5 éléments caractéristiques d’un réveil, selon Néhémie

 

Lecture : Néhémie 7/73 et tout le chapitre 8.

 

reveil

Le livre de Néhémie est consacré à la reconstruction des murailles de Jérusalem, tandis que la reconstruction du Temple a été réalisée avec Esdras et a été l’objet de grandes réjouissances.

A nouveau, vient la joie avec l’achèvement des murailles mais le V. 1 nous dit que chacun était dans sa ville, le peuple avait repris sa vie comme avant, en terre d’Israël. La lumière brillait à nouveau dans ce pays après 70 ans de captivité.

Le livre de Néhémie parle aussi d’un réveil extraordinaire que Dieu a accompli, il ne s’agit pas d’un évènement émotionnel dont la faible profondeur ne change rien dans la vie d’un peuple.

Souvent, on parle en effet de réveil ici ou là et les gens courent de ci de là mais cela ne dure pas et donc n’apporte aucune profondeur. Dieu vise la profondeur du cœur, pas ce qui frappe les regards. C’est le regard de Dieu qui compte et il considère ce qu’il y a au plus profond de nos cœurs.

Le réveil consiste à préparer un peuple à la sainteté, prêt à accueillir la présence du Seigneur, sa révélation et sa gloire.

Quand le peuple revient ainsi à Dieu, Dieu peut venir le combler. Le réveil amène la bénédiction, un cœur tout entier pour Dieu, ce qui le satisfait et lui permet de bénir son peuple.

Dieu veut en effet préparer son peuple pour son retour et l’animer pour qu’il annonce l’évangile et quand la totalité des païens sera rentrée, viendra son retour.

Le plus grand besoin de l’Eglise est de prier : “Seigneur, réveille ton peuple”.

Plaçons cette année sous le signe de cette prière. Demandons-lui de nous faire revenir à Lui, que nous soyons sa maison où il agisse puissamment et attirera les étrangers à la foi.

Que cela devienne notre préoccupation quotidienne. Faisons nôtre son désir.

Plus que nous, Dieu désire que nous recherchions sa face, renoncions à nous-mêmes afin qu’il puisse manifester sa glorieuse présence au milieu de nous.

Savons-nous vraiment que Dieu a des projets pour nous ?

Quand son peuple se sanctifie en cherchant sa face, Dieu “descend” pour demeurer au milieu de nous car “La sainteté convient à ta maison, O Éternel ! pour toute la durée des temps !” (PS 93/5)

Dieu n’agit pas n’importe comment, surtout là où il y a du péché. Dieu n’attend néanmoins pas que nous soyons parfaits mais que nous soyons désireux de sainteté et que le Saint-Esprit vienne nous la transmettre. Ainsi, il habitera au milieu de nous et nous connaîtrons la plénitude de la grâce et de la gloire.

On peut accepter ou refuser ce sujet de prière mais si nous réfléchissons chacun pour notre part et disons “où en sommes-nous en tant qu’assemblée, où en suis-je personnellement ?” et que nous décidions de revenir, de nous humilier devant sa face et fassions nôtre cette aspiration à sa présence, alors Dieu entendra et bénira car “En vérité je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux.” (Matthieu 18/19).

Déjà, le Saint-Esprit agit partout car il veut que Jésus soit glorifié. Désirons ce réveil de foi, d’amour.

Du v.73 au v.1, nous voyons le peuple assemblé comme un seul homme. Qui a organisé cette rencontre solennelle ? Cela n’est pas écrit car c’est Dieu qui l’a fait, pas Néhémie ou Esdras. Le Saint-Esprit a soufflé sur ce peuple qui avait besoin de connaître le temps de la visitation. Les choses matérielles étaient faites mais il y avait aussi une reconstruction des cœurs à opérer.

Le peuple va donc demander à Esdras d’apporter le livre de la loi. C’est Dieu qui doit disposer nos cœurs car une visitation ne suffit pas, il faut la profondeur de la Parole de Dieu dans notre cœur pour produire la sainteté car Dieu veut que les choses durent.

Il y avait “ceux qui étaient capables d’entendre” la Parole. Elle vient du désir de se tenir devant Dieu. Si nous fermons notre cœur au Seigneur, nous ne serons capables de rien. Ils étaient toutefois attentifs à la lecture de la loi et aux explications fournies. Nous avons besoin que le Saint-Esprit nous explique le sens si éloigné de ce qui est traditionnel et même parfois loin de la logique humaine.

Que le Seigneur nous aide à recevoir ce que Dieu veut nous dire.

Prions en disant : “parle-moi, Seigneur”.

 

Il y a donc 5 éléments qui dénotent un vrai réveil.

I – Un désir profond d’entendre et d’obéir à la Parole de Dieu (Néhémie 8/1)

Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite par l’Eternel à Israël.”

Ils n’avaient pas la démangeaison d’entendre des choses agréables, comme cette église dont parlait le Pasteur Dimitrov, qui voulait chasser son pasteur car selon eux, il parlait trop du péché !

C’est sa Parole qui éclaire, soutient, garde, qui est la nourriture de notre âme et de notre foi.

le peuple de ceux qui connaissent leur Dieu agiront avec fermeté” (Daniel 11/32)

Un vrai réveil est maintenu dynamique par ce désir profond d’entendre et d’obéir à la Parole de Dieu. Sinon, il n’y a pas de réveil car Dieu se révèle par sa Parole en ce qui concerne sa volonté, se sentiments, ses attributs, ce qu’il désire pour que nous soyons transformés de gloire en gloire. Foi et obéissance sont les maître-mots.

