nous demeurions dans la bonne position de victoire !