La Parabole du semeur nous indique que le manque de profondeur dans la réception de la Parole fait cesser le réveil.

Ses brebis entendent sa voix“.

II – La vraie repentance avec un cœur contrit et brisé (Néh 8/9)

Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.”

Telle est la manifestation de l’action de Dieu et de sa Parole dans les cœurs. Elle produit la “tristesse selon Dieu”. Quand la Parole de Dieu nous interpelle et nous montre combien nous sommes loin de sa volonté, nous réalisons que nous avons péché et nous aspirons à être transformés.

Un cœur brisé et contrit ; O Dieu, tu ne le dédaignes pas.” (Ps 51/17)

Quand la croix intervient, elle fait mourir la volonté du vieil homme et amène le nouvel homme. C’est un véritable changement qui a lieu et qui se propage chaque jour.

 

III – La prise de conscience de la grandeur et de la majesté de Dieu (Néh 8/6)

Esdras bénit l’Eternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit, en levant les mains : Amen ! amen ! Et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Eternel, le visage contre terre.”

Après avoir été sensibilisés par la Parole de Dieu, ils se sont prosternés dans l’adoration, ils ont élevé le Seigneur.

Nous voulons cesser de ressembler à nos pères, à Adam et plus nous contemplerons le Seigneur, plus le Saint-Esprit nous façonnera à son image, remodelant ainsi l’image de Dieu en nous. Puissions-nous devenir des adorateurs, des hommes qui élèvent Dieu par leurs chants, leur louange mais aussi chaque jour dans leur vie.

IV – La joie surnaturelle que procure le Saint-Esprit (Néh 8/9-13)

Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu ; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. Ils leur dirent : Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie de l’Eternel sera votre force.  Les Lévites calmaient tout le peuple, en disant : Taisez-vous, car ce jour est saint ; ne vous affligez pas ! Et tout le peuple s’en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions, et pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées. Le second jour, les chefs de famille de tout le peuple, les sacrificateurs et les Lévites, s’assemblèrent auprès d’Esdras, le scribe, pour entendre l’explication des paroles de la loi.”

Nous réalisons que nous sommes bénis de toutes bénédictions spirituelles en Christ dans les lieux célestes. Tout nous est donné par la grâce de Dieu et réveillés, nous le réalisons et nous en réjouissons. Cette joie devient notre force. La joie du Saint-Esprit transforme et permet de vivre, d’aimer, d’adorer, de servir, d’exercer le ministère, de donner et de se donner.

Dans le réveil de Dieu, il y a la joie du salut et de la victoire. Même dans les moments difficiles, la joie du Seigneur demeure et reste notre force. Ce n’est pas une joie humaine, c’est la joie du ciel dont nous sommes citoyens.

V – Des choses mises en oubli sont révélées de nouveau (Néh 8/14-17)

Et ils trouvèrent écrit dans la loi que l’Eternel avait prescrite par Moïse, que les enfants d’Israël devaient habiter sous des tentes pendant la fête du septième mois, et proclamer cette publication dans toutes leurs villes et à Jérusalem : Allez chercher à la montagne des rameaux d’olivier, des rameaux d’olivier sauvage, des rameaux de myrte, des rameaux de palmier, et des rameaux d’arbres touffus, pour faire des tentes, comme il est écrit. Alors le peuple alla chercher des rameaux, et ils se firent des tentes sur le toit de leurs maisons, dans leurs cours, dans les parvis de la maison de Dieu, sur la place de la porte des eaux et sur la place de la porte d’Ephraïm. Toute l’assemblée de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tentes, et ils habitèrent sous ces tentes. Depuis le temps de Josué, fils de Nun, jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël n’avaient rien fait de pareil. Et il y eut de très grandes réjouissances.

La fête des Huttes avait été institué par Dieu sous Moïse et depuis Josué, elle n’avait pas été célébrée. Chaque réveil amène quelque chose qui avait été mis en oubli, négligé.

Luther a ramené la Parole de Dieu et le salut par grâce là où dominaient les “indulgences”.

Le mouvement de Pentecôte a vu la puissance du Baptême dans le Saint-Esprit dont le parler en langues est le signe initial et l’exercice des dons spirituels être ramené au sein de l’Eglise.

Nous avons sans doute besoin de redécouvrir certaines choses dans notre église, dans notre vie personnelle, des choses écrites dans la Bible, établies pat Dieu mais mises de côté. Que faisions-nous autrefois et que nous ne faisons plus maintenant ?

N’y a-t-il pas nécessité de reconstruire, de faire la fête avec les palmiers et les oliviers (arbres à huile qui donnent de la lumière, pour la lubrification dans la communion fraternelle, l’action du Saint-Esprit) ?

Il ne faut pas s’installer mais vivre dans la hutte de la communion avec Dieu et de l’action et du mouvement de l’Esprit, de la présence de Dieu. Rebâtissons nos huttes !

Le palmier ne peut produire de fruit quand il est seul (on parle de palmier mâle et femelle). Revenons à celui qui peut nous permettre de porter du fruit. Nous avons besoin de ce rapprochement avec Dieu et les autres, de vivre ces réalités.

 

Cessons de parler de réalités mais vivons-les, cherchons le Seigneur, vivons un réveil de sainteté, d’adoration, d’obéissance, de joie, qui nous ramène à ce qui nous a été appris.

Acceptons cette proposition de prière !